Symphonie n° 2 de Beethoven

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La Symphonie n° 2 en ré majeur, opus 36, la seconde des neuf symphonies de Ludwig van Beethoven, fut composée à Vienne en 1802. C'est probablement la moins jouée de ses symphonies (avec sa huitième). Elle est dédiée au prince Carl von Lichnowsky, mécène du compositeur. Son manuscrit a été perdu. Elle a été composée alors que la surdité du musicien se déclarait, aboutissant à une remise en question profonde de son art et à une dépression perceptible dan
Symphonie n° 2 de Beethoven

La Symphonie n° 2 en ré majeur, opus 36, la seconde des neuf symphonies de Ludwig van Beethoven, fut composée à Vienne en 1802. C'est probablement la moins jouée de ses symphonies (avec sa huitième). Elle est dédiée au prince Carl von Lichnowsky, mécène du compositeur. Son manuscrit a été perdu. Elle a été composée alors que la surdité du musicien se déclarait, aboutissant à une remise en question profonde de son art et à une dépression perceptible dans le Testament de Heiligenstadt. Curieusement, l'écoute de l'œuvre ne témoigne guère des tourments contemporains de l'artisteBeethoven achève sa deuxième symphonie pendant l'été 1802 alors qu'il est en cure à Heiligenstadt pour soigner ses troubles auditifs. C'est l'absence d'amélioration qui est à l'origine de la dépression. Le testament date du 6 octobre. Il est très certainement postérieur à la symphonie. En 1803, Beethoven a fait lui-même une transcription de cette symphonie pour trio avec piano, violon et violoncelle.

Orchestration

Elle est écrite pour orchestre symphonique. La création eut lieu le 5 avril 1803 au Theater an der Wien, en même temps que celle de son troisième concerto. L'accueil fut mitigé. Elle reste très classique dans son écriture, ce qui contraste avec les symphonies suivantes. Elle comporte cependant des éléments novateurs comme l'apparition d'un scherzo remplaçant le traditionnel menuetLe menuet de la première symphonie était déjà un scherzo malgré son intitulé. mozartien, la présence d'un contraste dynamique important, la liaison entre les différents mouvements pour en faire un tout.

Structure

Elle comprend quatre mouvements et son exécution dure un peu plus d'une demi-heure. L'analyse de l'oeuvre ci-dessous est une compilation réalisée à partir des deux ouvrages cités en sources

1 - Adagio molto - Allegro con brio

Le mouvement débute par une longue introduction lente adagio molto qui affirme immédiatement la tonique par un fortissimo. Elle est suivi d'una allegro con brio de forme sonate. Le premier thème est énergique et plein d'entrain; le second, amorcé en octave ascendante, a un caractère martial. Le développement s'appuie sur les deux groupes thématiques. La réexposition offre peu de différence hors la transposition tonale classique. Le mouvement se termine par une coda très développée comportant une marche harmonique et des arpèges gammées sur la tonique Ré.

2 - Larghetto

Le larghetto, de forme sonate, est le mouvement le plus réussi de la symphonie. Il présente une grande richesse mélodique que l'on retrouvera dans la symphonie pastorale. Beethoven y adopte une forme binaire (exposé de chaque thème, suivi d'une reprise variée) tout au long du mouvement. Dans le développement, le caractère se fait plus sombre avec des motifs plus courts sur un rythme obsédant. Le retour du cantabile à la réexposition est saisissant. Beethoven reprend la même structure binaire, mais les thèmes sont plus ornés qu'à l'exposition. Le mouvement se termine par une brève coda qui met le travail de la flûte en relief.

3 - Allegro

Le scherzo est plein de vigueur et de fantaisie avec des alternances de nuances piano et forte. Le trio conserve la même allure légère et gaie.

4 - Allegro molto

Le finale allegro molto a également un caractère enjoué. Ces deux derniers mouvements d'humeur joyeuse équilibrent la nature calme et sereine de l'ample Larghetto. La forme sonate est plus libre et la courte reprise dans la tonalité principale au début du développement et de la coda lui donne un petit air de rondeau. Le premier thème de l'exposition commence par un motif court et scandé, alors que le second thème confié aux vents est très cantabile. Le développement est très court et repose exclusivement sur le premier thème. Il se termine par un dialogue animé entre les violons et les bois. La coda avec développement terminal est plus longue que l'exposition. Cette nouveauté, très critiquée lors de la première, deviendra l'une des caractéristiques du style beethovénien. Après la reprise du premier thème, un intermède plein de douceur intervient avant que n'éclate une fanfare fortissimo. Puis Beethoven revient sur une évocation du premier motif avant les accords conclusifs. Les critiques contemporains ont accueilli la symphonie avec froideur trouvant le final "confus", "tapageur", voire "barbare".

Sources

-Guide illustré de la musique symphonique de Beethoven par Michel Lecompte - Fayard 1995 -ISBN 2.213.0309.1x
-Guide de la musique symphonique sous la direction de François-René Tranchefort - Fayard 1992 ISBN 2.213.01638.0

Notes et références

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Sujets connexes
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