Toulouse

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Toulouse (en occitan : Tolosa ), est une ville du sud-ouest de la France. C'est la préfecture de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées. Avec habitants en 2007, elle est la quatrième commune de France en terme de population. Son agglomération regroupe habitants et son aire urbaine . Toulouse est surnommée la « ville rose » en raison de la couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique en terre cuite. La ville n'est pas uniquement le b
Toulouse

Toulouse (en occitan : Tolosa ), est une ville du sud-ouest de la France. C'est la préfecture de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées. Avec habitants en 2007, elle est la quatrième commune de France en terme de population. Son agglomération regroupe habitants et son aire urbaine . Toulouse est surnommée la « ville rose » en raison de la couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique en terre cuite. La ville n'est pas uniquement le berceau de la firme Airbus, c'est aujourd'hui une technopole européenne qui regroupe de nombreuses industries de pointe en matière d'informatique et de spatial, ainsi que de nombreux instituts de recherche comme le Cancéropôle de Toulouse dont l'ouverture est prévue en 2009. C'est aussi une ville étudiante, la troisième de France avec étudiants Consulté le 11/09/2007. Contrairement à ce qu'annonce la mairie de Toulouse sur son site, le nombre officiel d'étudiants à Toulouse est « seulement » de ., qui inaugure régulièrement de nouveaux équipements culturels comme le centre des congrès, la médiathèque José Cabanis, le Zénith, le musée d'art moderne et contemporain des Abattoirs, la cité de l'Espace ou encore le Théâtre national de Toulouse (TNT). La ville rose ne cesse d'attirer de nouveaux habitants et possède le plus fort taux d’accroissement migratoire des grandes villes d'Europe. Si la croissance se poursuit au rythme actuel, son agglomération entrera dans le cercle des agglomérations françaises de plus d'un million d'habitants. La qualité de son cadre de vie et son dynamisme sont salués par la presse française et étrangère. Ainsi, dans un journal français, Toulouse a été nommée "ville où il fait en 2006" selon son positionnement face à une trentaine de critères. C'est aussi une grande ville touristique dont l'architecture est caractéristique. La devise de la ville est « Per Tolosa totjorn mai » (« Pour Toulouse, toujours plus »).

Toponymie

L'origine du nom de Toulouse est aujourd'hui encore incertaine, les linguistes la considérant tantôt celte, tantôt ibère, ou encore plus certainement celtibère. Toujours est-il que le nom de Tolosa apparaît pour la première fois dans les écrits au associé à celui des Volques TectosagesHistoire de Toulouse, 1974, Éditions Privat, , p.11. Selon la version la plus répandue, Tolosa proviendrait du préfixe Tol, qui désigne un gué ou une rivière Christian Cau, Petite Histoire de Toulouse, janvier 1987, Éditions Loubatières, , p.6. L'emplacement de la ville proviendrait de la facilité de franchissement de la Garonne en ce lieu. La chaussée du Bazacle (Basaclum) est toujours là, pour nous rappeler que Toulouse est un passage. Toulouse puise ses racines dans l'antiquité la plus profonde, il existe certainement un lien avec la Tholos des grecs, lieu de passage vers l'au delà . Ainsi, selon une légende en vogue à la Renaissance, la ville rose aurait été fondée par Tholus, petit-fils de Japhet, lui-même deuxième fils de Noé, qui aurait donné son nom à la citéAnne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, avril 2006, Ed. Le périgrinateur, , p.8. Par la suite, le nom latin Tolosa devient Tholose en Français, avant de se transformer en Toulouse, probablement sous l'influence de la prononciation occitane, vers la fin du .

Géographie

Situation

Localisation

Topographie de Toulouse Toulouse est située dans le Midi de la France, au nord du département de la Haute-Garonne, sur l'axe de communication entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique. Elle est située sur un coude de la Garonne qui, provenant des Pyrénées, s’oriente au nord-est avant de changer de direction au niveau de Toulouse pour se diriger au nord-ouest vers l’océan Atlantique. Vers le sud par temps clair, la chaîne de montagnes pyrénéenne est souvent visible. C'est sur ce coude de la Garonne, carrefour naturel des voies de communication que les premiers hommes à l'origine de Toulouse se sont implantésPhilippe Wolff, Histoire de Toulouse, 2 édition, 1961, édition Édouard Privat. Le relief est marqué par la convergence des vallées d’affluents de la Garonne. L’Ariège au sud est dominé par les coteaux pentus du Lauragais de Vieille-Toulouse qui dominent la ville sur le promontoire de Pech David. L'Hers-Mort, qui se jette dans la Garonne au nord de Toulouse, forme une vaste plaine dite de « Lalande ». Elle est séparée à l’est par une ligne formée des collines de Montaudran et de Jolimont. À l'ouest de la ville, à bonne distance du centre-ville (6 à 7 km en moyenne), trois terrasses s'étagent pour atteindre les coteaux de Gascogne. Elle est à la croisée de grands itinéraires européens, comme les axes majeurs Est Ouest E80 Rome Lisbonne , Nord Sud E9 Paris Barcelone ou le futur itinéraire de desenclavement de la diagonale continentale Saragosse Lyon . Elle est distante de 243 km ( A61 E80 ) de Montpellier en région Languedoc-Roussillon , 343 Km ( A64 E80 ) de Saint Sébastien , 330 Km ( A66 E9 ) de Barcelone par le tunnel de Puymorens, 678 km ( A20 E9 ) de la capitale Paris, 244 km ( A62 E72 ) de Bordeaux en région Aquitaine, . Géographiquement, elle se localise à 122 km du pic d'Aneto (3404m) point culminant des Pyrénées, source mystérieuse de la Garonne dans le massif de la Maladetta Aragon Catalogne , 144 km de la Méditerranée à Gruissan dans l'Aude à l'Est, 233 km de l'océan Atlantique à Capbreton dans les Landes à l'ouest .

Climat

Palmiers dans un pavillon de la banlieue toulousaine La neige rare à Toulouse sur les bords de la Garonne Toulouse connaît un climat tempéré océanique, à influences méditerranéenne et continentale, caractérisé par un été sec et chaud, un hiver doux et un printemps marqué par de fortes pluies et des orages violents. Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'ouest (amenant généralement l'humidité de l'océan Atlantique), le vent de sud-est (aussi appelé vent d'autan, plutôt chaud et sec) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l'Europe). Le vent d’autan qui vient de l'Est, est aussi souvent appelé , voire . Parfois, ce vent peut devenir très puissant comme le 4 mai 1916, où il renversa le train Toulouse-Revel. On a coutume de dire qu'il influence les comportements humains et animaux par ses rafales et ses tourbillons. Toulouse connait en moyenne 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel par an. Les mois les plus pluvieux sont les mois d'avril, mai et juin. Les températures normales minimales interviennent en janvier avec en moyenne 5°C, et les températures normales maximales en août avec 23°C. La température la plus chaude fut de 44°C le 8 août 1923 (record national) et la température la plus froide de –19, 2°C le 15 février 1956. Le jour le plus arrosé eut quant à lui une pluviométrie de 82, 7 mm le 7 juillet 1977 selon les sources de Météo-France. Toulouse fut frappée par une tornade le 15 mai 1980 vers 20h15. La tornade s'était formée sur l'aéroport de Blagnac puis a continué en direction de Toulouse pour finir sa course vers le quartier de Casselardit, près de Purpan. Cette tornade, classée F2, avec des vents de 200 km/h, arracha des toits et causa d'autres dommages importantsLes données climatiques .

Site

Vue vers l'aval de la Garonne depuis le pont Saint-Michel La rive droite de Toulouse se trouve sur une terrasse insubmersible sur laquelle la ville romaine s'est établie. C'est aussi sur cette terrasse que la ville marchande et commerciale de Toulouse s'est formée. De l’autre côté de la Garonne, se trouve la rive gauche avec l'ancien faubourg Saint-Cyprien, longtemps quartier pauvre en raison de sa situation morphologique. Situé en contrebas de quelques mètres par rapport à la rive droite, le quartier Saint-Cyprien a souvent été soumis à de fortes inondations. Ainsi en 1875, le quartier Saint-Cyprien fut submergé par les eaux de la Garonne et plusieurs ponts furent emportésHistoire de Toulouse, p.22. Cette situation basse explique l'évolution de la courbe du fleuve au fil des siècles du côté de la rive gauche, entre la rivière Touch qui se jette au nord de Purpan et l’actuelle chaussée du Bazacle. Le canal du Midi, œuvre de Pierre-Paul Riquet, qui reprend une courbe artificielle de la Garonne vers la Méditerranée, remonte au sud-est la vallée de l’Hers mort et traverse la rive droite de la ville. La commune de Toulouse a une superficie de hectares, soit environ hectares de plus que Paris et hectares de plus que Lyon, mais de moins que Marseille.

Morphologie urbaine

Les toits de Toulouse depuis le parking des Carmes

Tissu urbain

La ville est organisée en différentes zones à peu près concentriques :
- la ville romaine, caractérisée par ses rues étroites et tortueuses, qui ont très peu évolué jusqu'au Moyen Âge ;
- la ville médiévale retranchée dans ses remparts ;
- les faubourgs du ;
- la banlieue récente, construite autour de noyaux urbains fondés sur des villages proches avec la création de nombreux lotissements. Depuis plusieurs décennies, le dynamisme économique et la forte poussée démographique sont à l'origine d'une profonde mutation des infrastructures, des logements et des installations industrielles.

Quartiers

La ville de Toulouse représentée en jaune avec ses 17 quartiers numérotés. La ville de Toulouse est divisée par la mairie en 17 grands quartiers possédant chacun une mairie de quartier et un maire délégué s'occupant de celui-ci. Ce découpage suit le découpage historique de petits quartiers, d'anciens bourgs ou de villages comme Saint-Martin-du-Touch. Mais, il ne suit pas le découpage cantonal qui coupe certains quartiers historiques en deux, comme le quartier des Minimes.

Architecture

La brique Toulousaine traditionnelle utilisée dans de nombreuses constructions L'architecture de Toulouse est marquée par la brique, dont la couleur chaude rouge-orangée lui confère le surnom de « ville rose ». Ce matériau a été introduit par les romains au Ier siècle avant J.C., comme le montrent les ruines du rempart romain place Saint-Jacques. Autrefois, la brique était couramment recouverte d'enduit car elle était considérée comme la pierre du pauvreSandrine Benassy et Jean-Jacques Germain, La brique, L'or rouge du Midi Toulousain, Tourisme Médias Éditions, juin 2004, . Elle est majoritairement utilisée dans la région car la pierre de taille y est rare et son transport très coûteux. Au contraire, l'argile est abondante et facilement malléable. Aujourd'hui, la brique est mise en valeur comme un symbole de la ville. Cependant, dans les constructions modernes, elle n'est utilisée que comme parement décoratif.

Urbanisme

Le logement

Bellefontaine Toulouse comptait logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 16, 8 % des résidences principales dataient de 1990 ou après. Près de la moitié du parc de logements date d'entre 1949 et 1974. 88, 2 % des logements sont des résidences principales, réparties à 17, 7 % en maisons individuelles et à 82, 3 % en appartements (respectivement 68, 2 % et 31, 8 % dans la région). 31, 4 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 64, 1 % qui ne sont que locataires (respectivement 58, 9 % et 35, 6 % dans la région). En effet, Toulouse compte de nombreux immeubles anciens, dont la majorité sont des résidences principales. À noter qu’avec 28 642 logements HLM, soit 14, 4 % du parc en 1999 (8, 5% pour la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. En outre, en 1999, 9, 4 % des logements étaient vacants, contre seulement 7, 5 % dans la région. La plupart des habitations possèdent 4 pièces (36 %), ou 3 pièces (24, 3 %), puis 2 pièces (21, 8 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 17, 8 %). La ville possède par conséquent des logements de taille assez importante . Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 96, 4 % ont le chauffage central et 53, 9 possèdent un garage, box ou parking (respectivement 80% et 66, 6 % pour la région). Le prix du mètre carré en 2003 hors charge pour l'ensemble des logements est 6, 79 €/m² soit 406, 10 € pour 60 m², pour les logements en relocation est 7, 49 €/m² soit 420, 11 € pour 56 m² et pour les logements datant d’après 1990 est de 8, 19 €/m² soit 413, 89 € pour 51 m². Comme beaucoup de grandes villes françaises, Toulouse connaît depuis une quinzaine d'années une importante hausse des loyers. Elle concerne tous les types de logements. La hausse des loyers en 2003 pour les appartements est 2, 8 % pour l'ensemble et 6% pour un appartement reloué en 2002. Pour les maisons, la hausse est de 3, 8% pour l'ensemble et de 6, 3% pour une maison relouée. Les secteurs les plus chers sont le centre de Toulouse et le sud-est mais aussi de nouveaux quartier comme Borderouge .

Projets

De nombreux projets sont inscrits dans l'optique du développement de la ville et de sa diversification économique.
- Ligne TGV Toulouse - Bordeaux
- Tramway « E » (2009) de Beauzelle à la station de métro des Arènes
- Projet de grand contournement autoroutier de Toulouse
- Projet de deuxième aéroport
- Ligne TGV Toulouse-Montpellier-Perpignan
- Aerospace Valley

Histoire

Préhistoire et époque gallo-romaine

Amphores exposées au Musée Saint-Raymond datant du IIe siècle avant J.C. et extrait d'un puits funéraire à Vieille-Toulouse Les environs de Toulouse sont occupés dès le paléolithique inférieur (environ -1 Ma) mais ce n'est qu'au néolithique que des traces d'occupation humaine sont retrouvées sous forme de village comme à Villeneuve-Tolosane. D'autres traces d'occupation par l'homme au et au ont été trouvées comme en témoigne la nécropole du quartier Saint-Roch (vers la rue Fénétra), mise au jour en 2002Anne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.9. Dès la moitié du , bien avant l'installation romaine, la région de Toulouse est occupée par une tribu celtique : les Volques Tectosages. Des témoignages de cette occupation ont été retrouvés dans le sud du site actuel de la ville, notamment à Vieille-Toulouse sur le promontoire de Pech David. Ces tribus celtes entretiennent des liens commerciaux avec l'Espagne et l'Italie par l'échange de vin, le blé et de métaux. De nombreuses amphores ont été retrouvées et prouvent la vigueur de ces échangesAnne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.11. Vestige de remparts romains sur place Saint-Jacques à côté du Palais Niel Après avoir défait les Volques Tectosages, les Romains fondent la ville de Tolosa (en latin). La ville est alors un important centre administratif et militaire de la province Narbonnaise. Les habitants de Vieille-Toulouse sont attirés par cette nouvelle ville. Les Romains, comme en d'autres grandes villes, édifient un très important aqueduc, maintenant détruit. Dès l'an 30, ils entourent la ville d'un grand mur d'enceinte fait de brique dont des pans sont encore debout de nos jours. En 250, Toulouse est marquée par le supplice de Saturnin de Toulouse qui deviendra Saint-Sernin. Cet épisode marque l'apparition d'un culte minoritaire dans le Haut-EmpireAnne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.20. Le et est prospère et la ville grandit. La brique est largement utilisée comme matériau de construction. Au , les wisigoths envahissent la ville et choisissent Toulouse comme capitale de leur royaume. Toulouse acquiert une autonomie puis l'indépendance. La première basilique Saint-Sernin est construite en 403 avec l'essor du christianisme dans la régionAnne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.28. Les gallo-romains et les wisigoths se côtoient à Toulouse jusqu'en 508 lorsque Clovis boute les wisigoths du sud de la France.

De l'époque féodale à la Révolution

Peinture de Benjamin Constant illustrant l'entrée du Pape Urbain II à Toulouse en 1096 La ville est détenue par les Francs jusqu'au qui sont peu présents dans la ville et se contentent de récolter la dîme. Toulouse sert de place-forte face à la Septimanie à l'est et l'Espagne au sud, détenus par les WisigothsAnne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.36. Au Moyen Âge, la ville reste longtemps indépendante. Les comtes de Toulouse étendent leur domaine sur la plus grande partie du Midi de la France constituant ainsi la province de Languedoc. Suite à la croisade contre les Albigeois, l'Université de Toulouse est fondée en 1229 et le Languedoc est rattaché au domaine royal en 1271. Témoin de la présence des comtes de Toulouse, les restes des fondations du château comtal ont été récemment mis au jour près de la porte sud de la ville médiévale à l'emplacement de la place du Salin. Le christianisme s'impose à Toulouse et de nombreuses églises sont construites. En 1096, le pape Urbain II se rend à Toulouse pour consacrer la basilique Saint-Sernin. La cathédrale Saint-Étienne est édifiée au Anne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.51. En 1152, un conseil commun de la Cité et des Faubourgs est mis en place par le comte. C'est le « capitoulat » formé de douze capitouls qui assurent dans un premier temps un rôle judiciaire. Puis ils acquièrent du pouvoir en rendant des ordonnances, percevant des taxes, levant une milice et assurant l'ordre et la justice dans la ville. En 1190, ils construisent une maison commune, le Capitole, aujourd'hui symbole de la ville. En 1209, la croisade contre les Albigeois va détruire le comté de Toulouse et, en 1250, Toulouse est intégrée au domaine royal français. Carte de Toulouse par Melchior Tavernier en l’an 1631 Au , la ville prospère grâce au commerce et devient la quatrième ville du royaume de FranceAnne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.73. Mais, en 1348, la ville est touchée par la peste noire qui reviendra en 1361 puis au . Elle doit aussi assurer l'effort de la guerre de Cent Ans et subir le brigandage. Les faubourgs sont détruits et la ville se replie derrière ses fortifications. Durant la Renaissance, de la fin du XV au XVI siècle, Toulouse connaît une période de grande prospérité, grâce à l'industrie du pastel. C'est l'époque de construction de grands hôtels particulier comme l'hôtel de Bernuy ou l'hôtel d'Assézat. La ville prospère et s'agrandit malgré le Grand incendie de Toulouse du 7 mai 1463 qui détruit les trois quarts de la cité et ruine plusieurs églises, couvents et autres édifices publics. En 1560, les protestants et les catholiques s'affrontent dans de sanglants combatsAnne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.98. Au , le catholicisme triomphe. Les églises sont très fréquentées et de nombreux couvents s'installent en ville. Deux symboles de la ville, le Pont-Neuf et le canal du Midi, sont réalisés respectivement en 1632 et en 1682. Le Capitole est reconstruit, quant à lui, au . En 1762, se déroule l'affaire Calas : le cas d'un protestant injustement condamné provoque une célèbre intervention de Voltaire. Toulouse entre dans la Révolution sans grand heurt. Seuls quelques pillages et quelques attaques de châteaux se produisent, le pouvoir du Parlement est respecté car il fait vivre la ville. Des conflits éclatent lorsque la suppression des provinces et des Parlements et la réforme ecclésiastique sont déclarées en 1790 et 1791Anne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.140. La ville est privée de son rang de capitale régionale et devient le chef-lieu de la Haute-Garonne.

Époque moderne

Place de la Trinité Le 10 avril 1814, la bataille de Toulouse oppose les Hispano-Britanniques du maréchal Wellington aux Français du maréchal napoléonien Soult, qui, bien que parvenant à résister, sont contraints de se retirer. La ville rose a donc été le théâtre de la dernière bataille franco-anglaise sur le sol françaisAnne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.150. La ville se rallie au roi Louis XVIII et à la Restauration après la chute de Napoléon Ier. En 1848, la République est proclamée par Henri Joly du balcon du Capitole. Jusqu'en 1914, la ville s'agrandit progressivement avec l'immigration espagnole et l'exode rural. C'est aussi l'époque des grands travaux urbains avec la construction des grandes rues de type haussmannien comme la rue Alsace-Lorraine et la rue de Metz. Le 23 juin 1875, Toulouse connaît sa plus forte crue. Au débit de m³ d’eau par seconde (300 m³ en temps normal), la Garonne monta à 9, 47 m, inondant la quasi-totalité de la rive gauche, détruisant le pont d’Empalot, le pont Saint-Pierre et le pont Saint-Michel. Seul le Pont Neuf a résisté. On dénombra 208 morts, plus de maisons détruites et sans-abri. Le 26 juin, le maréchal Mac-Mahon se rend à Toulouse. À la vue du spectacle, il prononça sa désormais célèbre phrase « Que d’eau, que d’eau ! ». Après la Première Guerre mondiale, Toulouse entre dans l'ère industrielle avec la poudrerie, l'aviation et la cartoucherie. Dans les années 1920, Toulouse est la ville des pionniers de l'aviation, sous l'impulsion de Pierre-Georges Latécoère, qui met en place des liaisons avec Casablanca et Dakar. En 1927, l'Aéropostale est créée, avec des figures comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean MermozAnne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.178. Pierre-Georges Latécoère est initialement arrivé dans la ville rose pour créer des wagons de chemin de fer, mais, lorsque la guerre éclate, il est chargé par le gouvernement de développer des avions sur son site industriel de Montaudran. Quand la guerre se termine, il reste passionné par l'aviation et son site initial de fabrication de wagons est désormais une chaîne de montage d’avions de guerre. C'est à ce moment qu’il prend le défi de créer l’Aéropostale. Avec les anciens avions de guerre, Latécoère désire acheminer le courrier de Toulouse à Dakar, et pourquoi pas en Amérique du Sud. Ainsi de 1920 à 1933, plus de 120 pilotes se succéderont sur les pistes de Montaudran, dont les célèbres noms de Daurat, Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry. Il exploitera des nouvelles lignes comme Toulouse-Casablanca, Casablanca-Dakar et Toulouse-Rio de Janeiro-Recife au Brésil. L'Aéropostale relie bientôt la France à l'Amérique du Sud, après que la première traversée de l'océan Atlantique Sud est assurée par Mermoz. Elle développe de nombreuses autres lignes aériennes entre les villes de l'Amérique du Sud, parfois par-dessus la cordillère des AndesAnne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.178-179. Par ailleurs, les récits d'Antoine de Saint-Exupéry assureront aussi une certaine notoriété, tel le roman Vol de nuit. Les premiers pas de l'aérospatiale seront posés par un ancien mécanicien : Émile Dewoitine qui va concevoir les premiers avions en métal avec pare-brise, et cela dès 1920. Par la suite, l'État va soutenir l'industrie aéronautique toulousaine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est épargnée par les combats, mais la résistance s'y développe fortement. Elle est abandonnée par les troupes d'occupation allemandes le 19 août 1944 peu après le débarquement de Provence. Au début des années 1960, de nombreux rapatriés d'Algérie viennent s'installer à Toulouse et s'ajoutent aux nombreux réfugiés républicains espagnols arrivés après la victoire de Franco en 1939. La ville est choisie pour devenir l'une des métropoles d'équilibre du pays en accueillant les activités aéronautiques et spatiales lors de la décentralisationAnne Le Stang, Histoire de Toulouse illustrée, p.198. La ville devient rapidement la préfecture de la région Midi-Pyrénées. Le nombre d'habitants de la commune augmenta très rapidement, de 269 000 habitants en 1954 à 380 000 en 1968 puis 390 350 habitants en 1999 pour atteindre les 426 700 habitants en 2004. Cet afflux démographique provoque la mise en place de grandes opérations d'urbanisme comme la construction de nouveaux quartiers : le Mirail, Empalot et Bagatelle (Toulouse). Le 21 septembre 2001, l'usine AZF explose, traumatisant durablement les Toulousains. Cette catastrophe industrielle, la pire que la France ait connu depuis 1945, fait 30 morts, 10 000 blessés et détruit de nombreux bâtiments et logements, principalement dans les quartiers populaires du Mirail et d'Empalot. La thèse de l'accident est retenue par les enquêteurs. Le procès de la catastrophe de l'usine AZF devrait s'ouvrir fin 2007. Le site de l'usine a, depuis, été rasé et dépollué. Il verra la construction prochaine du cancérôpole, projet impulsé par la municipalité et l'État.

Démographie

Évolutions démographiques

Toulouse, vue générale depuis les coteaux du quartier Pech-David dans le sud de la ville. En 2005, Toulouse est la quatrième ville de France avec habitants (population intra muros) et la cinquième agglomération avec habitants (estimation 2007)Estimation AUAT, Atlas de l’aire urbaine de Toulouse, 144 pages, . Elle constitue aussi la cinquième aire urbaine avec habitants (estimation 2007) après Paris, Lyon, Marseille et Lille. C'est le troisième plus grand centre universitaire de France après Paris et Lyon avec près de étudiants en 2006. La population de la ville de Toulouse augmente principalement grâce à un solde migratoire largement positif, dû à son positionnement géographique privilégié lui conférant un climat agréable, une situation stratégique entre plusieurs bassins touristiques (Pyrénées, mer Méditerranée, côtes basque et landaise) et ses terroirs midi-pyrénéens, mais aussi grâce à une image fortement positive sur sa qualité de vie, la variété de ses filières de formation, son positionnement socio-économique sur des industries et ses services à forte valeur ajoutée (aéronautique, espace, biotechnologies, systèmes embarqués, électronique, météorologie). Sources: Selon l'AUAT et l'INSEE, en 2007, agglomération toulousaine aurait gagné plus de habitants depuis le dernier recensement de 1999. Chaque année, l’agglomération gagne donc environ nouveaux habitants et l'aire urbaine habitants. Si le rythme de croissance actuel se maintient, Toulouse dépassera Lyon en terme de population pour devenir la 3 ville française (projection 2014 : habitants) et son agglomération détrônera Lille de sa 4 place. source : INSEE Toulouse possède donc une forte attractivité vis à vis des autres métropoles françaises et européennes ; 2/3 des nouveaux toulousains sont originaires d'une région autre que Midi-Pyrénées. 11 % viennent même d'un pays étranger. Cette arrivée massive de population renforce le caractère métropolitain de Toulouse, les nouveaux toulousains rajeunissent la population et augmentent le niveau de qualification des actifs (souvent des cadres, professions intellectuelles supérieures, techniciens, ingénieurs). Enfin, de nombreux projets à dimension nationale et internationale contribuent à accroître la renommée de la ville : le plus grand cancérôpole d'Europe est en construction sur l'ancien site AZF et en 2007-2008, Galileo, l'équivalent européen du GPS, devrait avoir son siège social sur les anciennes pistes de Montaudran, au sud-est de la ville.

Pyramide des âges

La population de Toulouse est très jeune puisque plus de 45% des habitants ont moins de 29 ans. La ville ne suit pas les mêmes tendances que la région Midi-Pyrénées. La parts des 15-29 ans est les plus représentées avec 31, 0 % de femmes et 31, 8 % pour d'hommes en 1999 (respectivement : 19, 7 et 18, 1 % pour a région). Les personnes âgées sont peu représentées avec 9, 1 % de femmes et 5, 6 % d'hommes en 1999 comme dans le reste de la région (10, 9 et 7 %)..

Populations

A l'instar des autres grandes métropoles françaises (Lyon, Marseille), Toulouse est une ville cosmopolite dont 7, 8% de la population est étrangère. Métropole aux multiples influences, Toulouse cultive son attractivité à l'échelle internationale.

La communauté espagnole

Les Espagnols représentent l'une des plus importantes communautés étrangères de la ville avec près de à personnes. Il faut rappeler que Toulouse était la capitale de l'exil républicain espagnol dans les années 30. La ville a même fêté en 2006 le 75 anniversaire de la république espagnole au cours duquel le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc a fait un discours qui permit à de nombreux jeunes et nouveaux toulousains de comprendre l'importance de cet exil, « Oui, l'émotion rejoint ici le calendrier de la tragédie de l’Histoire, de la tragédie d’une guerre fratricide qui jeta l’une contre l'autre, l'Espagne républicaine et l'Espagne franquiste et conduisit 100 000 républicains et leurs familles à Toulouse. Toulouse qui se souvient de la nouvelle topographie politique qu’avaient inventée les partis politiques en exil, les communistes à la Bourse du travail, les anarchistes au 4 rue de Belfort et autour de la fontaine de la place Wilson, les guérilleros au café de la Paix de la place du Capitole, les socialistes au 69 rue du Taur dans la future cinémathèque, un peu tous à l’Ateneo de la rue de l’Étoile, les moins politisés à la Casa de España. »Discours prononcé par Monsieur Jean-Luc Moudenc, Place du Capitole de Toulouse, dimanche 9 avril 2006 L'empreinte espagnole est donc forte à Toulouse. Son relais direct est la Casa de España qui existe depuis 1986, elle regroupe une association socio-culturelle et socio-éducative, qui regroupe huit associations espagnoles. Toulouse est donc la plus grande ville espagnole de France. Elle attire aussi plus largement d'autres communautés du monde hispanique (argentin, cubain ...). Ainsi, on retrouve dans la ville rose une atmosphère très « latine », avec de nombreux bars à tapas, des clubs de salsa, de tango, de cha cha et d'autres danses latines ainsi qu'une ambiance nocturne très festive qui rappelle celles de Barcelone ou Madrid. L'espagnol est la deuxième langue parlée à Toulouse.

Les autres populations étrangères de Toulouse

On observe aussi à Toulouse près de habitants originaires d'Afrique du Nord (Tunisiens, Algériens, Marocains, Turcs). Le quartier Arnaud-Bernard, dans le centre ville, auparavant peuplé majoritairement d'immigrés italiens et espagnols, est surnommé « le petit souk », du fait de la présence de nombreuses petites échoppes arabes. Cette communauté, étant majoritairement de religion musulmane, il existe trois Mosquées à Toulouse : une dans le quartier d' Empalot et deux dans le quartier du Grand Mirail, à Bellefontaine et à la Reynerie. La communauté africaine (Afrique noire), antillaise, réunionnaise et malgache est répartie sur l'ensemble de la commune. Outre une présence sur les divers marchés du centre ville, cette communauté s'est particulièrement établie dans le quartier Saint-Cyprien pour y développer des salons de coiffure afros et divers restaurants et épiceries exotiques. Aussi, le quartier Saint-Michel est connu pour être le quartier de la plus importante communauté caribéenne de Toulouse. La commune de Toulouse héberge aussi un peu plus de Italiens, une des plus importantes communautés de la ville. Depuis 1995, le consulat d'Italie de Toulouse gère les régions Midi-Pyrénées, Aquitaine et Poitou-Charentes, soit 20% du territoire français. Il n'est donc pas étonnant de voir un grand drapeau vert-blanc-rouge flotter devant le consulat d'Italie, situé à l'intersection de la rue de Metz et de la rue d'Alsace-Lorraine, en plein centre-ville. Les Britanniques sont arrivés plus récemment, notamment avec l'essor d'Airbus ; ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux à rejoindre Toulouse. Ils seraient quelques dans l'agglomération. Les Allemands, attirés également par l'industrie aéronautique, sont un peu moins nombreux (ils seraient environ ). D'autres communautés diverses sont présentes : Cubains, Irlandais, Américains, Asiatiques (principalement Vietnamiens).

Transports

Le périphérique de Toulouse de nuit traversant le quartier Jules-Julien : le trafic automobile est majoritaire à Toulouse L'agglomération étant particulièrement étendue et morcelée entre zones d'habitat, zones commerciales et pôles d'emplois bien distincts, les trajets moyens sont longs. Par ailleurs, les usagers sont souvent contraints de composer avec un réseau de transports en commun encore insuffisant, prenant en charge en 2004 seulement 7% des trajets de l'agglomérationSource : Enquête sur les déplacements des ménages de l'aire urbaine toulousaine en 2004 — , et un réseau de voiries secondaires trop peu développéLes grands projets de Toulouse, l'Express - 24 mai 2007. Du fait d'un manque de réflexion conjoint sur l'ensemble du territoire de l'agglomération qui a miné la mise en place des transports collectifs et n'a pas permis la construction d'une agglomération compacte, la voiture règne comme le mode principal de déplacements dans l'agglomération : 64% des déplacementsSource : Enquête ménage à comparer aux 50% Lyonnais. Les déplacements sont difficiles dans l'agglomération, le périphérique étant souvent encombré aux heures de pointe (jusqu'à 140 000 voitures par jour sur certaines sections selon la DRE, soit le seuil de saturation d'une 2
-3 voies). Cependant, la construction de nouvelles lignes de transports en commun amorce un mouvement inverse depuis l'ouverture de la seconde ligne de métro fin juin 2007, complété en 2010 par une ligne de tramway qui reliera Toulouse (station métro des Arènes) à la commune de Beauzelle
via Blagnac. Toulouse possède un réseau routier et autoroutier dense et étendu. Six autoroutes se rejoignent sur le périphérique de Toulouse. Le réseau ferré est plus faiblement développé. Les lignes principales sont les lignes Bordeaux-Narbonne, Toulouse-Bayonne et Toulouse-Paris qui se rejoignent à la gare Matabiau. Enfin, le transport aérien est très développé autour de l'aéroport de Toulouse Blagnac classé au quatrième rang des aéroports de province.

Administration

La ville est le chef-lieu de la région Midi-Pyrénées, du département de la Haute-Garonne et de l'arrondissement de Toulouse. Elle est par ailleurs le siège de l'académie de Toulouse et de la province ecclésiastique de Toulouse. Elle est également à la tête de la communauté d'agglomération du Grand Toulouse.

Administration municipale et tendances politiques

Le capitole de Toulouse renferme les locaux de la mairie Le conseil municipal est composé de soixante-neuf membres, dont le maire et vingt-six adjoints au maire, dix conseillers municipaux délégués, dix-sept conseillers municipaux délégués chargés de mission et quinze conseillers municipaux. Dix-sept des adjoints du maire ont en charge une des mairies de quartier de la ville de Toulouse. Elles permettent aux citoyens d'avoir un accès aisé aux administrations de la ville. Le maire de Toulouse est Jean-Luc Moudenc depuis le 6 mai 2004. Il est aussi le vice-président de la communauté d'agglomération du Grand Toulouse et président de la commission des Transports. Le conseil municipal se réunit publiquement plus d'une fois par trimestre dans la salle du conseil municipal en l’Hôtel de ville. De plus, la ville possède un conseil municipal des enfants établi par délibération du Conseil Municipal du 27 juin 2003 modifiée le 14 octobre 2005. Les membres sont élus tous les deux ans au cours du 1 trimestre de l’année scolaire, dans les écoles élémentaires qui adhèrent au projet. Il est formé de 41 élèves de CE2 et CM1, élus le 15 novembre 2005 (21 élèves issus des écoles publiques et 20 des écoles privées). Politiquement, Toulouse est une ville de gauche comme une grande partie du département même si les électeurs ont voté à droite pour les élections municipales depuis 1970. À noter que le maire de la commune depuis 2004, Jean-Luc Moudenc, est de droite (UMP). Il a succédé à Philippe Douste-Blazy lui-même de droite (UMP). Pour les autres élections, ce sont les candidats de gauche qui arrivent en tête. À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 20, 23 %, suivi de Jacques Chirac avec 17, 34 %, puis de Jean-Marie Le Pen avec 17, 65 % et enfin Noël Mamère avec 8, 65 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 7 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 86, 06 % pour Jacques Chirac contre 13, 94 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 21, 88 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82, 21 % et 17, 79 % ; abstention 20, 29%) avec cependant quatre points en moins pour Jean-Marie Le Pen. Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Toulousains ont voté pour la Constitution Européenne, avec 51, 31 % de Oui contre 48, 69 % de Non avec un taux d’abstention de 33, 65 % (France entière : Non à 54, 67 % ; Oui à 45, 33 %). Ces chiffres sont contraire à ceux du reste du département de la Haute-Garonne (Non à 53, 90 % ; Oui à 46, 10 %), l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation que la moyenne des Français. À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 36, 15 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 29.75 %, François Bayrou avec 19, 21 %, puis Jean-Marie Le Pen avec 6, 35 %, et Olivier Besancenot avec 3, 64 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 57, 60 % (résultat national : 46, 94 %) contre 42, 40 % pour Nicolas Sarkozy (national : 53, 06 %).

Maires de Toulouse

Jean-Luc Moudenc actuel maire de Toulouse durant le meeting de Nicolas Sarkozy à Toulouse en 2007
- 1944-1958 : Raymond Badiou (SFIO),
- 1958-1971 : Louis Bazerque (SFIO),
- 1971-1983 : Pierre Baudis ("centriste"),
- 1983-2001 : Dominique Baudis (UDF),
- 2001-2004 : Philippe Douste-Blazy (UMP), démissionnaire le 30 avril, suite à son accession au Gouvernement, en tant que ministre de la Santé,
- 2004 : Jean-Luc Moudenc (UMP), deuxième sur la liste de Philippe Douste-Blazy de 2001.

Cantons

Toulouse est divisée en 15 cantons (voir aussi cantons de la Haute-Garonne) :

Députés

Toulouse est divisée en six circonscriptions législatives :
-1 circonscription de la Haute-Garonne (dont Toulouse I, IV, V, VII) : Catherine Lemorton (PS)
-2 circonscription de la Haute-Garonne (dont Toulouse VI, VIII, XV) : Gérard Bapt (PS)
-3 circonscription de la Haute-Garonne (dont Toulouse IX, X) : Pierre Cohen (PS)
-4 circonscription de la Haute-Garonne (dont Toulouse II, III, XI) : Martine Martinel (PS)
-5 circonscription de la Haute-Garonne (dont Toulouse XIII, XIV) : Françoise Imbert (PS)
-6 circonscription de la Haute-Garonne (dont Toulouse XII) : Monique Iborra (PS)

Enseignement

Lycée Pierre de Fermat à Toulouse Toulouse dépend de l'académie de Toulouse, l’une des plus grandes de France. Christian Merlin est recteur de l'académie de Toulouse depuis le 7 mars 2005Journal officiel du 9 mars 2005.

Enseignement primaire et secondaire

Pour le premier degré d'éducation, Toulouse possède 104 écoles maternelles et 93 écoles primaires publiques et 22 écoles élémentaires privées. Pour le secondaire, Toulouse dénombre 24 collèges publics et 12 collèges privés. La ville possède 12 lycées publics dont les plus connus sont le lycée Pierre-de-Fermat et le lycée Saint-Sernin et 13 lycées privés.

Enseignement supérieur

ESC de Toulouse Au cours de l'année scolaire 2005-2006, l'agglomération de Toulouse comprenait environ étudiants. Il s'agit de la troisième ville étudiante de France après Paris et Lyon. L'Université de Toulouse a été fondée en 1229. Les trois pôles universitaires qui lui ont succédé sont l'université Toulouse I - Sciences sociales (UT1 - Toulouse I), l'université de Toulouse-Le Mirail (UTM - Toulouse II) et l'Université Paul-Sabatier (UPS - Toulouse III). Cette dernière est la plus grande Université de Toulouse, la seconde de Province, avec 28 056 étudiants. À ces trois pôles s'ajoute l'INPT (Institut National Polytechnique de Toulouse) qui a le statut d'université. Toulouse possède aussi plusieurs grandes écoles d'ingénieurs spécialisées dans l'aéronautique comme l'ISAE (Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace) (regroupement de SUPAERO (ENSAE) (École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace) et de l'ENSICA (École nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques)), l'ENAC (École nationale de l'aviation civile), et l'IPSA (Institut polytechnique des sciences avancées), mais aussi en météorologie comme l'ENM (École nationale de la météorologie) et enfin diverses écoles plus généralistes comme l'Institut national des sciences appliquées (INSA), l'Institut catholique des arts et métiers (ICAM) et l'Institut supérieur de technologie (IST). Enfin, d'autres écoles sont installées à Toulouse comme :
- L'Institut d'administration des entreprises de Toulouse (IAE Toulouse)
- L'École supérieure de commerce de Toulouse (ESC Toulouse)
- L'École nationale vétérinaire de Toulouse
- L'École nationale du cadastre
- L'École d'ingénieurs de Purpan
- L'École nationale supérieure d'architecture de Toulouse
- L'École supérieure des beaux-arts de Toulouse
- L'Institut de la promotion supérieur du travail
- L'École de journalisme de Toulouse (EJT)
- L'IFAG, l'institut de formation aux affaires et à la gestion
- L'Institut d'études politiques de Toulouse
- L'ISCOM (Institut supérieur de communication)
- L'Exia (Ecole supérieure en informatique appliquée)
- SUPINFO (École supérieure d'informatique)
- L'EPITECH (École pour l'informatique et les nouvelles technologies)
- L'ECOLE ESARC (École supérieure de commerce et de management)
- LE CEFIRE (Centre de formations commerciales et administratives en alternance)
- L'ENSIACET (École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques)

Recherche

L'importance de la vie universitaire à Toulouse se manifeste également par la richesse et la diversité des laboratoires de recherche présents sur les campus universitaires et les centres hospitalo-universitaires. Avec 11 000 chercheurs (biotechnologies, aéronautique, chimie, etc.), l'agglomération se positionne comme le troisième pôles de recherche français après Paris et Marseille. Sont présents Airbus, le CNES, une industrie chimique, le cancéropôle, le Centre National de Calcul de Météo-France installé depuis 1982 (au sein de ce centre sont effectués les prévisions météorologiques pour la France entière). La Météopôle regroupe de plus le Centre national de recherches météorologiques (CNRM).

Santé

Le dôme de la Chapelle Saint-Joseph de la Grave et l'hôpital de la Grave Dès le , Toulouse possède de nombreux hospices et maison de Dieu qui accueillent les démunis, les orphelins et surtout les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1505, tous ces établissements sont rattachés à l'Hôpital Saint-Jacques qui devient l'Hôtel-Dieu. L'hôpital de la Grave reste indépendant sur le rive gauche de la Garonne pour traiter les pestiférés. Au , des médecins comme Dominique Larrey et Jean-Étienne Esquirol pratiquent dans les hôpitaux toulousains. Aujourd'hui, deux centres hospitaliers majeures accueillent les patients à Toulouse. Le centre hospitalier universitaire de Toulouse regroupe un ensemble d'hôpitaux : l'hôpital Purpan, l'hôpital de Rangueil, l'hôpital Larrey, l'hôpital des enfants et l'hôpital Paul de Viguier. Le centre hospitalier La Grave et Casselardit s'occupent des personnes âgées et des patients admis en psychiatrie. Il regroupe l'hôpital La Grave, Casselardit et l'hôtel-Dieu Saint-Jacques. Toulouse possède diverses cliniques comme la clinique Ambroise Paré, la clinique saint Jean Languedoc, la Nouvelle Clinique de l’Union, la Clinique Pasteur et la polyclinique du Parc.

Jumelages et accords de coopération

La ville de Toulouse est jumelée avec les villes suivantes (par ordre chronologique) :
- ,
- ,
- ,
- ,
- ,
- . Elle a noué des accords de coopération avec :
- ,
- ,
- ,
- . Toulouse a aussi une ville d'adoption : .

Budget et fiscalité

Lors du vote du budget primitif principal 2003, la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de € et la section investissement présentée se montait à € (les deux équilibrés en dépenses et recettes). Les objectifs de la ville étant de maintenir une dette zéro (depuis le remboursement de sa dette via le transfert du réseau d'eau à Vivendi) et donc l'auto-financement, maintenir la pression fiscale et avoir un investissement par habitant parmi les plus élevés des villes de France. Ce budget tient compte des remboursements des assurances et des investissements dus aux dégâts de la catastrophe de l'usine AZF de Toulouse . Les quatre taxes de 2003 furent votées par le conseil municipal de Toulouse pour des taux de : 19, 02 % pour la taxe d'habitation, 21, 36 % pour la taxe foncière bâti, 82, 49 % pour la taxe foncière non bâti, et 18, 64 % pour la taxe professionnelle (taux intercommunal) - Données communales - Toulouse. La fiscalité directe locale est supérieure à la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Cette situation s'explique par le fait que Toulouse subit une pression démographique et urbaine importante. Elle attire une grande partie de la population et de l'économie du département. Cet attrait nécessite de la part de la municipalité de gros efforts d'aménagement et d'investissement qui se répercutent sur la fiscalité. En 2006, la section allouée aux investissements a atteint 222 000 000 €http://www.toulouse.fr/fr-32/actualite-206/action-municipale-280/724-millions-888.html.

Sécurité

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Toulouse est de 111, 49 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé de la Haute-Garonne, très largement supérieur à la moyennes nationale (83/1000). Ce taux est aussi largement supérieur au taux de criminalité de la région Midi-Pyrénées (85, 46/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 22, 8 %, le plus faible du département et de la région et assez éloigné des moyennes régionale (28, 25 %) et nationale (28, 76 %). La ville de Toulouse connaît un niveau de délinquance élevé par rapport au reste de la région. La mairie, en accord des associations de commerçants, a donc décidé d'installer une douzaine de caméra réparties dans la ville pour prévenir la délinquance. À partir de juillet 2007, elles permettent de surveiller 24h/24h plusieurs quartiers.

Économie

Centre de Congrès Pierre-Baudis La bonne santé de l'économie toulousaine est principalement liée aux industries de pointe de l'aéronautique et du spatial. Mais, depuis plusieurs années, la municipalité tente de diversifier les secteurs d'activité. Le PIB de l'agglomération est d'environ 30 milliards d'euros, ce qui la classe au troisième rang des villes de France au regard de son poids économique, derrière Lyon et Paris, mais devant Marseille, Nice et Lille. Toulouse se caractérise aussi par son très faible taux d'endettement : un des plus bas en Europe pour une ville de cette taille. En 1999, le nombre total d'actifs sur la commune de Toulouse est de , se répartissant dans les divers secteurs économiques comme suit: Le taux de chômage était de 9, 9 % en 2005 L'Internaute (Source de l'INSEE) et était estimé en décembre 2006 à 9, 1 % un chiffre légèrement supérieur à la moyenne nationale (8, 6 %).

Culture et patrimoine

Patrimoine architectural

Capitole Pont Neuf construit de 1544 à 1632 Toulouse est classée ville d'art et d'histoire. Les boulevards de ceinture déterminent le plus grand secteur sauvegardé de France (220 ha). De nombreux lieux toulousains sont à découvrir en flânant. Le patrimoine de bâtiments religieux est particulièrement riche, avec quelques curiosités comme l'église des Jacobins (nef à piliers centraux en palmiers). Toulouse est la ville française qui compte le plus d'hôtels particuliers de la Renaissance, dus à l'âge d'or du pastel, et le plus de carillons intra muros (quatorze de neuf cloches et plus). De plus, Toulouse se tourne irrémédiablement vers l'avenir et vers l'industrie de pointe qui compose la principale part de son économie, avec de nouveaux lieux touristiques comme la visite des sites d'Airbus dont les chaînes de montage de l'A380, le musée d'art moderne et contemporain (les abattoirs) et la Cité de l'espace avec l'exposition d'une reproduction de la station MIR, une fusée Ariane V, un cinéma grand format en 3 D et bien d'autres curiosités liés à l'espace.

Bâtiments et lieux publics remarquables

Toulouse regroupe de nombreux bâtiments remarquables. Le plus connu est le Capitole qui abrite l'Hôtel de Ville, un opéra et un orchestre symphonique, sur la place du même nom. L'immense Salle des Illustres permet au public d’admirer les chefs-d’œuvre d’artistes toulousains du . Situé au cœur du centre-ville, cette large place est le lieu de départ touristique de découverte de la « ville rose ». À l'arrière du Capitole, le donjon du Capitole est situé dans un parc et regroupe les locaux de l'office du tourisme. La place Wilson situé à l'entrée du centre-ville en bas des allées Jean-Jaurès est une place dont les bâtiments en brique sont construit de façon concentriques autour d'un parc arboré. C'est un lieu animé avec ses nombreuses terrasses de bars, de cafés et ses cinémas. Les quais et les berges de la Garonne ont été aménagés au . Les quais Henri Martin et les quais de Tounis construits en brique pour contenir les inondations permettent de se promener le long du fleuve et de découvrir les anciens ponts de Toulouse. Le pont-Neuf, d’une longueur de 220 mètres, est le plus vieux pont de Toulouse avec le pont de Tournis. Le pont Saint-Pierre est un pont métallique datant de 1897. Un peu plus en aval sur la Garonne se trouve le Bazacle, un gué où les premiers toulousains se sont installés. Il forme aujourd'hui une digue permettant de maintenir un niveau d'eau suffisant à la Garonne durant les mois d'été. Au bord du fleuve, l'hôpital de la Grave et sa chapelle Saint-Joseph de la Grave sont visibles grâce au dôme de la chapelle fabriqué en cuivre. Près de la Garonne se trouve aussi le château d'eau de Toulouse qui renferme une galerie d'expositions photographiques. Enfin, quelques bâtiments publics sont remarquables comme la gare Matabiau située au bord du canal du Midi, la prison Saint-Michel et le Palais Niel qui a été construit sur les anciennes fortifications de Toulouse pour l’installation du Maréchal de France Adolphe Niel. Et l'amphithéâtre romain de Purpan-Ancely est l'un des seuls édifices pratiquement intact de l'époque romaine.

Hôtels particuliers

Hôtel d'Assézat construit par Nicolas Bachelier Toulouse est la ville française où l'on trouve le plus d'hôtels particuliers datant du . Il est vrai qu'à la fin du Moyen Âge, dans cette période faste de la Renaissance et du commerce Toulousain du pastel, nombre de commerçants et de capitouls ont érigé leurs hôtels particuliers, souvent surmontés d'une tour (symbole de puissance et signe de reconnaissance des personnages importants de la cité). Puis, les parlementaires se sont dotés à leur tour de demeures prestigieuses, rivalisant d'audace et de génie pour avoir le plus bel édifice de la ville. Ainsi, dans le centre ville, on ne dénombre pas moins de 74 hôtels particuliers.

Cafés et hôtels

Toulouse possède de nombreux cafés qui étalent leurs terrasses sur les rues semi-piétonnes du centre-ville. Plusieurs quartiers sont très fréquentés aux beaux jours comme la place Wilson, la place Saint-Georges, la place Saint-Pierre et la place Esquirol et Trinité. La grande période des cafés s'est déroulée de la fin du à la première moitié du Hervé Martin et Alain Zambeaux, La Haute-Garonne, éditions Privat, coll. Encyclopédie illustrée, octobre 2002, , p.422. Les plus beaux établissements se trouvaient autour de la place Wilson (anciennement nommée le square Lafayette). En 1900, quatre hommes d'affaires créent la société anonyme des Grands Cafés et possèdent à l'époque cinq établissements : le Lafayette, le grand café glacier Albrighi, le grand café des Américains, le café de la Comédie et le grand café SionJean Arlet, Toulouse à la belle Époque, éd. Loubatières. Le grand café des Américains était remarquable par sa terrasse (la plus grande de France) dont l'orchestre animait tout le café en 1960. Aujourd'hui, encore, quelques cafés sont de véritables monuments comme sur la place du Capitole, le café Bibent qui possède une décoration baroque classé monuments historiques en 1978, le café Florida et Mon Café. Les cafés ont joué un rôle lors de la seconde guerre mondiale car des résistants comme Jean Cassou ou le colonel Cahuzac tenaient des réunions sur leurs terrassesJean Estèbes, Toulouse 1940-1944, éd. Perrin. Plus récemment, la place Saint-Pierre est le lieu estudiantin de la ville avec les célèbres Bar basque et Chez Tonton avec son pastis « ô maître ». Sur la place du capitole, plusieurs hôtels ont une architecture caractéristiques. Le Grand Hôtel de l'Opéra s'élève sur l'emplacement de l'ancien collège Saint-Martial. C'est un hôtel de luxe depuis 1980. À l'angle opposé se trouve l'hôtel du Grand-Balcon qui hébergeait des grands noms comme Jean Mermoz ou Antoine de Saint-Exupéry à l'époque de l'Aéropostale.

Bâtiments religieux

Le « palmier » des Jacobins Les monuments catholiques sont nombreux à Toulouse et sont des bâtiments remarquables. La basilique Saint-Sernin située dans le quartier du même nom est classé en 1998 au Patrimoine mondial, au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. C'est une église de style roman méridional qui a été consacrée basilique en 1878. L'église des Jacobins et son cloître, situés entre la Garonne et la place du Capitole, est une construction monastique des XIII et XIV siècles, entièrement réalisé en briques, joyau de l'art gothique languedocien. Elle possède une double nef séparée par des colonnes de vingt-deux mètres de haut, d'où jaillissent des voûtes d'ogives. La dernière colonne offre un exemple rare du rayonnement de ses voûtes d'ogives formant un « palmier ». La cathédrale Saint-Étienne est la cathédrale de Toulouse construit aux alentours de 1070. Son aspect est particulier car elle est composée d'éléments architecturaux de diverses époques. D'autres églises sont caractéristiques comme l'église Notre-Dame du Taur qui possède un clocher-mur, la basilique de la Daurade, l'église Saint-Aubin, l'église Saint-Nicolas, l'église Notre-Dame de la Dalbade, le Couvent des Augustins, abritant le musée du même nom, et la chapelle des Carmélites qui est le seul bâtiment restant du couvent des Carmélites. Toulouse possède aussi des monuments protestants comme le temple de la place du Salin et le vieux temple de la rue Pargaminière. Deux monuments orthodoxes existent aussi comme l'église Saint-Saturnin située avenue de Lavaur et l'église Saint-Nicolas située avenue de Grande-Bretagne. Une nouvelle synagogue et un grand centre communautaire de construction récente représentent les monuments juifs de la ville. Enfin, plusieurs mosquées existent sur la commune comme la mosquée Ennour du quartier d'Empalot, avec son minaret, sa coupole, ses trois niveaux sur m² encore en construction, la mosquée Al-Rahma, la mosquée Al Hoceine, la mosquée Salam et la mosquée Abou Bakr.

Patrimoine environnemental

Jardin royal de Toulouse En plus des berges de la Garonne et du canal du Midi, Toulouse bénéficie de nombreux espaces verts représentant un ensemble de hectares en 2005 avec 160 jardins et 600 points vertsJean-Marie Granier, Toulouse côté jardins, p.9. En 1998, la ville de Toulouse est classée trois fleurs pour la qualité de son fleurissement. C'est en 1754 que Toulouse aménage son premier jardin public, le jardin Royal qui s'étend au-delà des vielles fortifications médiévales. Cet aménagement est le projet Mondran dont le but était d'ouvrir un espace pour la promenade, l'hygiène et l'ouverture de larges perspectives. Ainsi, cette politique de grands travaux, avec le Grand Rond, les quais et les façades le long de la Garonne, transforment la ville. Plus tard, au , le jardin des plantes est créé à ToulouseJean-Marie Granier, Toulouse côté jardins, p.6. Dans les années 1970, plusieurs projets de jardins de quartier sont aménagés en ville au plus près des habitants. En parallèle, des projets d'urbanisme permettent de créer des parcs comme celui de Compans-Cafarelli, le parc de la Maourine ou celui de la ReynerieJean-Marie Granier, Toulouse côté jardins, p.7. Les parcs et jardins de la ville sont diversifiés allant du jardin japonais du quartier d'affaires de Compans-Caffarelli au parc de la prairie des Filtres au bord de la Garonne. D'autres jardins comme le jardin des Plantes, le Grand-Rond et le Jardin Royal sont très anciens. Enfin, en périphérie, le parc de la Reynerie offre un havre de paix tandis que quatre zones vertes à vocation sportive entourent la ville depuis 1971, au quatre points cardinaux en périphérie de la ville : À l'ouest, le parc de la Ramée possède un lac de 38 hectares et un espace vert de 280 hectares. Au sud, le coteaux de Pech David de 280 hectares dominent la ville et la zone industrielle. Au nord, la zone de loisirs de Sesquières dispose de 117 hectares de parcs et un lac 13 hectares sur lequel le ski nautique est possible et à l'est le parc des Argoulets. Les avenues, les allées et les voies d'eau sont plantées de nombreux arbres. Les espèces dominantes sont le platane (environ ), le peuplier (environ ), le tilleul (environ ), le micocoulier (environ ), le pin parasol (environ ) et le cèdre (environ 700). La commune est plantée d'environ dont sont gérés par la municipalitéJean-Marie Granier, Toulouse côté jardins, p.11. En plus des arbres, les services municipaux produisent plus de plantes à massifs chaque année pour le fleurissement de la ville grâce aux serres municipales.

Patrimoine culturel

La vie culturelle toulousaine est riche :
- des apports liés à diverses vagues d'immigration (espagnole durant la guerre civile, pied-noir dans les années 1960, maghrébine dans les années 1970) ;
- de la diversité et de la jeunesse de la population estudiantine ;
- de la mouvance culturelle alternative ;

Musées

Le musée des Augustins|thumb|right|300px Les nombreux musées de la ville présentent un patrimoine historique important. Le musée Saint-Raymond situé près de la basilique Saint-Sernin a été créé en 1892. Il est consacré à l'art et à l'archéologie de l'Antiquité. Le Musée du Vieux Toulouse est un musée privé exposant des objets ou des documents anciens évoquant le passé de la ville. Le Musée Paul-Dupuy présente quant à lui une collection d'objets liés aux arts graphiques et décoratifs allant du Moyen Âge à 1939. Le Musée Georges-Labit présente une collection d'objets exotiques récoltés par l'aventurier Georges Labit. Le Musée des Augustins est le musée des Beaux-Arts de Toulouse créé en 1795. C'est le plus vieux musée de la ville mais aussi de France après le Muséum central de Paris
la Haute-Garonne encyclopédie illustrée, page 292, . Il regroupe une collection de peintures de primitifs méridionaux, une collection de peintures italiennes et une collection de tableaux de peintres hollandais et flamands. il possède aussi une collection de sculptures. L'Hôtel d'Assézat renferme aussi la fondation Bemberg qui regroupe une collection de livres, de tableaux et de sculptures. Le musée d'art moderne et contemporain des Abattoirs, créé en 2000, occupe les anciens bâtiments de l'abattoir de la ville. Il regroupe des œuvres de la seconde moitié du . Toulouse possède d'autres musées comme le musée des instruments de médecine des hôpitaux de Toulouse, le musée Départemental de la Résistance et de la Déportation, le centre Méridional de l’Architecture et de la Ville, le centre municipal de l'Affiche, de la Carte postale et de l'Art Graphique (Toulouse) et le Musée de l'Affiche. Le Museum d'histoire naturelle après rénovation a rouvert ses portes en octobre 2007. Enfin, il faut signaler le parc dédié à l'espace qu'est la Cité de l'espace.

Bibliothèques

Bibliothèque du Périgord L'ensemble du réseau des bibliothèques de Toulouse (Lecture Publique) comprend :
- Une médiathèque centrale, la médiathèque José-Cabanis, située dans le quartier Marengo et réalisée en 2003.
- Une bibliothèque d'Étude et du Patrimoine rénovée en 2003.
- Vingt antennes de quartier réparties dans la ville dont l'organisation a été mise en place en 1958. La médiathèque José Cabanis a été récemment réalisée dans la prolongement des allées Jean Jaurès par l'architecte Jean-Pierre Buffi. Le bâtiment forme une arche moderne aux couleurs de la brique. Elle offre plus de titres en consultation et en prêt, de nombreux CD et DVDFernand Cousteaux et Michel Valdiguié, Toulouse, hier aujourd'hui, demain, p.74. Son nom a été donné en hommage au critique littéraire José Cabanis. La bibliothèque municipale d'étude et du patrimoine de Toulouse est hébergé dans un bâtiment art-déco construit dans les années 1930 par Jean Montariol dans la rue du Périgord. Elle conserve une collection d'ouvrages de livres anciens et de manuscrits rares ainsi qu'un important fond patrimonial et régionalFernand Cousteaux et Michel Valdiguié, Toulouse, hier aujourd'hui, demain, p.76.

Photographie et galerie d'arts

Galerie du Château d'eau Dès l'invention de la photographie par Nicéphore Niepce, plusieurs toulousains s'approprient cette nouvelle technique. Ainsi en 1875, Charles Fabre créé la Société toulousaine de la photographie. Il publiera aussi des ouvrages importants sur la photographie comme le Traité encyclopédique de photographie. Enfin, il met en place en 1892 un enseignement supérieur de la photographieHervé Martin et Alain Zambeaux, La Haute-Garonne, éditions Privat, coll. Encyclopédie illustrée, octobre 2002, , p.370. Face à la concurrence des nombreuses salles d'expositions parisiennes de photographie, la ville de Toulouse ouvre la galerie du Château d'eau en 1974. Elle est située dans un ancien château d'eau en brique construit en 1824. Elle met en scène régulièrement des expositions photographiques dirigées par Jean Dieuzaide qui en fut un acteur renommé et souvent exposé. Elle regroupe deux salles d'expositions, un centre de documentation, une vidéothèque et une diapothèque. Toulouse possède aussi deux galeries privées, la galerie Sollertis et la galerie du Forum de l'Image. Enfin, des événements autour de la photographie comme le « Printemps de septembre » ou le « Forum de l'image » sont également organisés sous forme de festivals. Le quartier Saint-Étienne possède de nombreuses galeries d'arts ainsi que de nombreuses boutiques d'antiquaires.

Théâtre et salles de spectacle

Le théâtre de la Cité TNT Toulouse a été le terreau d'éclosion de compagnies de théâtre de rue comme Royal de Luxe et de tout un mouvement d'artistes liés à la scène urbaine. Mais le principal théâtre est le théâtre de la Cité TNT qui est un bâtiment important ouvert en 1998 construit par l'architecte Alain Sarfati. Il possède un amphithéâtre de 898 place, un petit théâtre de 250 places et un studio de 74 places. Il accueille jusqu'à spectateurs par anHervé Martin et Alain Zambeaux, La Haute-Garonne, éditions Privat, coll. Encyclopédie illustrée, octobre 2002, , p.374. Deux autres théâtres ressortent du lot : le théâtre de la Digue et le théâtre de la Garonne. Le premier présente des pièces régionales tandis que le second est un théâtre situé dans un esprit de recherche et de création originale. Plusieurs scènes comme le théâtre de la cité, le théâtre Daniel Sorano, le théâtre du Pavé, le Grenier-Théâtre accueillent aussi de nombreuses pièces chaque année. Citons aussi des scènes proches tel Altigone à Saint-Orens-de-Gameville ou Odyssud à Blagnac. L'église Saint-Pierre-des-Cuisines héberge aussi un auditorium de 400 places. La vie théâtrale amateur connaît également une activité importante que sert par exemple le théâtre Jules Julien. D'autres bâtiments publics servent de salle de théâtre comme la Halle aux Grains, le café-théâtre des Minimes, le café-théâtre les 3T, le Casino Barrière de Toulouse, le Théâtre de la Violette, le Théâtre du Grand Rond et le Théâtre du Fil à Plomb. Toulouse possède de nombreuses salles de spectacles plus ou moins grandes. Le Zénith de Toulouse est la plus grande salle de spectacle de la ville. C'est la troisième salle couverte de France (9 000 personnes) après le Palais omnisports de Paris-Bercy (15 000 personnes) et le Grand Hall de Tours (11 500 personnes). Le Palais des Sports de Toulouse reconstruit après la catastrophe d’AZF est aussi une des grandes salles de Toulouse. D'autres salles permettent d'accueillir du public comme Le Bikini, petite salle mythique de Toulouse, où de nombreux artistes de renom s'y sont produits. La salle à été soufflée lors de l'explosion d’AZF. Sa reconstruction au bord du canal du Midi est initialement prévue pour 2005, dans une configuration un peu plus grande (1 200 personnes) ; dans l'attente, la salle des fêtes de Ramonville accueille la programmation. Sa réouverture devrait finalement avoir lieu en 2007. Le havana-café est aussi une petite salle de spectacles et de concerts à Ramonville-Saint-Agne, près de Toulouse. On peut aussi citer le Mandala, proche du musée des abattoirs qui est une petite salle chaleureuse où ont débuté de grands artistes comme Art Mengo et où jouent de grands musiciens comme Peter Erskine. Enfin, l'église Saint-Pierre des Cuisines a été récemment ouverte comme auditorium et salle de spectacle.

Musique

Entrée du Théâtre du Capitole où de nombreux opéras sont joués L'hymne de Toulouse est La Toulousaine du compositeur Louis Deffès chantée par Benjamin Auriol, accompagné au piano par Nino Pavlenichvili. Les opéras sont proposés par le Théâtre du Capitole de Toulouse dont l'Orchestre national du Capitole de Toulouse s'est fait une réputation internationale dans le domaine de la musique classique, porté dans les premiers rangs de la scène nationale par le chef d'orchestre Michel Plasson, et placé sous la direction actuelle de Tugan Sokhiev. Au et , de grandes voix comme Pierre de Jélyotte et Victor Capoul se sont formés à ToulouseHervé Martin et Alain Zambeaux, La Haute-Garonne, éditions Privat, coll. Encyclopédie illustrée, octobre 2002, , p.425. D'autres s'y illustrent comme Mady Mesplé, Jean-Philippe Lafont ou Pierre Nougaro. Notons aussi la résidence principale de l'orchestre, la Halle aux Grains. Par ailleurs, la création d'un second orchestre permanent dédié exclusivement à l'opéra est en projet (l'Orchestre National de l'Opéra de Toulouse). L'orchestre ainsi créé résiderait alors dans un nouvel opéra dont l'édification est à l'étude, ce qui ferait de Toulouse la troisième ville de France à être dotée d'un orchestre d'opéra permanent, aux côtés de Paris et Lyon. Également réputé, l'Orchestre de chambre de Toulouse, fondé par Louis Auriacombe, est actuellement dirigé par le violoniste Gilles Colliard. Ses multiples initiatives ont considérablement accru le rayonnement de cet ensemble, dont le répertoire varié, va de la musique baroque à la musique moderne. Il se produit en divers lieux du Grand Toulouse, notamment à L'auditorium de l'église Saint-Pierre des Cuisines, à la chapelle Ste-Anne, au cinéma Utopia de Tournefeuille, etc. Plusieurs artistes et groupes toulousains se sont fait une réputation nationale dans de nombreux styles musicaux comme Claude Nougaro, Art Mengo, Diabologum, Émile & Images, Zebda ou Acide Lyrique. Le rap est aussi représenté par des artistes ou groupes comme Dadoo, Fabulous Trobadors, KDD, le ska avec Spook and the Guay, les Beautés Vulgaires, ainsi que le rock métal avec Psykup, Sidilarsen ou Punish Yourself. Dirigé par Gérard Duran, le Conservatoire national de région de Toulouse compte parmi les grands pôles d'excellence dans le domaine de l'enseignement de la musique en France. Différents établissement dispersés dans la ville enseignent les disciplines instrumentales et vocales, la composition et les disciplines théoriques, les disciplines chorégraphiques, la musique ancienne ainsi qu’une initiation à l’art dramatique.

Cinémas

Le cinéma UGC situé près de la place Wilson Entrée de la cinémathèque rue du Taur Toulouse est doté de nombreux cinémas. Plusieurs cinémas indépendants sont accessibles en centre-ville comme l'Utopia, situé rue Montardy. Ce cinéma a reçu notamment le Trophée de la meilleure salle Art et essai de France en 2001. Un autre cinéma Utopia est situé à Tournefeuille. L'ABC est le plus ancien cinéma d'Art et Essai de Toulouse, situé rue Saint-Bernard. C'est un cinéma associatif et indépendant, qui comprend également une salle de réunion, une salle d'exposition et un centre de documentation. Il fait partie du réseau Europa Cinémas. Le Cratère est aussi un cinéma d'Art et Essai de la Grand Rue Saint Michel, dont la ligne éditoriale est constituée à 80 % de reprises après les grandes salles d'Art et Essai du centre ville . Enfin, la cinémathèque de Toulouse est un cinéma associatif créé en 1965 qui comprend également une bibliothèque. Elle a longtemps été dirigée par Daniel Toscan du Plantier. C'est le deuxième fond cinématographique de France après la cinémathèque de Paris. Elle possède plus de copies de longs-métrages et courts-métrages, ainsi qu'en ensemble de collections de documents autour du cinémaHervé Martin et Alain Zambeaux, La Haute-Garonne, éditions Privat, coll. Encyclopédie illustrée, octobre 2002, , p.368. Toulouse possède aussi l'école supérieure d'Audiovisuelle (ESAV) qui se trouve rue du Taur près de la cinémathèque depuis 2002. C'est un centre de recherche qui accueille plusieurs chercheurs et de nombreux étudiants du troisième cycle. Il existe aussi des cinémas commerciaux comme l'UGC, cinéma du groupe européen d'exploitation cinématographique UGC situé allée du Président-Roosevelt juste à côté de la place Wilson et le Gaumont, cinéma du groupe de la société française de production Gaumont. Un des deux cinéma se situe place Wilson. Le deuxième est à Labège, agglomération au sud de Toulouse.

Médias

La médiathèque de Toulouse est aussi le siège de la TLT Toulouse abrite plusieurs chaînes de télévisions locales. France 3 Sud a son siège à Toulouse et ses studios sont situés à la Cépière. Elle propose chaque jour l'actualité régionale ainsi qu'une émission à thème tourné en occitan, Viure al Païs. M6 a un décrochage local situé avenue Jean Jaurès et TLT est la télévision locale de Toulouse, dont les locaux se trouvent à la médiathèque José-Cabanis, à Marengo (à l'origine son siège était à Compans-Caffarelli)Hervé Martin et Alain Zambeaux, La Haute-Garonne, p.405. Enfin, d'autres diffusions télévisuelles sont transmises depuis Toulouse comme TV Bruits qui regroupent des télévisions associatives et OC-TV qui diffuse la télévision sur Internet. En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par de nombreuses stations locales dont Sud Radio contrôlée par les laboratoires Pierre Fabre, le Mouv' émission lancée dans les années 90 à Toulouse, Canal Sud, FMR, Radio-Radio (partageant la même fréquence), Booster FM, Radio Plus (partageant la même fréquence), Radio Campus, Radio Mon Païs sur 90.1 FM et Radio Occitania. La presse est représentée majoritairement par le quotidien régional de La Dépêche du Midi, dont le siège social se trouve à Toulouse. Ce quotidien est fortement implanté dans la région toulousaine et devance tous ses concurrents. Plusieurs grands groupes d'éditions ont tenté de diffuser de nouveaux hebdomadaires. Ainsi, entre 1982 et 1988, des hebdomadaires comme Toulouse Matin, Courrier Sud et Journal de Toulouse sont lancés et arrêtés très rapidement par manque de public. Le journal Le Monde lance Tout-Toulouse en 2000, mais là encore c'est un échec. Il existe aussi d'autres magazines comme l'hebdomadaire économique, la Gazette du Midi, créé en 2005, La Croix du Midi ciblant un public catholique, rebaptisé la Voix du Midi, le Satiricon, un journal satirique et Toulouse Mag, un magazine généraliste d'information locale, qui appartiennent au groupe la Dépêche. La ville est aussi le siège des éditions Milan créés en 1980 et qui éditent des journaux pour enfants et pour adulte comme Pyrénées Magazine. L'activité sur Internet étant assez développée sur Toulouse, plusieurs sites Internet ont vu le jour. On retrouve des sites comme ToulouseWeb, ToulouseBlog ou Toulouse-Annuaire.

Évènements et festivités

Durant l'année, la ville accueille plusieurs festivals de musique, de cinéma ainsi que des festivals divers et variés. Ainsi, le festival populaire de musiques du mondes Rio Loco se déroule chaque mois de juin sur le thème d'un pays invité . Le Piano aux Jacobins propose des concerts de piano à l'église des Jacobins. De même, Toulouse les Orgues est un festival international d'orgues. D'autres festivals de musique existent aussi comme Les siestes électroniques ou le Convivencia. Les Rencontres du Cinéma italien à Toulouse se déroule en avril au cinéma l'ABC. D'autres festivals de cinéma sont à l'honneur comme les rencontres du cinéma d'Amérique Latine et le festival du cinéma espagnol de Toulouse Midi-Pyrénées Cinespaña. Enfin, l'année est ponctuée par divers festivals et évènements comme le printemps du rire devenu le premier festival d'humour européenFernand Cousteaux et Michel Valdiguié, Toulouse, hier aujourd'hui, demain, p.79, le printemps de septembre transformant Toulouse en espace dédié à l'art contemporain, le Forum de l'image, le Houfastival, le printemps du rire, le Marathon des mots, le festival N7, l'Inox Electronic Festival et la Marche des fiertés de Toulouse.

Personnalités liées à la commune

Un nombre important de personnalités ont vu le jour à Toulouse : parmi les plus renommées, on trouve des hommes ou femmes comme Jean-Luc Reichmann, Sylvain Augier, Laetitia Barlerin, Claude Nougaro, Ticky Holgado, Bernard Werber, Jean-Louis Debré, Laurent Baffie et bien d'autres. Détail méconnu, Tintin et Milou passèrent tout l'été 1940 à Toulouse, suite à l'invasion de la Belgique le 10 mai précédent, comme l'atteste leur 1 apparition dans Le Soir Jeunesse, le 17 octobre 1940 (couverture Tintin et Milou sont revenus )Philippe Goddin, Hergé, Chronologie d'une œuvre, 1939 à 1943 (Tome 4 - novembre 2004), page 72. Passant par la Gare Matabiau de Toulouse le vendredi 31 août 1923, Hergé découvre quant à lui les Pyrénées toute proches autour de Bagnères-de-Bigorre, lors d'un camp de scouts durant trois semaines (tome 1, page 56). Il revint 50 ans plus tard dans la "Ville Rose" lors du 1 Salon de la Bande Dessinée de Toulouse, organisé au Parc des Expositions de la ville en 1973.. En 50 avant JC, déjà, Astérix et Obélix y passaient déjà quelques heures durant une belle journée, à rechercher la spécialité locale de la saucisse (voir ci-après)
Le Tour de Gaule d'Astérix, éd. Dargaud, 1968, page 36.

Gastronomie

plat de cassoulet Au cœur du Sud-Ouest, Toulouse occupe une place stratégique à proximité de la Gascogne. Les restaurants de la ville servent donc de nombreuses spécialités à base de canard (gras de préférence). Cependant le plat qui est le plus connu est sans doute le cassoulet, à base de saucisse de Toulouse et de haricots blancs (tarbais), alimentant une querelle ancestrale entre les partisans du cassoulet de Castelnaudary contre ceux du cassoulet de Toulouse sur ses origines et pour les départager en qualité gustative. À noter aussi que le Cachou Lajaunie a été inventé en 1880 par Léon Lajaunie, pharmacien à Toulouse. Plusieurs plats et spécialités sont caractéristiques de Toulouse : le Cassoulet de Toulouse, les escargots toulousains, Fénétra, un gâteau toulousain aux amandes, le foie gras, la poularde à la toulousaine, la ratatouille à la toulousaine et la saucisse de Toulouse. De nombreux restaurateurs ont gagné leurs étoiles à Toulouse dans les 1970-1980 comme Dominique Toulousy, Pierre Roudgé, Francis Ferrié et Laurent Orsi. De grands chefs comme Michel Sarran, Patrick Donnay ou Yannick Delpech participent au rayonnement de la gastronomie Toulousaine et du Sud-OuestFernand Cousteaux et Michel Valdiguié, Toulouse, hier aujourd'hui, demain, p.94.

Sport

Ville sportive

Toulouse a été classée ville la plus sportive de France par le magazine sportif "L'Équipe" en octobre 2007. Toulouse possède 368 installations sportives réparties sur 70 sites et jusqu'à 3 500 000 usagers par an d'inscrits dans les clubs de sport de la ville. L'île du Ramier accueille le complexe Nakache dès le début du siècle et la construction de nouveaux sites n'a sans cesse évoluée. Toulouse accueille plusieurs manifestations sportives comme le cross des violettes, le tournoi international de handball, le tournoi international d’épée Marcel Dutot, la coupe du monde de paint-ball, le grand prix de tennis de la ville de Toulouse, le championnat du monde de danse sportive et acrobatique, le tour de France féminin, l’open de France de gymnastique, la coupe du monde de handball, le championnat de France de rugby à XIII ou la coupe du Monde de rugby à XIII.

Principaux clubs

300px Plus de 500 clubs évoluent à Toulouse ce qui représente près de 85 000 licenciés, affiliés à toutes les fédérations sportives, scolaires et universitaires. Le sport emblématique de Toulouse est le rugby avec son équipe phare, le Stade toulousain . Créé en 1907, il est depuis devenu le club le plus titré de France avec seize titres de champion de France, trois coupes de France et trois coupes d'Europe. Le Toulouse Football Club (TFC) est une équipe de Ligue 1. Son entraîneur depuis 2006 est Élie Baup. Il a réussi à mener l'équipe pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions de l'UEFA en 2007. D'autres sports sont aussi représentés à Toulouse :
- Baseball : avec le Stade toulousain BaseBall
- Basket-ball : depuis la disparition des équipes de l'élite (masculine et féminine) les espoirs se portent sur le Toulouse Basket Club (3 division féminine)
- Football américain : avec les Ours de Toulouse
- Handball : avec Toulouse Union Handball pour les garçons et avec le Toulouse Féminin Handball pour les féminines
- Rugby à XIII : avec le Toulouse Olympique XIII
- Volley-ball : avec le Spacer's de Toulouse Volley-Ball
- Hockey sur glace : avec le Toulouse Blagnac Hockey Club en D2A (saison 2006-2007) surnommés Les Bélougas
- Tir à l'arc: avec le Toulouse Athlétic Club - Tir à l'arc affilié à la Fédération française de tir à l'arc ( FFTA) Trois représentants toulousains de sports majeurs se sont qualifiés pour la coupe d'Europe en 2007. Le Stade toulousain et le Toulouse FC dans la plus prestigieuse de leur discipline, les Spacer's dans la seconde.

Voir aussi

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Sujets connexes
Académie (éducation)   Académie des arts, lettres et sciences de Languedoc   Acide Lyrique   Adolphe Niel   Aerospace Valley   Affaire Calas   Affluent   Agglomération   Agriculture   Airbus   Aire urbaine   Alain Fillola   Algérie   Allemand   Amphithéâtre   Amphithéâtre romain de Purpan-Ancely   Amphore   Amérique du Sud   Années 1920   Années 1960   Années 1970   Antiquité   Antoine de Saint-Exupéry   Appartement   Aquitaine   Archidiocèse de Toulouse   Archéologie   Argile   Arrondissement de Toulouse   Art Mengo   Art contemporain   Art et Essai   Artiste   Astérix le Gaulois   Aude   AéroConstellation   Aéronautique   Aéroport Toulouse Blagnac   Bagatelle (Toulouse)   Bagnères-de-Bigorre   Barcelone   Baseball   Basilique   Basilique de la Daurade   Basket-ball   Bataille de Toulouse (1814)   Bazacle   Beautés Vulgaires   Beauzelle   Belgique   Bernard Sicard   Bernard Werber   Bibliothèques de Toulouse   Blagnac   Booster FM   Bordeaux   Brique (matériau)   Cachou Lajaunie   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