Stabat Mater

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Mater dolorosa peinture de Luis de Morales (vers 1510 - 1586) Stabat Mater est un hymne chrétien composé au treizième siècle et attribué au franciscain italien Jacopone da Todi. Il évoque la souffrance de la Marie lors de la crucifixion de Jésus-Christ. Le nom de la prière est une abréviation de Stabat mater dolorosa, son premier vers en latin, qu'on peut traduire ainsi: «La Mère des douleurs se tenait debout». Ce poème latin médiév
Stabat Mater

Mater dolorosa peinture de Luis de Morales (vers 1510 - 1586) Stabat Mater est un hymne chrétien composé au treizième siècle et attribué au franciscain italien Jacopone da Todi. Il évoque la souffrance de la Marie lors de la crucifixion de Jésus-Christ. Le nom de la prière est une abréviation de Stabat mater dolorosa, son premier vers en latin, qu'on peut traduire ainsi: «La Mère des douleurs se tenait debout». Ce poème latin médiéval est souvent considéré comme l'expression classique d'une nouvelle forme de piété, plus empathique et émotive, caractéristique de la fin du Moyen Âge. Le thème de la Mater Dolorosa s'inscrit aussi dans l'explosion de la dévotion mariale, promue notamment par l'ordre franciscain. Le Stabat Mater a été mis en en musique par plusieurs compositeurs, parmi eux Giovanni Pierluigi da Palestrina, Alessandro Scarlatti, Antonio Vivaldi, Domenico Scarlatti, Jean-Baptiste Pergolèse, Joseph Haydn, Gioacchino Rossini, Franz Schubert, Antonín Dvořák, Francis Poulenc, Krzysztof Penderecki, Karol Szymanowski et Arvo Pärt. Stabat mater fut l'une des dernières compositions de Giuseppe Verdi, ses Quattro Pezzi Sacri ("Quatre Pièces Sacrées"), 1898.

Le texte de l'hymne

Latin

Stabat mater dolorosa Iuxta Crucem lacrimosa, dum pendebat Filius. Cuius animam gementem, contristatam et dolentem, pertransivit gladius. O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta Mater Unigeniti. Quae moerebat et dolebat, Pia Mater cum videbat Nati poenas incliti. Quis est homo qui non fleret, Matrem Christi si videret in tanto supplicio? Quis non posset contristari, Christi Matrem contemplari dolentem cum Filio? Pro peccatis suae gentis vidit Iesum in tormentis et flagellis subditum. Vidit suum dulcem natum moriendo desolatum, dum emisit spiritum. Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac, ut tecum lugeam. Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum, ut sibi complaceam. Sancta mater, istud agas, crucifixi fige plagas cordi meo valide. Tui nati vulnerati, tam dignati pro me pati, poenas mecum divide. Fac me tecum pie flere, crucifixo condolere, donec ego vixero. Iuxta crucem tecum stare, et me tibi sociare in planctu desidero. Virgo virginum praeclara, mihi iam non sis amara: fac me tecum plangere. Fac ut portem Christi mortem, passionis fac consortem, et plagas recolere. Fac me plagis vulnerari, fac me cruce inebriari, et cruore Filii. Flammis ne urar succensus per te Virgo, sim defensus in die judicii Christe, cum sit hinc exire, da per matrem me venire ad palmam victoriae. Quando corpus morietur, fac ut animae donetur Paradisi gloria. Amen! In sempiterna saecula. Amen.

Français

Debout, la Mère des douleurs, Près de la croix était en larmes, Quand son Fils pendait au bois. Alors, son âme gémissante, Toute triste et toute dolente, Un glaive le transperça. Qu'elle était triste, anéantie, La femme entre toutes bénie, La Mère du Fils de Dieu ! Dans le chagrin qui la poignait, Cette tendre Mère pleurait Son Fils mourant sous ses yeux. Quel homme sans verser de pleurs Verrait la Mère du Seigneur Endurer si grand supplice ? Qui pourrait dans l'indifférence Contempler en cette souffrance La Mère auprès de son Fils ? Pour toutes les fautes humaines, Elle vit Jésus dans la peine Et sous les fouets meurtri. Elle vit l'Enfant bien-aimé Mourir tout seul, abandonné, Et soudain rendre l'esprit. Ô Christ, à l'heure de partir, Puisse ta Mère me conduire À la palme des vainqueurs. Ô Mère, source de tendresse, Fais-moi sentir grande tristesse Pour que je pleure avec toi. Fais que mon âme soit de feu Dans l'amour du Seigneur mon Dieu : Que je lui plaise avec toi. Mère sainte, daigne imprimer Les plaies de Jésus crucifié En mon cœur très fortement. Pour moi, ton Fils voulut mourir, Aussi donne-moi de souffrir Une part de ses tourments. Donne-moi de pleurer en toute vérité, Comme toi près du crucifié, Tant que je vivrai ! Je désire auprès de la croix Me tenir, debout avec toi, Dans ta plainte et ta souffrance. À l'heure où mon corps va mourir, À mon âme, fais obtenir La gloire du paradis.

Voir aussi

-Stabat Mater (Boccherini)
-Stabat Mater (Christophe Looten)
-Stabat Mater (Pergolèse)
-Stabat Mater (Rossini)
-Stabat Mater (Alessandro Scarlatti)
-Stabat Mater (Vivaldi)

liens

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Sujets connexes
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