Université Grenoble-III

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L'Université Stendhal (aussi appelée Grenoble 3) propose des enseignements de langues et de cultures étrangères, de littératures anciennes et modernes, de sciences du langage et de communication, des Arts du Spectacle. Traditionnellement formatrice d'enseignants, professeurs des écoles, professeurs certifiés ou agrégés de l'enseignement secondaire, l'Université Stendhal s'est depuis longtemps ouverte à d'autres débouchés, notamment vers les métie
Université Grenoble-III

L'Université Stendhal (aussi appelée Grenoble 3) propose des enseignements de langues et de cultures étrangères, de littératures anciennes et modernes, de sciences du langage et de communication, des Arts du Spectacle. Traditionnellement formatrice d'enseignants, professeurs des écoles, professeurs certifiés ou agrégés de l'enseignement secondaire, l'Université Stendhal s'est depuis longtemps ouverte à d'autres débouchés, notamment vers les métiers de la culture, de la communication et des média, ainsi que, plus récemment, vers les métiers du journalisme. L'Université Stendhal suit la réforme européenne de l'organisation des études supérieures (LMD, ou "3-5-8") depuis la rentrée 2004. Elle est implantée à Grenoble, en Isère, ainsi qu'à Valence (Drôme). Elle accueille plus de 1000 étudiants étrangers par an dans le cadre de séjours ou d'échanges annuels et offre à ses étudiants en quantité des possibilités de séjour grâce aux relations étroites qu'elle a su tisser avec de très nombreuses universités en Europe et dans le monde. Elle s'adresse également à quelque 3000 étudiants étrangers dans le cadre du CUEF (Centre Universitaire d'Études Françaises). Son président est Patrick Chézaud.

Historique

Née en 1970 sur le campus de Saint-Martin-d'Hères et fille de la loi Edgar Faure, l'université Grenoble III n'en oublie pas pour autant ses lointaines origines grenobloises. Fondée en 1339 et installée par le dauphin Humbert II dans la Tour de l'Isle annexée à l'actuel musée de peinture, l'université de Grenoble tente dès sa naissance d'imiter la Sorbonne et de rivaliser avec sa consœur de Lyon. On y enseigne le droit canonique, le droit civil, la médecine ainsi que les arts libéraux. Les étudiants bénéficient du gîte et du couvert, suprême privilège lorsque l'on connaît la rigueur des temps. Du au siècle elle subit une histoire à éclipses due à la concurrence tenace de l'université de Valence créée en 1452 par Louis XI et à l'aura prestigieuse de l'université de Paris qui attire en son sein les meilleurs étudiants. Champollion, Stendhal, Berlioz, pour ne citer que les plus célèbres, feront ainsi le voyage. Elle sera fermée une première fois en 1367. Beaucoup de tentatives de réouverture se solderont par des échecs, d'autres trouveront une issue plus positive. Jugée corporatiste et conservatrice à l'instar de ses consœurs, la Révolution la condamne à disparaître en 1793. Au début du , Napoléon I crée l'Université Impériale, en fait, simple instance administrative. Grenoble devient le siège d'une académie qui regroupe en 1879, place de Verdun, les facultés de Droit, Lettres et Sciences, totalement indépendantes les unes des autres et placées sous la tutelle directe d'un recteur. L'université de Grenoble réactivée par la III République compte environ 560 étudiants à la fin du siècle. Regroupement formel de facultés, elle acquiert une dynamique certaine avec le développement d'un tissu industriel né de la découverte de la Houille Blanche par Aristide Bergès en 1869. Comme le souligne le géographe Armand Frémont « de cette époque, date la mise en place d'un système triangulaire typiquement grenoblois, associant fortement l'université, la recherche et l'industrie. La Société des Amis du laboratoire des essais mécaniques et physique (1929), qui deviendra en 1958 l'Association pour le Développement de la Recherche (ADR), en est directement issue. » Ce système favorise l'émergence des premiers grands établissements scientifiques : l'ex-Institut Electrotechnique devenu l'INPG, l'Ecole de Papeterie, etc. La Faculté des Lettres n'échappe pas à cette effervescence créatrice. En 1898 démarrent les premiers cours de vacances du Comité de Patronage et l'on assiste, dans la foulée, à la mise en place de l'Institut de Phonétique (1904), puis de l'Institut de Géographie Alpine (1908) dont les renoms dépasseront largement nos frontières. En 1906 et 1920 la Faculté des Lettres marque son intérêt pour l'international en assurant la "tutelle" des instituts français de Naples, Rome et Florence. Jusqu'en 1960 les effectifs de l'Université augmentent en accord avec les capacités d'accueil des établissements disséminés au sein de l'agglomération grenobloise : 3950 étudiants en 1946, 4378 en 1955 et 7740 en 1960. De 1960 à 1971 le sursaut démographique de la Libération porte le nombre d'étudiants à 25000 et ouvre la porte à l'après-place de Verdun. Par le biais de la loi Edgar Faure (1968) un nouveau type d'université voit le jour : l'Etablissement Public à Caractère Scientifique, Culturel et Professionnel (EPCSCP) doté d'une autonomie affirmée. Les facultés sont supprimées et remplacées par des Unités d'Enseignement et de Recherche (UER) qui deviendront plus tard des Unités de Formation et de Recherche (UFR). L'acte de naissance de l'université de Grenoble3 dénommée Stendhal et de ses 3 consœurs grenobloises (Grenoble1, Grenoble2 et l' INPG.) est signé en 1970. Paradoxalement celle-ci n'est pas l'exacte réplique de l'ex-Faculté des Lettres et Sciences humaines puisque la seconde branche (sociologie, psychologie, histoire...) rejoint Grenoble2 tandis que la filière de géographie succombe aux charmes de Grenoble1. Pour Grenoble3 , qui regroupe à cette époque environ 4000 étudiants, les enjeux sont de taille. Il s'agit d'imaginer une université qui ne formera plus seulement des professeurs du second degré comme elle le faisait traditionnellement jusque-là, mais qui s'ouvrira à d'autres champs disciplinaires, et partant, à d'autres débouchés nés des Sciences du Langage, de la Communication et des Langues étrangères appliquées (LEA). Cette prise de conscience génère à partir de 1970 la multiplication des initiatives : nouveau département de LEA en 1971 en corrélation avec l'avènement de l'Europe, nouveaux diplômes (1974 : MST Juristes économistes trilingues, 1987 : Licence et maîtrise Information et Communication, DESS de Traduction spécialisée et Production de Textes multilingues en 1992) et composantes issues du noyau originel des Lettres : UFR des Sciences de la Communication et des Sciences du Langage en 1989. Ces naissances foisonnantes, dictées par le souci de diversifier au maximum les filières en fonction de l'intérêt bien compris des étudiants, expliquent l'identité plurielle de l'Université Stendhal conjugant filières généralistes et filières à vocation professionnelle. En 1996-97 elle accueille ainsi dans cinq UFR environ 7400 étudiants dont 1450 en lettres, 1250 en anglais, 2450 dans les autres langues, 370 en communication et 1540 en sciences du langage, dont 971 suivent des cours par correspondance (diplômes en association avec le Centre National d'Enseignement à Distance - CNED). Parallèlement à ces filières, elle développe par le biais du CUEF en liaison avec le Comité de Patronage des Étudiants Étrangers (CPEE), un secteur d'enseignement du français langue étrangère important (3000 étudiants à l'année). Dans le cadre du schéma Université 2000, l'université Grenoble3 gère depuis 1996 deux nouveaux établissements situés l'un sur le Domaine Universitaire, la Maison des Langues et des Cultures, et l'autre à Echirolles, l'Institut de la Communication et des Médias, né du transfert de l'UFR des Sciences de la Communication. Le Centre Stendhal de Valence, créé en 1989, complète, avec ses trois filières et ses 450 étudiants, le dispositif actuel de Grenoble3. L'Université Grenoble3 actuelle, comme la plupart des universités françaises, est issue de la loi du 26 janvier 1984 dite loi Savary. Conformément au décret n° 84-723 du 17 juillet 1984 elle bénéficie du statut d'établissement public à caractère scientifique culturel et professionnel. Elle est dotée d'un exécutif confié à Patrick Chézeaud élu pour 5 ans depuis le 21 mars 2004, assistée d'une équipe présidentielle et d'un "gouvernement" composé de trois conseils participatifs présidés pour chacun d'entre eux par un vice-président élu pour 4 ans.

Associations étudiantes

:Arts mêlés : association culturelle étudiante :AéMD: association culturelle des étudiants en master pro "diffusion de la culture". créée en 2006 :JET Grenoble : association chargée de la promotion, de la diffusion et de la création d'un réseau pour les formations MST Juristes Economistes Trilingues et Licences Trilingues Droit, Economie-Gestion. ==
Sujets connexes
Aristide Bergès   Armand Frémont   Dauphin (titre)   Drôme (département)   Edgar Faure   Europe   Florence   France   Grenoble   Grenoble Universités   Isère (département)   Jean-François Champollion   Lyon   Musée de Grenoble   Naples   Napoléon Ier   Rome   Réforme LMD   Saint-Martin-d'Hères   Sorbonne   Stendhal   Valence (Drôme)  
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