Théoneste Bagosora

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Théoneste Bagosora est né le 16 août 1941, dans la commune de Giciye, de la préfecture de Gisenyi, au Rwanda. Colonel des Forces armées rwandaises, il est considéré par le Tribunal pénal international pour le Rwanda comme le cerveau du génocide au Rwanda. Membre de l'Akazu, cousin d'Agathe Habyarimana, épouse de Juvénal Habyarimana, fut le premier officier rwandais formé par l'école militaire française. Lorsque le FPR prit le contrôle du pays, il s'exila au Zaïr
Théoneste Bagosora

Théoneste Bagosora est né le 16 août 1941, dans la commune de Giciye, de la préfecture de Gisenyi, au Rwanda. Colonel des Forces armées rwandaises, il est considéré par le Tribunal pénal international pour le Rwanda comme le cerveau du génocide au Rwanda. Membre de l'Akazu, cousin d'Agathe Habyarimana, épouse de Juvénal Habyarimana, fut le premier officier rwandais formé par l'école militaire française. Lorsque le FPR prit le contrôle du pays, il s'exila au Zaïre, puis au Cameroun, où il est arrêté en mars 1996. S'il fut très probablement le cerveau opérationnel du génocide, il fut formé par le Colonel Serubuga, autre membre de l'Akazu, parfois considéré comme le véritable cerveau du génocide par certains Rwandais. Selon l'acte d'accusation, Bagosora aurait, dès 1990, commencé à élaborer un plan dans l’intention d’exterminer la population civile tutsie et d’éliminer des membres de l’opposition et se maintenir ainsi au pouvoir. Ce plan prévoyait entre autres le recours à la haine et à la violence ethnique, l’entraînement et la distribution d’armes aux miliciens ainsi que la confection de listes de personnes à éliminer. En 1991, Bagosora est nommé président d'une commission mise sur pied par Juvénal Habyarimana et chargée de répondre à la question «Que faut-il faire pour vaincre l’ennemi sur le plan militaire, médiatique et politique ?». Le rapport de la commission désigne l’ennemi comme étant les Tutsis de l’intérieur, les Hutus mécontents du régime en place, les étrangers mariés aux femmes tutsies, …. Ce document et l’utilisation qu’en ont faite les officiers supérieurs auraient aidé, encouragé et favorisé la haine et la violence ethniques. Opposé aux accords d'Arusha de 1993, Bagosora est également accusé d'avoir fait établir, par les État-majors, des listes de Tutsi et de Hutu modérés à éliminer, qui auraient servi aux milices Interahamwe pendant le génocide. Le matin du 7 avril 1994, soit le lendemain de l'attentat qui coûta la vie au président Habyrimana, il aurait personnellement donné l'ordre à un groupe d’Interahamwe de Rennera de commencer l’extermination de la population civile tutsie. Au cours la journée, il aurait donné des instructions similaires au Major Aloys Ntabakuze (Commandant du bataillon para-commando), au Major François-Xavier Nzuwonemeye (Commandant du bataillon de reconnaissance) et au Lieutenant-Colonel Léonard Nkundiye (ancien Commandant de la garde présidentielle). Son opposition totale aux accords d'Arusha et son positionnement dans la frange extrémiste hutue en font, selon l'une des hypothèses en vigueur, l'un des suspects dans l'attentat du 6 avril 1994. Les circonstances exactes de l'attentat ne sont cependant pas encore élucidées (voir génocide au Rwanda, les responsabilités dans l'attentat du 6 avril 1994.

Procès devant le TPIR

Théoneste Bagosora est en cours de jugement au TPIR depuis le 2 avril 2002. Il est inculpé de:
-génocide;
-entente en vue de commettre le génocide;
-complicité de génocide;
-incitation publique et directe à commettre le génocide;
-crimes contre l’humanité;
- violations de l’art. 3 commun aux Conventions de Genève et de son second Protocole additionnel. Il rejette l'ensemble de ses accusations. Le procès de Bagosora est joint à celui de trois autres officiers des Forces armées rwandaises (FAR) dans le «procès des militaires»: Gratien Kabiligi, Aloys Ntabakuze et Anatole Nsengiyumva. Ce mécanisme, qui permet de gagner du temps en évitant de multiplier les procédure, a également été employé dans le cadre du procès des médias de la haine. Malgré cela, il fallut deux ans au procureur pour rassembler les preuves à charge et l'accusation ne fut prête que le 14 octobre 2004. La phase de défense a commencé en janvier 2005 et cite plus de 200 témoins. L'un des experts qui s'est exprimé durant la procédure est l'historien Bernard Lugan, dont les recherches sur le Rwanda défendent la thèse autrement contestéeVoir notamment du génocide non prémédité. ==
Sujets connexes
Accords d'Arusha   Agathe Habyarimana   Akazu   Bernard Lugan   Cameroun   Conventions de Genève   Forces armées rwandaises   Génocide au Rwanda   Interahamwe   Juvénal Habyarimana   Rwanda   Tribunal pénal international pour le Rwanda  
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