La Borne

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La Borne est un hameau situé sur les communes d'Henrichemont et de Morogues, dans le Cher, France. Lieu de céramique depuis le , c'est le haut lieu de la poterie de grès en France. Aujourd'hui encore, environ quatre-vingt potiers et céramistes contemporains travaillent à La Borne et aux alentours.
- Le village de La Borne comporte deux lieux de visite liés à la céramique moderne: un musée consacré à Vassil Ivanoff, qui occupe son ancien atelier, et le ,
La Borne

La Borne est un hameau situé sur les communes d'Henrichemont et de Morogues, dans le Cher, France. Lieu de céramique depuis le , c'est le haut lieu de la poterie de grès en France. Aujourd'hui encore, environ quatre-vingt potiers et céramistes contemporains travaillent à La Borne et aux alentours.
- Le village de La Borne comporte deux lieux de visite liés à la céramique moderne: un musée consacré à Vassil Ivanoff, qui occupe son ancien atelier, et le , lieu d'exposition permanente qui présente un panorama des créations des ateliers des cinquante membres de l’association du même nom et accueille des expositions internationales de céramique contemporaine depuis plus de trente ans. Cette activité de diffusion, une des plus visibles du CCCLB, a grandi en notoriété. La qualité des six expositions annuelles inscrit La Borne parmi les lieux incontournables de la céramique française, et en fait un rendez-vous pour le grand public, les artistes et de nombreux de connaisseurs.
- Autre lieu de visite : le "Musée de la poterie". Consacré à la poterie traditionnelle de La Borne, il présente une exposition permanente de pièces anciennes, utilitaires et imagières, et des expositions thématiques. Enfin il faut savoir qu'en 1996, cinq fours à bois traditionnels ou d'intérêt historique situés à La Borne, ont été inscrits à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Histoire

Ancien lieu de poterie (un titre de 1260 mentionne le plus ancien four connu), le hameau bénéficie de la création du village d'Henrichemont. Les traces écrites attestent de l'activité potière à La Borne dès le . Le village bénéficie d'une situation privilégiée au milieu de la forêt et sur un important filon de grès, éléments indispensables pour la cuisson au bois et l'accès à la matière première. La production traditionnelle se compose de pièces utilitaires en grès qui répondent aux besoins de la vie et des productions rurales. Vient s'y ajouter une création d'imagerie populaire très recherchés par les collectionneurs. Des noms devenus fameux illustrent l'activité des familles (voire des dynasties) de potiers de La Borne : Talbot, Bedu, Bernon, Foucher - sans oublier Marie Talbot pour sa production imagière. Des siècles de travail et de transmission du savoir-faire confèrent une beauté quasi parfaite aux objets de la production traditionnelle de La Borne. À cette période heureuse, qui verra le grès bornois diffusé sur le territoire français et à l'étranger pendant plusieurs siècles succèdera une période de déclin. Dans la première moitié du vingtième siècle l'usage du grès, lourd et parfois fragile, sera remplacé par celui du zinc et de matériaux plus légers et plus durables. En 1896, on comptait 91 potiers, en 1914, 14 fours étaient en activité et il n'en restait que 4 en 1950. La plupart des céramistes de grès qui renouvelleront la création dans la deuxième partie du vont passer par La Borne. Successivement de jeunes sculpteurs viendront s’installer dès les années 1940 à la suite de Paul Beyer: Jean et Jacqueline Lerat, André Rozay, Vassil Ivanoff, Pierre Mestre, Elisabeth Joulia, puis Yves et Monique Mohy, Jean Linard, Claudine Monchaussé. Alors que la poterie traditionnelle périclite, La Borne attire des céramistes de plus en plus nombreux, parmi eux des potières étrangères : Anne Kjaersgaard (Danemark), Gwyn Hansen (Australie), Janet Stedman, Christine Pedley (Grande-Bretagne)... Au cours des années soixante, Pierre Digan et Janet Stedman créent une entreprise de poteries où travaillent d’excellents tourneurs qui s’établiront lors de sa fermeture, tel Eric Astoul. Des élèves de l’atelier de céramique de l’école des Beaux-Arts de Bourges s’installent également à La Borne et dans les alentours : Rémi Bonhert, Hildegund Schlichenmaier, François Maréchal, Claude et Jean Guillaume. Potiers influencés par l’esthétique anglaise dans la suite de Bernard Leach ou sculpteurs céramistes sortis des Beaux-Arts, leur création est vivante et se transforme avec les influences étrangères, les voyages au Japon et l’introduction des fours à bois orientaux couchés à une ou plusieurs chambres. Les passionnés de cuisson au bois se retrouvent à La Borne autour des grands fours, lors d’événements comme les symposiums en 1977 et 1978 ou des cuissons collectives et festives de "La Borne en feu" en 1990, et "La Borne s'enflamme" en 2007. La Borne attire. La terre, le bois, les ateliers, les fours abondent et les céramistes accueillent leurs collègues de toutes les nationalités qui souhaitent s’installer, rester un temps ou pour toujours. Ainsi, Nadia Pasquer, Alain Girel et Jeanne Grandpierre, Steen Kepp (Danemark), Hervé Rousseau et Jo Miquel, Seung-ho Yang (Corée), ont inscrit leur nom dans l’histoire du village. Mais ce sont plus de quatre-vingt céramistes qu’il faudrait citer. Borne Borne
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