Institutions de l'Empire byzantin

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L'Empire byzantin eut un système complexe de bureaucratie et d'aristocratie. La plupart des postes et des titres étaient purement honorifiques, l’empereur étant le seul dirigeant. Pendant les plus de mille ans d'existence de l’Empire, différents titres furent créés, supprimés et beaucoup perdirent ou gagnèrent en prestige. Au début, les titres étaient les mêmes que ceux de l’Empire romain tardif, l’Empire byzantin n'étant alors pas distingué de Rome. Au temps de Héraclius a
Institutions de l'Empire byzantin

L'Empire byzantin eut un système complexe de bureaucratie et d'aristocratie. La plupart des postes et des titres étaient purement honorifiques, l’empereur étant le seul dirigeant. Pendant les plus de mille ans d'existence de l’Empire, différents titres furent créés, supprimés et beaucoup perdirent ou gagnèrent en prestige. Au début, les titres étaient les mêmes que ceux de l’Empire romain tardif, l’Empire byzantin n'étant alors pas distingué de Rome. Au temps de Héraclius au , beaucoup des titres étaient devenus obsolètes; au temps d’Alexis I, beaucoup des postes furent nouvellement créés ou complètement remaniés, mais ne changèrent guère jusqu’à la fin de l’Empire.

Titres aristocratiques

Titres impériaux

; Basileus (Βασιλεύς) : Voir l’article Basileus.Les Byzantins réservaient le terme « basileus » exclusivement à l’empereur de Constantinople, les rois et dirigeants d’Occident étant appelés « rigas » qui est une forme hellénisée du mot latin « rex ».La forme féminine est « basilissa » pour se référer à l’impératrice, qui était aussi appelée « Eusebestati Augousta » (la plus pieuse des Augusta), « Kyria » (Dame) ou encore « Despoina » (la forme féminine de despostes).La primogéniture ne fut jamais légalement établie pour régler la succession des empereurs byzantins, car, en principe, l’empereur romain était choisi par le sénat, le peuple et l'armée. Ce principe était fortement ancré dans la tradition romaine « républicaine », où la royauté héréditaire était exclue et où la convergence de plusieurs postes décisionnels de la République s'incarnaient dans l’empereur. Beaucoup d'empereurs, soucieux de sauvegarder le droit au trône de leurs premiers-nés, les firent couronner co-empereurs quand ils étaient encore enfants, s'assurant ainsi qu'au moment de leur mort le trône ne serait pas momentanément vacant. Dans ce cas, le besoin d'une sélection impériale n’était pas nécessaire. Dans d'autres cas, le nouvel empereur montait sur le trône après avoir épousé la veuve du précédent ou encore après avoir forcé le précédent à abdiquer et à devenir moine. Certains empereurs furent aussi déposés car perçus comme inadéquats, par exemple suite à une défaite militaire. (Voir l'article Morts violentes et évictions des empereurs byzantins) ; Basileopator : C'est un titre honorifique donné au « père » de l'empereur, bien que le basileopator ne soit pas nécessairement le géniteur. Le premier basileopator fut Zautzès, un noble sous Léon IV. Romain I Lécapène fut aussi appelé de la sorte quand il prit la régence de Constantin VII. ; Porphyrogénète (Porphyrogenitos, πορφυρογένητος) : Voir l’article Porphyrogénète. ; Autokrator (αυτοκράτωρ) : Ce titre a originellement le même sens qu’Imperator dont il est la traduction grecque. Il fut utilisé par Héraclius qui utilisa aussi le terme « kyrios » (κύριος) qui signifie « seigneur ». ; Sébaste (Sebastos Σεβαστός) : « Majesté », le titre est une traduction littérale de « Augustus » ou « Augustos » et fut utilisé par de nombreux empereurs. Sous Alexis I, il devint moins important après la création de la dignité de Protosébaste. La forme féminine est « sebasta ». ; Despote (Δεσπότης) : Le titre de despote fut créé par Manuel I Comnène au comme le plus haut titre après celui d'empereur. Un despote pouvait être le chef d'un despotat; par exemple le despotat de Morée autour de Mystras fut tenu par les héritiers au trône byzantin après 1261. La forme féminine, « despoina » peut s'appliquer à une dirigeante d'un despotat ou à la femme d'un despote. ; Sébastocrator (σεϐαστοκράτωρ) : Voir l’article Sébastokrator ; César (dont la forme grecque est Kaisar). Quand Alexis I créa le titre de sébastocrator, celui de césar devint le troisième en importance et le quatrième quand Manuel I créa celui de despote. Le forme féminine est « kaisarissa ». ; Panhypersébaste (Πανυπερσέβαστος) et Protosébaste (Πρωτοσέβαστος) : Titres développés à partir de sébaste. Alexis I et les empereurs suivants pouvaient créer un certain nombre de titres en ajoutant les suffixes comme « pan » (« tous »), « hyper » (« au-dessus ») ou « proto » (« premier ») aux titres existants. Les titres de despote, sébastocrator, césar, panhypersébaste, et protosébaste étaient normalement réservés aux membre de la famille impériale et pouvaient être distingués par des couleurs et des formes de couronne différentes. Cependant, ils pouvaient aussi échoir à des étrangers. En fait, le premier despote fut un étranger, Béla III de Hongrie; cela signifiait que la Hongrie était considérée comme un état tributaire de l'Empire. Le premier étranger à être appelé sébastocrator fut Stefan Nemanja de Serbie à qui le titre fut donné en 1191. Kalojan de Bulgarie utilisa aussi ce titre. Justinien II nomma Tervel, khan des Bulgares, césar en 705; le titre se développa ensuite en slave en « czar » ou « tsar ». Andronic II Paléologue nomma aussi Roger de Flor, chef de la Compagnie catalane, kaisar en 1304. Le titre de protosébaste fut donné à Enrico Dandolo, doge de Venise, avant son implication dans la quatrième croisade.

Titres de cour

; Pansebastohypertatos, panoikeiotatos, protoproèdre : Ce sont des exemples de noms à rallonge créés par l'ajout de suffixes. Ces titres étaient portés par les membres de la famille impériale avec Alexis I et signifiaient la relation étroite avec l'empereur, mais ils n’étaient attachés à aucun pouvoir. ; Protovestiaire (Protovestiarios) : Ce titre était habituellement donné à un personnage mineur de l'entourage de l'empereur. La charge associée était de prendre soin de la garderobe de l'empereur, notamment pendant les campagnes militaires. Parfois le protovestiarios avait aussi la charge de l'intendance de la maison impériale et des finances personnelles de l'empereur. L'ancien terme, avant le temps de Justinien, était curopalate (ou kouropalatès en grec), dérivé de curateur (kourator), un poste officiel du Bas-Empire responsable des affaires financières. Le vestiaire (vestiaros) était un subordonné du protovestiaire. La protovestiaria et la vestiaria occupaient les mêmes fonctions auprès de l'impératrice. Les Byzantins avaient aussi des titres aristocratiques pour des membres moins importants de la famille impériale. Ces titres étaient généralement issus des titres latins, comme par exemple prinkeps (prince), doux (duc), komes (comte). Il y avait aussi des titres comme cleisourarque, apokomes, et akrita, équivalents aux marquis, vicomtes, et barons en Occident.

Fonctions palatines

Un certain nombre de postes permettaient à leur détenteurs de cotoyer l’empereur, même si ces titres n’étaient pas forcément aristocratiques. ; Parakimomène (parakoimomenos) : Littérallement « celui qui couche avec l’empereur », le garde du corps, puis grand chambellan. Il acquit ensuite de plus hautes fonctions comme celle de la direction des Kitonites. Les parakimomènes avaient une telle influence qu'ils gouvernèrent parfois l'État. ; Kitonite : chambellan, officier de la garde-robe ; Pankernès : Le goûteur des boissons. ; Megas konostaulos : Le grand connétable, en charge des écuries impériales. ; Préposite : Le chef des eunuques. ; Hypogrammateus : Ce titre était donné au sous-secrétaire impérial.

Titres militaires

Armée

; Exarque (Exarchos) : Voir l’article Exarque. ; Domestique (Domestikos) : Les domestikoi étaient originellement des gardes impériaux qui étaient devenus généraux dans les thèmes. Le titre était décliné en plusieurs postes : :; Grand domestique (Megas domestikos) : Le commandant de toute l’armée. :; Domestique des scholes (Domestikos ton Scholon) : Le commandant des scholes ou scholae, originellement une prestigieuse division de l’armée, devenue par la suite un thème. C'était un titre prestigieux et qui concentrait beaucoup de pouvoirs. :; Domestique des thèmes (Domestikos tou thematos) : Le commandant et chef militaire des thèmes. Il y en avait deux : un pour l’Europe et un pour l’Asie. ; Stratège (Strategos) : Voir l’article Stratège.Ce titre militaire pour le commandant du thème était aussi appelé « doux ». C’était plus ou moins l’équivalent d'un général ou d’un amiral. ; Tourmarque (τουρμάρχης): Le commandant d’une tourme, une division de l’armée. ; Protospathaire (Protospatharios) : Un officier supérieur de la garde impérale. Il figurait dans les processions impériales. Le titre semble dater d’Héraclius, il fut plus tard attribué à des fonctionnaires comme les stratèges au . Le spatharios lui était subordonné. ; Protostrator : Originellement le maître des écuries de l’empereur. Le titre désigne plus tardivement le commandant de l’armée. ; Stratopédarque (stratopedarchès) : Le chef de camp, un autre grade de l’armée qui pouvait avoir des pouvoirs légaux. ; Protokentarchos et kentarchos : Des commandants de plus petites divisions, le nom est dérivé de « centurion ». ; Mérarque (Merarchès) : Un commandant d'une division de cavalerie.

Marine

; Grand Duc (Megas dux) : Le grand duc était l’amiral en chef et organisait les thèmes navals. Il était certainement parmi les rares à connaître le secret de la composition du feu grégeois. À la fin de la dynastie Paléologue, le megas dux était à la tête du gouvernement et de la bureaucratie, et plus seulement de la marine. ; Grand Drongaire (Megas drungarios) : Un subordonné du megas dux qui était en charge des officiers. ; Drongaire (Drungarios - δρουγγάριος) : Un officier de la marine ainsi que de l'armée. Le drungarokomes lui était supérieur. Il fait partie de l'état-major et il commande un régiment. ; Catépan (Katepano) : Le catépan était le gouverneur d’un thème naval, comme le Catépanat des Pouilles. Le titre fut développé au . Le titre est aussi attesté en Médie au où il a pu désigner le gouverneur d’une province contenant plusieurs thèmes. À partir du , alors que les thèmes avaient déjà disparu, ce titre était donné à un simple chef de canton subordonné au duc.

Autres titres militaires

; Kontostaulos : Le nom grec de « connétable », le chef des mercenaires francs. ; Hetairiarchès : Le chef des mercenaires barbares. ; Akolouthos : « Acolyte », le chef de la garde varègue. ; Spartharocanditat (Spatharokandidatos), Manglavites : D’autres titres varègues.

Titres administratifs

Il y avait pléthore de titres administratifs dans la vaste bureaucratie byzantine. Certains étaient réservés à des nobles, d’autres n'étaient pas aristocratiques mais les récipiendaires servaient l'empereur de la même manière. ; Préfet du prétoire : Le préfet du prétoire (latin : Praefectus praetorio) était originellement un titre romain militaire qui fut réduit à un rôle civil. Le titre fut supprimé au et avant d’avoir évolué vers celui de domestikos. Après la réforme des Dioclétien, les pouvoirs des préfets s’étandaient sur les domaines adminsitratifs, financiers, judiciaires et même législatifs. Les gouverneurs de province étaient choisis ou révoqués par leur recommandation, recommandation qui devait être approuvée par l’empereur. Il avait un trésor peronnel et devait payer les la solde et la nourriture des troupes mises à sa disposition. Il était aussi un juge d'appel suprême; dans le cas où l’appel était issu d'une cour de justice inférieure, il ne pouvait y avoir d'appel devant l’empereur. Il pouvait édicter des lois de sa propre autorité, mais elles ne concernaient que points de détail. ;Anthypathe (Anthypathos), proconsul : C’était depuis le une dignité honorifique donnée surtout à partir du à presque tous les hauts fonctionnaires civils ou militaires. ;Archonte : L'archonte était le chef d'un petit état puis à partir du le titre était donné aux grands propriétaires nobles et à de simples notables. ;Protoasékrétis : Le protoasékrétis avait la charge de la chancellerie et était responsable de l'enregistrement des lois et édits gouvernementaux. L’asekrétis était un subordonné. D’autres subordonnés comprenaient le chartulaire (en charge des documents impériaux), le kastrinsios (le chambellan du palais), le mystikos (le secrétaire particulier) ou l’eidikos (un officiel du trésor). ; Logothète (logothéthès) : Le logothète était un secrétaire et un bureaucrate plus ou moins élevé dans la hérarchie. Logothète était un titre conféré à l'origine à ceux qui vérifiaient le budget de l'État. Cependant à partir du règne de Justinien, leur rôle devient plus important et ils deviennent de véritables ministres. Un logothète connu fut Nicéphore qui devint empereur. :; Grand Logothète (Megas logothétès) : Le grand logothète était à la tête des logothète. Il était personnellement responsable du système légal et du trésor (on peut comaprer son rôle à un chancellier d'Europe). :; Logothète du Drome (Logothétès tou dromou) : Le logothètes des Postes avait la charge de la diplomatie et du service postal impérial. Il avait dans ses attributions la réception des ambassadeurs étrangers. :; Logothétès ton oikeiakon : Ce logothète aux affaires intérieures s’occupait de la sécurité de Constantinople et de l’économie locale. :; Logothète du génikon (Logothètès tou génikou) : Le logothète général était responsable des taxes et de leur recouvrement. :; Logothète du stratiôtikon (Logothétès tou stratiotikou) : Le logothète aux armées devait payer les soldats. Les logothètes avait originellement de l’influence sur l’empereur, mais beaucoup de ces titres devinrent honorifiques. Dans l’Empire tardif, le logothète devint le mesazôn (littéalement « l'homme au milieu », le gérant). ; Préfet (Præfectus) : Préfet est un titre officiel subalterne à Constantinople dévolu au gouvernement local. ; Éparque (Έπαρχοι) ou archonte : Du même niveau que le préfet, il administre un forteresse ou une base navale. ; Questeur (Quæstor) : Les postes de questeurs étaient originellement dévolu aux affaires financières et légales, ils perdirent de leur pouvoir avec le développement des logothètes. ; Silentiaire : Le silentiaire qui était de la classe des cubicularii (chambellans), était chargé de maintenir le bon ordre dans les assemblées solennelles (silentia) tenues par le basileus et dans les processions impériales . Il était de rang sénatorial et avait pour insigne une verge d'or. Le silentiaire était aussi employé dans d'autres fonctions comme diplomate. Leur charge finit par devenir un titre honorifique. ; Tribun (Tribounos) : Équivalent du titre romain « tribun », responsable de la maintenance des routes, des monuments et des bâtiments. ; Toparque : Le toparque était un magistrat d'une ville au . ; Magistre (magister officiorum, magister militum, maistor en grec) : Un vieux terme romain, maître des offices et maître de l’armée. Au temps de Honorius, ces postes étaient devenus honorifiques et furent supprimés par la suite. ; Sacellaire (Sacellarios) : Sous Héraclius, un superviseur honoraire des autres administrateurs du palace, logothètes, etc. ; Préteur (Prætor) : Les préteurs sont originellement des administrateurs de Constantinople, en charge des taxes; après Alexis, un gouverneur civil d’un thème. ; Kephale : Littérallement la « tête ». Le gouverneur civil d’une ville byzantine. ; Drogman ou dragoman : Un titre turc qui était appliqué aux interprètes et aux ambassadeurs. ; Horeiarios : En charge de la distribution de la nourriture des greniers d’état. ; Orphanotrophe : C’était a l'origine le chef du principal hospice de Constantinople, mais à partir du il devient un grand officier de l'empire. Ce n'était pas toujours un ecclésiastique et à partir du sa juridiction s'étend sur plusieurs hospices. Les protosékretis, logothètes, préfets, questeurs, magistres et sacellaires, entre autres, étaient membres du sénat, jusqu’à ce qu’il devienne inutilisé et obsolète après Heraclius.

Sources

-Warren T. Treadgold. A History of the Byzantine State and Society. Stanford: Stanford University Press, 1997. ISBN 0-8047-2630-2
-H.R. Ellis Davidson. The Viking Road to Byzantium. London: George Allen & Unwin Ltd., 1976. ISBN 0049400495
-Michael Angold. The Byzantine Aristocracy: IX to XIII Centuries. Oxford: BAR International Series, 1984. ISBN 0860542831.
-Deno John Geanakoplos. Emperor Michael Palaeologus and the West, 1258-1282: A Study in Byzantine-Latin Relations. Hamden, Connecticut: Archon Books, 1973. ISBN 1208013105.
-Alexiad d’Anne Comnène,
-Decline and Fall of the Roman Empire par Edward Gibbon,
- de Dumbarton Oaks
- de:Ämter und Titel im byzantinischen Reich en:Byzantine aristocracy and bureaucracy es:Títulos y cargos del imperio bizantino fi:Bysanttilaiset arvonimet gl:Títulos e cargos do Imperio Bizantino it:Burocrazia bizantina pt:Títulos da administração e da aristocracia bizantinas sr:Титуле и службе у Византији
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