Ayacucho

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Ayacucho, qui signifie en quechua ville du sang, est une ville et un district du Pérou, capitale de la province de Huamanga et de la région d'Ayacucho. La population du district était estimée en 2002 à 86 262 habitants par l'INEI sur une superficie de 85, 29 km². La ville occupe une position haut perchée à 2 752 mètres d'altitude dans la cordillère des Andes occidentales, bordée par les rivières Mantaro, Pampas et Apurímac.
Ayacucho

Ayacucho, qui signifie en quechua ville du sang, est une ville et un district du Pérou, capitale de la province de Huamanga et de la région d'Ayacucho. La population du district était estimée en 2002 à 86 262 habitants par l'INEI sur une superficie de 85, 29 km². La ville occupe une position haut perchée à 2 752 mètres d'altitude dans la cordillère des Andes occidentales, bordée par les rivières Mantaro, Pampas et Apurímac.

Histoire

La moderne Ayacucho a été fondée le 29 janvier 1539 par le conquistador Francisco Pizarro sous le nom de Huamanga, mais sa préhistoire est bien plus ancienne. Son origine remonterait à plus de ans attestés par la découverte de restes humains dans la grotte de Pikimachay.

La culture Wari

De ces terres a surgi, entre le VIe et le , la culture Wari. Ayacucho fut la capitale du dernier empire préincasique. Les Waris avaient un style de construction qui leur était propre. Leurs cités étaient d'abord établies sur plan, puis maquettées avant d'être réalisées. Les maisons avaient plusieurs étages, et dans nombre d'entre elles, les murs de pierre étaient couverts de stuc et peints. Les Waris furent de grands céramistes avec une production très importante dont on retrouve encore partout de nombreux objets historiques. Leurs champs étaient desservis par de longs canaux d'irrigation. La cité de Vilcashuaman fut un centre important et une capitale régionale, même à l'époque Inca. Ushnu est une pyramide en escalier tout à fait remarquable, construite en blocs volumineux parfaitement ajustés. C'était un lieu de culte important.

La bataille d'Ayacucho

Le 9 décembre 1824, la bataille d'Ayacucho a eu lieu à la pampa de la Quinua. Elle opposa 9 000 hommes du dernier vice-roi José Laserna, aux 5 750 hommes de Simon Bolivar et de José de San Martín, conduites par le général Antonio José de Sucre. La bataille n'a duré que deux heures. Les troupes du vice-roi subissent 1 800 morts et blessés, alors que celles de Sucre 310 morts et 609 blessés. Ces dernières font plus de 2 000 prisonniers, y compris le vice-roi et son état major avec un butin important. L'indépendance, déclarée trois ans plus tôt par José de San Martín, assure définitivement l'indépendance des colonies espagnoles d'Amérique du Sud. Il faudra ensuite régler le problème du partage. Un obélisque blanc de 44 m s'y dresse et chaque année au jour anniversaire une reconstitution de la bataille a lieu.

Le Sentier lumineux

Dans les années 1980, la ville a été le berceau du groupe maoïste du Sentier lumineux aujourd'hui durement éprouvé par la répression de l'armée péruvienne. Son chef Abimaël Guzmán, professeur de philosophie à l'université d'Ayacucho, a été arrêté le 12 septembre 1992 et jugé illégalement devant des juges masqués. Cependant des partisans de ce mouvement de libération agissent toujours clandestinement dans les provinces et districts voisins. Le département d'Ayacucho a été, de loin, le plus frappé de tout le Pérou par le terrorisme du sentier lumineux et les exactions des escadrons spéciaux de l'armée. Le bilan pour la province s'écrit tragiquement : plus de 10 000 paysans assassinés, 3 000 disparus, 50 000 orphelins et 170 000 personnes déplacées. 35 % de la population de la ville en a été directement et personnellement touchée et meurtrie. En septembre 1982, Edith Lagos était capturée et assassinée par l'armée péruvienne. Cette jeune femme âgée d'à peine 19 ans avait commandé un détachement de l'armée populaire de libération qui se porta à l'attaque de la prison d'État d'Ayucucho où bon nombre de prisonniers politiques était retenus. Selon le journaliste Jonathan Cavanagh du Wall Street Journal, et bien que ses funérailles aient été déclarées illégales par le gouvernement, il y avait plus de 30 000 personnes pour assister à la procession funèbre dans les rues d'Ayacucho, soit la moitié de la population de la ville.

Culture

La population est très métissée et toutes les classes sociales parlent la langue quechua en sus de l'espagnol, alors que dans le reste du pays elle est essentiellement utilisée par les classes défavorisées. Sa musique affiche aussi son héritage métis à travers un folklore musical riche, mêlant les sonorités andines de la danse huayno à une forte influence romantique aux résonances espagnoles. La chanson Adios pueblo de Ayacucho est un grand classique au Pérou.

Tourisme

La ville est entourée de figuiers de barbarie ( Tuna). Elle a un climat très agréable. Elle est aisément parcourable à pied sauf l'effet de l'altitude. Il y a de très nombreuses et belles maisons coloniales à voir au hasard des promenades. On y trouve aussi des vestiges de cultures très anciennes. La ville est célèbre pour ses fêtes religieuses et elle est connue comme la ville des 37 églises. Elle comporte aussi de nombreux couvents. A Quinua, site de la bataille d'Ayacucho, il existe un centre d'artisanat de la céramique, et un lac à 4 200 mètres avec des lamas et des vigognes en liberté.

Voir aussi

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Sujets connexes
Antonio José de Sucre   Bataille d'Ayacucho   Cordillère des Andes   Districts du Pérou   Figuier de Barbarie   Francisco Pizarro   Huari   Huayno   Inca   José de San Martín   Lama (animal)   Liste des vice-rois du Pérou   Mantaro   Pikimachay   Pérou   Quechua   Région d'Ayacucho   Río Apurímac   Sentier lumineux   VIe siècle   Vigogne   Vilcashuaman  
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