Héra

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kylix à fond blanc du Peintre de Sabouroff, v. 470 av. J.-C., Staatliche Antikensammlungen de Munich Dans la mythologie grecque, Héra ou Héré (en grec ancien (Attique) / Hêra ou en ionien / HêrêAucune étymologie satisfaisante n'a été proposée. Cf. Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Klicksieck, 1990 (nouvelle édition), s.v. , pp. 415b-416a.), fille des Titans Cronos et Rhéa, est la femme et
Héra

kylix à fond blanc du Peintre de Sabouroff, v. 470 av. J.-C., Staatliche Antikensammlungen de Munich Dans la mythologie grecque, Héra ou Héré (en grec ancien (Attique) / Hêra ou en ionien / HêrêAucune étymologie satisfaisante n'a été proposée. Cf. Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Klicksieck, 1990 (nouvelle édition), s.v. , pp. 415b-416a.), fille des Titans Cronos et Rhéa, est la femme et la sœur de Zeus. Elle est la protectrice par excellence de la femme et la déesse du mariage légitime, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couches aussi reconnu pour sa jalousie. Elle correspond à Junon dans la mythologie romaine.

Origine. Héra l’année

Franz Rolf Schröder (Hera, Gymnasium, 63, 1956) avait avancé qu’il fallait rapprocher le nom d’Héra du nom indo-européen de l’année
-yērā-
, présents en anglais year, allemand Jahr… Jean Haudry dans son essai La religion cosmique des Indo-européens (Archè, 1987) précise le sens de
-yērā-
comme la belle saison de l’année, comparables au grec et vieux russe jarǔ, printemps, belle saison. Cette étymologie révèle la nature originelle de la déesse, la signification de son union avec Zeus interprété comme Ciel-diurne : c’est le retour de la partie claire de l’année. L’Héra porteuse de vie d’Empédocle est „celle qui apporte une récolte abondante“. Héra est la personnification féminine de la belle saison.. Ce n’est que par la suite que son union avec Zeus est interprétée comme le prototype de l’union légitime. Sa couleur symbolique est la couleur blanche theá leukốlenos, déesse aux bras blancs, divinité d’élection d’Argos „la ville blanche“. Si Héra est liée au symbolisme de la vache blanche, c’est dans la mesure où cet animal est symbole de prospérité et d’abondance. Héra est enfin liée aux Heures, ces divinités du retour du printemps et enfin aux héros dont le prototype est Héraclès celui qui a la gloire d’Héra.Le héros ainsi, selon Haudry, est celui qui né mortel, conquérant la belle saison de l’année échappe à la mort.

Mythe

Elle se trouve en Crète, au mont Thornax (appelé depuis le « mont des Coucous »), lorsque son frère, Zeus, la séduit en se métamorphosant en coucou mouillé. Touchée, Héra recueille l'oiseau sur son sein pour le réchauffer ; mais celui-ci la viole et la déesse, pour cacher sa honte, préfère épouser son frère. Pour leurs noces, Gaïa offre un arbre couvert de pommes d'or. Leur nuit de noces dure trois siècles et Héra renouvelle régulièrement sa virginité en se baignant dans la source Canathos. Elle est la mère, par Zeus, d'Arès, d'Hébé et d'Ilithyie, mais aussi d'Héphaïstos, qu'elle conçoit seule pour défier son mari et lui montrer qu'elle n'avait pas besoin de lui pour enfanter. Héra et Prométhée, intérieur de coupe de Douris, début du , Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France Très belle et très gracieuse, elle n'en est pas moins irritable et capricieuse. Jalouse, elle persécute souvent les maîtresses de Zeus et leur progéniture. Parmi ses victimes, Héraclès, auquel elle dépêche deux serpents, et la nymphe Io, transformée en vache par Zeus pour la protéger mais malgré tout rendue folle par les piqûres d'un taon envoyé par Héra. Elle se venge aussi en contrecarrant les desseins de son époux, provoquant d'incessantes querelles. Elle suscite pourtant quelquefois la jalousie de Zeus, notamment avec Ixion, qui s'unit avec un nuage croyant qu'il s'agissait d'Héra, ou le géant Porphyrion (qui est foudroyé en représailles par Zeus) et Hermès. Selon une tradition minoritaireScolie de l'Iliade (ΣAB Il 14.295)., elle est assaillie par le géant Eurymédon et en conçoit Prométhée, d'où sans doute le médaillon de coupe de Douris représentant Héra assise face à ce dernier (voir ci-contre). Un jour, exaspérée des incartades de Zeus, Héra décide de demander l'aide de ses fils pour punir le dieu volage. Ils projettent de ligoter Zeus pendant son sommeil avec des lanières de cuir pour l'empêcher de séduire les mortelles de la Terre. Mais la néréide Thétis envoie l'Hécatonchire Briarée pour les en dissuader. Zeus punit Héra en la suspendant dans le ciel par une chaîne d'or, une enclume à chaque cheville. Il ne la libère que contre la promesse de sa soumission (I, 399-406).. Offensée par le jugement de Pâris, qui lui préfère Aphrodite, elle se montre la plus farouche ennemie des Troyens pendant la guerre de Troie et contribue au sac de la ville. Mécontente du jugement de Tirésias, elle le frappe de cécité.

Culte

Temple d'Héra à Agrigente Elle est surtout vénérée à Argos, citée par Homère comme une ville chère à la déesse, à l'instar de Mycènes et Sparte. Elle possède également un temple à Olympie, à Corinthe, à Samos ou encore au cap Lakinion, non loin de Crotone. Héra est la déesse du mariage et des épouses, protectrice du couple, de la fécondité et des femmes en couches — domaine qu'elle partage avec sa fille Ilithye. Reine du Ciel en tant qu'épouse de Zeus, elle est aussi associée aux phénomènes célestes et à la lumière. Sous son épiclèse de / hoplosmía, au cap Lakinion et à Élis, elle assume une fonction guerrière. La cité de Stymphale consacre trois temples à Héra sous différentes épiclèses : / Parthenía (« vierge »), / Teleía (« épouse de Zeus ») et / Khếra (« séparée de Zeus »).

Épiclèses, attributs et sanctuaires

- Ses attributs : le diadème royal et la grenade ;
- Ses animaux favoris : le paon ;
- Épithètes homériques :
- / theá leukốlenos, « déesse aux bras blancs »,
- / boỗpis, « aux yeux de vache, aux grands yeux »,
- / khrusóthronos, « au trône d'or » ;
- Sanctuaires : spécialement dans les cités austères, Argos, Mycènes, Sparte ;
- Jeux organisés en son honneur : Héraia.

Notes

Voir aussi

- Divinités olympiennes. Hera Hera Hera ar:هيرا bg:Хера bn:হেরা br:Hera bs:Hera ca:Hera cs:Héra da:Hera de:Hera el:Ήρα (μυθολογία) en:Hera eo:Hera es:Hera et:Hera eu:Hera fa:هرا fi:Hera (mytologia) gl:Hera he:הרה hi:हीरा (देवी) hr:Hera hu:Héra id:Hera is:Hera (gyðja) it:Era (mitologia) ja:ヘーラー ka:ჰერა ko:헤라 la:Hera lb:Hera lt:Hera lv:Hēra mt:Era (mitoloġija) nds:Hera (Mythologie) nl:Hera nn:Hera no:Hera pl:Hera pt:Hera ro:Hera ru:Гера sh:Hera simple:Hera sk:Héra sl:Hera sr:Хера sv:Hera ta:ஹீரா tg:Гера tr:Hera uk:Гера vi:Hera (thần thoại) zh:赫拉
Sujets connexes
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