Mur des Fermiers généraux

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Le mur des Fermiers généraux, érigé en 1785, fut l'une des enceintes successives de Paris. Long de 24 kilomètres, il suivait à peu près le parcours des lignes 2 et 6 du métro actuel. Les principaux quartiers traversés sont l'Étoile, les Batignolles, Pigalle, Belleville, Nation, la place d'Italie, Denfert-Rochereau, Montparnasse et la place du Trocadéro.
Mur des Fermiers généraux

Le mur des Fermiers généraux, érigé en 1785, fut l'une des enceintes successives de Paris. Long de 24 kilomètres, il suivait à peu près le parcours des lignes 2 et 6 du métro actuel. Les principaux quartiers traversés sont l'Étoile, les Batignolles, Pigalle, Belleville, Nation, la place d'Italie, Denfert-Rochereau, Montparnasse et la place du Trocadéro.

Historique

Rotonde de la Villette Contrairement aux enceintes précédentes, ce mur ne visait pas à défendre Paris des envahisseurs éventuels, mais à forcer le paiement de l'octroi versé à la Ferme générale pour les marchandises entrant dans Paris. Cette mission uniquement fiscale a rendu la construction fortement impopulaire : « Le mur murant Paris rend Paris murmurant. » « Pour augmenter son numéraire Et raccourcir notre horizon, La Ferme a jugé nécessaire De mettre Paris en prison. » L'architecte Claude Nicolas Ledoux a érigé une soixantaine de barrières d'octroi dans un style néo-classique, voire antiquisant. La valeur architecturale de ces pavillons, « antres du fisc métamorphosés en palais à colonnes » selon Louis-Sébastien Mercier, n'a fait que mettre un peu plus en évidence l'oppression que représentait ce mur pour les Parisiens. Le mur était bordé d'un boulevard à l'extérieur et d'un chemin de ronde à l'intérieur, sauf entre la barrière d'Italie et la barrière d'Enfer où les boulevards des Gobelins, Saint-Jacques et d'Enfer remplaçaient le chemin de ronde à l'intérieur de l'enceinte. En 1787, Loménie de Brienne, ministre des finances, s'inquiéta du coût très élevé de la construction et voulut faire arrêter la construction, sans y parvenir car les travaux étaient trop avancés. L'octroi fut supprimé le 1 mai 1791 pour être rétabli en 1798 par le Directoire et perfectionné par Napoléon I. La plupart des barrières d'octroi ont été détruites lors de la Révolution. Certaines existent toujours comme la rotonde de la barrière de la Villette (actuelle place Stalingrad), la barrière du Trône (place de la Nation), la barrière d'Enfer (actuelle place Denfert-Rochereau) et la rotonde du Parc Monceau. Le mur lui-même a été remplacé par la ceinture des boulevards de Courcelles, des Batignolles, de Clichy, de Rochechouart, de la Chapelle, de la Villette, de Belleville, de Ménilmontant, de Charonne, de Picpus, de Reuilly, de Bercy, Vincent-Auriol, Auguste-Blanqui, Saint-Jacques, Edgar-Quinet, de Vaugirard, Pasteur, Garibaldi, de Grenelle et de l'avenue Kléber. ==
Sujets connexes
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