Contre-révolution

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La contre-révolution est l’ensemble des moyens mis en œuvre pour s’opposer à une révolution, des ouvrages théoriques aux moyens militaires. Elle inclut tout ce qui, après la révolution, tente d’en annuler les effets, tout ou partie, et même bien longtemps après.
Contre-révolution

La contre-révolution est l’ensemble des moyens mis en œuvre pour s’opposer à une révolution, des ouvrages théoriques aux moyens militaires. Elle inclut tout ce qui, après la révolution, tente d’en annuler les effets, tout ou partie, et même bien longtemps après.

Face à la Révolution française

La Révolution française et ses effets vont cristalliser le positionnement politique des contre-révolutionnaires qui vont vouloir restaurer la société et l'ordre social sur les même principes que ceux de l'Ancien régime. Ils vont pour beaucoup d'entre-eux s'engager en politique sous les étendards de la monarchie, du nationalisme ou du catholicisme d'Etat. Ils cherchent en quelque sorte à restaurer les principes qui furent ceux de la « chrétienté ».

Contre-révolution intellectuelle, politique et spirituelle

L'école « traditionaliste »

En face des théories révolutionnaires, une pensée contre-révolutionnaire se développe très vite, avec Edmund Burke, dés 1790, Jacques Mallet du Pan, Joseph de Maistre et Louis de Bonald. Impuissante à s'exprimer pacifiquement, sa presse étant baillonnée, ses partisans massacrés à partir du 10 août 1792, la contre-révolution est affaiblie par l'émigration qui la prive d'une partie de ses soutiens à l'intérieur du pays. On estime à 150 000 au moins le nombre des émigrés, dont un grand nombre d'officiers qui auraient pu encadrer une paysannerie peu favorable aux excès des révolutionnaires parisiens. Parmi les principaux penseurs dits « contre-révolutionnaires », on peut citer Joseph de Maistre en Savoie, Louis de Bonald, Augustin Barruel et Pierre-Paul Royer-Collard en France, Edmund Burke en Angleterre, et Juan Donoso Cortés en Espagne. On peut les répartir en deux grandes catégories : les uns, comme Burke et Royer-Collard, s'inscrivent dans une grande mesure au sein de la tradition libérale, d'autres se font les défenseurs d'un traditionnalisme et un autoritarisme radical - ainsi Donoso Cortés.

L'école « légitimiste »

Par la suite, sont contre-révolutionnaires les mouvements politiques qui nient toute légitimité à la Révolution de 1789, ou la partie du discours d’un mouvement politique qui nie cette légitimité, et qui militent afin d’en annuler une partie des effets. L’historien René Rémond les appelle les légitimistes. C’est ainsi que la plupart des monarchistes post-révolutionnaires, en tant que partisan d’un retour partiel ou complet à l’Ancien Régime, sont contre-révolutionnaires. Le mouvement contre-révolutionnaire des légitimistes survit actuellement en France, mais est complètement marginalisé. Il a été particulièrement actif durant la période de Vichy, qui selon René Rémond est plus un régime contre-révolutionaire (malgré le nom de sa politique, dite de Révolution nationale), qu’un régime fasciste : le slogan Travail, Famille, Patrie remplace la devise républicaine Liberté, Egalité, Fraternité.

L'école « maurrassienne » et « nationaliste »

Maurras par le biais de son mouvement l'Action française construit une nouvelle forme de nationalisme, c'est fois de tendance contre-révolutionnaire, en réaction face au catholicisme libéral de Marc Sangnier et au jacobinisme de la III République. C'est ce qu'il appelle le « nationalisme intégral », qui n'est autre que la monarchie qu'il souhaite restaurer.

L'école du « catholicisme traditionnel »

Les thèses contre-révolutionnaires et anti-libérales vont revivre par le biais de l'action politique et spirituelle du catholicisme traditionnel de Mgr Lefebvre et de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (ou FSSPX). Les fidèle de la « Tradition catholique » militent en effet activement pour tenter de restaurer les principes politiques qui ont façonné la « chrétienté » (Religion d'Etat, doctrine du Christ Roi, Syllabus...) et qui s'opposent à ceux de la Révolution française.

Contre-révolution militaire

Les regroupements royalistes du Camp de Jalès avaient montré la faiblesse des contres-révolutionnaires avant le 10 août 1792, la force des insurrections vendéennes, lyonnaise, bordelaise, toulonnaise, du mouvement chouan dans l'Ouest prouve à l'évidence qu'à partir de 1798, la majeure partie du pays est hostile aux Montagnards et à la Terreur qu'elle est obligée d'imposer pour asseoir son emprise. Sous la Convention thermidorienne et le Directoire, les tentatives de restauration de la monarchie s'épuisent en complots, la nation, lassée des luttes politiques, se bornant à voter anarchiquement dans un sens ou dans l'autre rendant le pouvoir législatif redoutablement instable, jusqu'à ce que Napoléon Bonaparte instaure son Empire.

Autres contre-révolutions

Les contras soutenus par les États-Unis luttant contre les sandinistes au Nicaragua, dans les années 1980.

Voir aussi

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Sujets connexes
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