Tour de Londres

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La tour de Londres: Tour blanche vue du sud La Tour de Londres est officiellement appelée « La forteresse et le palais de Sa Majesté, La tour de Londres » (en anglais Her Majesty's Royal Palace and Fortress The Tower of London) bien que le dernier monarque qui y ait habité fut le roi Jacques Ier. La « tour Blanche », bâtiment carré avec des tourelles sur chaque angle qui lui donna son nom, se trouve au centre d'un complexe de plusieurs bâtiments sur la Ta
Tour de Londres

La tour de Londres: Tour blanche vue du sud La Tour de Londres est officiellement appelée « La forteresse et le palais de Sa Majesté, La tour de Londres » (en anglais Her Majesty's Royal Palace and Fortress The Tower of London) bien que le dernier monarque qui y ait habité fut le roi Jacques Ier. La « tour Blanche », bâtiment carré avec des tourelles sur chaque angle qui lui donna son nom, se trouve au centre d'un complexe de plusieurs bâtiments sur la Tamise à Londres, qui servaient de forteresse, d'arsenal, de trésorerie, d'hôtel des Monnaies, de palais, de refuge et de prison, surtout pour les prisonniers des plus hauts échelons de la société. Ce dernier usage fut à l'origine de l'expression anglaise sent to the Tower (envoyé à la Tour) qui veut dire emprisonné, tout comme son synonyme français « embastiller ». Élisabeth I y fut emprisonnée quelque temps pendant le règne de sa sœur Marie. Le dernier prisonnier célèbre de la tour fut Rudolf Hess, durant la Seconde Guerre mondiale.

Texte de sous-titre

Historique

duc d'Orléans, commémorant son emprisonnement dans la Tour En 1070, Guillaume le Conquérant ordonna la construction de la tour Blanche à l'intérieur de l'angle sud-est formé par les remparts de la ville face à la Tamise. Il s'agissait de protéger les envahisseurs Normands des habitants de Londres tout en protégeant la ville d'attaques extérieures. Pour la construction de la Tour le Conquérant fit importer des pierres de Caen en Normandie et nomma Gundulf, évêque de Rochester, responsable des travaux. La présence de constructions plus anciennes en bois, notamment celle d'un fort érigé par Jules César lors de l'occupation romaine et dont Shakespeare se fait l'écho dans Richard III, est actuellement controverséeVoir l'article anglais. Pour compléter les défenses du fort, le roi Richard Cœur de Lion fit creuser une douve autour du mur de la tour, et la fit remplir d'eau de la Tamise. À l'occasion du drainage des douves en 1830, on découvrit des ossements humains. Cependant le fossé s'étant avéré une défense peu efficace, le roi Henri III en fit revoir la construction au selon des techniques éprouvées par les ingénieurs hollandais. Il en profita pour renforcer les murailles, donnant l'ordre d'abattre une partie des fortifications pour agrandir leur enceinte et faisant fi des protestations des habitants de la ville et des rumeurs (rapportées par le moine et chroniqueur Martin Parrish) qui parlaient de menaces surnaturelles. Henri III fit de la Tour une des principales résidences royales et se fit aménager des appartements somptueux dans la basse-cour. Les fortifications furent achevées entre 1275 et 1285 par Edouard Ier qui fit construire un mur extérieur entourant la première enceinte et offrant ainsi une double protection. L'ancien fossé fut remis en service et un nouveau fossé aménagé autour de l'enceinte extérieure. La Tour demeura résidence royale jusqu'à l'époque de Cromwell qui fit abattre le logis royal. Le développement de l'artillerie mit fin au rôle défensif de la tour. Les fossés furent asséchés en 1830. En 1988, la Tour fut inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité.

La ménagerie

Une ménagerie royale s'ouvrit à la Tour dès le (peut-être dès 1204) sous le règne de Jean Ier. Il est possible que les premiers animaux aient été transférés de la ménagerie royale aménagée par Henri Ier dans son château de Woodstock. On sait avec certitude que le roi Henri III y acueillit en 1235 trois léopards (ainsi désignés mais il s'agissait peut-être de lions), cadeaux de l'empereur Frédéric II. En 1264 les animaux furent installés en un endroit aménagé sur les fortifications près de l'entrée ouest du château qui fut promptement baptisé tour des lions. Sous le règne d'Élisabeth Ire le public fut quelque fois autorisé à y accéder. On a récemment retrouvé un crâne de lion que les analyses au carbone 14 permettent de dater entre 1280 et 1385Des félins dans la Tour de Londres (Big cats prowled London's tower, BBC News Online, 2005-10-24, webpage: . La ménagerie s'ouvrit au public en 1804. C'est là que le poète William Blake put voir le tigre qui inspira peut-être son poème The Tyger. Le dernier directeur en date de la ménagerie, Alfred Cops, la trouva dans un état pitoyable. Il racheta des animaux et fit établir un catalogue scientifique illustré. Mais les jours de la ménagerie étaient comptés car un jardin zoologique moderne devait s'ouvrir dans Regent's Park. Pour des raisons à la fois commerciales et humanitaires, on transféra les pensionnaires de la ménagerie dans le zoo de Londres. Le dernier animal quitta la tour des lions en 1835. Cette partie des fortifications a été partiellement détruite. Il n'en reste aujourd'hui que la porte des lions.

La prison

Les criminels de basse condition sociale étaient généralement exécutés par pendaison dans l'un des sites d'exécution publique à proximité de la tour, voire sur Tower Hill (colline de la tour). Les condamnés d'origine noble (surtout les femmes) furent quelquefois décapités en privé au sein du complexe, puis enterrés dans la chapelle royale de Saint-Pierre-aux-Liens (Saint-Peter-ad-Vincula). Personnes décapitées dans la Tour pour trahison :
- Guillaume, Ier Lord Hastings (1483)
- Thomas More, le 6 juillet 1534
- George Boleyn, le 17 mai 1536
- Anne Boleyn (1536)
- Margaret Pole, comtesse de Salisbury (1541)
- Catherine Howard (1542)
- Jane Parker, Lady Rochford (1542)
- Dame Jeanne Grey (1554)
- Robert Devereux, comte d'Essex (1601)
- George, duc de Clarence, le frère d'Edouard IV d'Angleterre, fut exécuté (pour trahison) dans la tour en février 1478, mais il ne fut pas décapité (et il ne fut pas noyé dans un tonneau de vin Malmsey, contrairement à ce qu'écrivit Shakespeare).
- Il est probable que les deux fils d'Édouard IV, les Princes de la Tour, y moururent, après que leur oncle Richard III devint roi, mais le contexte de leur mort reste un mystère. L'usage militaire de la tour comme une fortification devint obsolète après le développement de l'artillerie. Cependant, la tour abrita le siège du conseil de matériel militaire (Board of Ordnance) jusqu'en 1855, et la tour fut utilisée en tant que prison durant les deux Guerres mondiales. Pendant la Seconde Guerre mondiale, onze espions allemands y furent fusillés. Le caporal Josef Jakobs fut le dernier espion à être fusillé le 15 août 1940. L'année suivante, le dauphin désigné d'Adolf Hitler, Rudolf Hess, y fut emprisonné pendant quatre jours. La caserne de Waterloo, où se trouvent actuellement les joyaux de la Couronne britannique, était utilisée comme base pour le 1 Bataillon des Fusiliers Royaux (régiment de la ville de Londres) jusqu'aux années 1950.

Aujourd'hui

Garde de la Tour en tenue La Tour sert d'attraction touristique. Elle contient les joyaux des souverains britanniques et un vestige de la muraille romaine que construisit l'empereur Claude pour protéger la ville de Londinium qui néanmoins, n'était pas la capitale de la Bretagne romaine. Il avait établi celle-ci à Colchester. Dans la Tour, il y a aussi une collection d'armures, mais une grande partie de l'exposition d'armures et d'armes anciennes que l'on trouvait autrefois à la Tour se visite maintenant à l'Arsenal Royal à Leeds (Yorkshire). La tour est toujours placée sous la vigilance d'une quarantaine de "Yeoman Warders" armés d'une hallebarde, et reconnaissable à leurs fameux uniformes datant de l'époque des Tudors : chapeau rond et costume bleu ou rouge, timbré des initiales du souverain règnant. La création de ce corps remonte à 1485Tower of London gets first female Beefeater, lundi 3 septembre 2007, Guardian Unlimited. Ces hommes que l'on appelle également "Beefeater" ("buffetier" ou gardien du buffet royal), se recrutaient autrefois parmi les petits propriétaires (yeomen) campagnards. De nos jours, ce sont des vétérans de l'armée qui assurent cette charge. Pour la première fois en septembre 2007 une femme, Moira Cameron, rejoint le corps des beefeaters. Plusieurs corbeaux (Corvus corax) dont les ailes ont été rognées sont nourris à la Tour aux frais de l'état par un "Maître des Corbeaux", car selon une ancienne légende, tant que des corbeaux habiteront la tour, l'Angleterre sera protégée de toute invasion. Les noms des corbeaux qui habitent actuellement la tour sont Hardey, Thor, Odin, Gwyllum, Cedric, Hugin et Munin. Cet édifice est placé sous l'autorité d'un Gouverneur, l'actuel étant le Major General Keith Cima. ==
Sujets connexes
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