Tremblay-en-France

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Tremblay-en-France est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis (anciennement Seine-et-Oise) et la région Île-de-France. Ses habitants sont les Tremblaysiens. Par le décret du 16 août 1989, Journal officiel du 19 août 1989 et effet au 20 août 1989, Tremblay-lès-Gonesse devient Tremblay-en-France.
Tremblay-en-France

Tremblay-en-France est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis (anciennement Seine-et-Oise) et la région Île-de-France. Ses habitants sont les Tremblaysiens. Par le décret du 16 août 1989, Journal officiel du 19 août 1989 et effet au 20 août 1989, Tremblay-lès-Gonesse devient Tremblay-en-France.

Géographie

Tremblay-en-France est la commune la plus vaste du département de Seine-Saint-Denis avec ses 2 244 hectares. Située à 25 km de Paris, elle est limitée par le Val-d'Oise au Nord-ouest, la Seine-et-Marne à l'est. Tremblay qui culmine à une altitude moyenne de 85 m au Vieux-Pays et à 60 m sur les rives de l'Ourcq, appartient géographiquement à la Plaine de France qui est découpée par les vallées de la Marne, de la Seine et de l'Oise. Anciennement dénommée Tremblay-lès-Gonesse, la ville est constituée de trois pôles principaux : la plate-forme aéroportuaire de Paris-Charles-de-Gaulle, située à cheval sur les communes de Roissy et Tremblay, le Vieux-Pays, ancien village situé au Nord entouré de terres agricoles qui séparent l'aéroport du reste de la ville, et le centre ville, aussi appelé grand ensemble, et qui comprend la quasi totalité du parc locatif social et des grands immeubles de la ville. Le reste du territoire de la commune est principalement pavillonnaire avec les quartiers des Cottages, du Bois-Saint-Denis et du Vert-Galant. Tremblay-en-France est également réputée pour sa verdure et ses sites naturels qui ont été sauvegardés de l'urbanisme sauvage des années 60 et 70. Ainsi un massif boisé de 70 hectares, hérité des grandes forêts qui couvraient le Nord de l'Ile-de-France, fait de Tremblay-en-France l'exception verte de la Seine-Saint-Denis. Une exception confirmée par la présence du canal de l'Ourcq et de ses berges verdoyantes au sud, ainsi que par les rives du Sausset au nord. La ville est principalement accessible par l'autoroute , par la et la station de RER du Vert-Galant, en liaison directe depuis la gare du nord. Le Vieux-Pays

Histoire

Tremblay-lès-Gonesse - Mairie et école de garçons Tremblay-lès-Gonesse - La Sucrerie Le village tire son nom du latin tremuletum, le bois de trembles ou peupliers blancs. La France évoquée est le Pays de France, plaine agricole du nord-est de Paris où se situe la ville. Le territoire a connu une occupation humaine dès le paléolithique puis durant le néolithique comme l'attestent de nombreux objets trouvés par des cultivateurs ou durant le creusement du canal de l'Ourcq. Le village actuel s'établit autour de la source du Sausset, petite rivière de la plaine de France. Il entre dans les possessions de la puissante abbaye de Saint-Denis en 834 suite à un don de Louis le Pieux. Dès le Moyen Âge, le village se répartit entre Petit Tremblay et Grand Tremblay. A cette époque, les habitants vivent de la grande culture céréalière ou de la vente de laine de mouton, vendue en particulier lors de la foire du Lendit à Saint-Denis. Située à l'écart des grands axes, la plupart des évènements de l'histoire ne l'atteignent guère et ce jusqu'à la Révolution française. La première évolution importante est la construction du canal de l'Ourcq, décidée par Napoléon Ier, qui permet alors aux paysans de vendre plus facilement leurs productions à Paris. En 1870 et 1871, lors de la guerre franco-prussienne, les habitants du village se réfugient à Paris, les récoltes sont pillées. Au , la commune est de nouveau au centre des évènements de la Première Guerre mondiale : les taxis de la Marne partis de Gagny sont inspectés sur la place du village par le général Gallieni. A partir des années 1920, la commune connaît, comme beaucoup de ses voisines, une transformation importante avec la construction de lotissements pavillonnaires le long de la voie ferrée Paris-Soissons, sur d'anciennes terres incultes au sud du territoire. Le nord reste alors agricole et mène une vie à part. Une municipalité communiste est élue en 1935. En 1974 est inauguré l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, à l'extrême nord de la commune. Au début du , Tremblay présente ainsi une configuration originale avec un sud urbanisé, un centre villageois entouré de terres agricoles et le nord occupé par les installations aéroportuaires et des zones d'activités économiques (Paris-Nord II). Le village, ou « Vieux Pays » est resté préservé. En 2007, le projet de construction d'un vaste centre commercial au sud de la plate-forme aéroportuaire sur la zone de fret divise et provoque la polémique parmi les habitants et les élus locaux. Baptisé « Aéroville », ce centre commercial géant de près de cinq hectares de surface ( m) dessiné par l'architecte Christian de Portzamparc, doit sortir de terre en 2008 pour une ouverture en 2012. D'un coût estimé à 270 millions d'euros, il doit accueillir une grande surface Auchan « nouveau concept », des boutiques haut de gamme, mais également des services non marchands comme une antenne postale, une garderie et une salle de sport, ainsi qu'un parking de places. L'ensemble sera dissimulé par une toiture « ondulant comme un manteau » selon l'architecte et encadré d'un jardin paysager et d'une coulée verte. Selon son concepteur, Unibail, il est conçu attirer les touristes dans des boutiques de luxe et les employés de la plate-forme, qui souffrent d'un déficit commercial et de services. Cependant, vu la saturation actuelle des voies d'accès routières à l'aéroport, l'accroissement exponentiel des problèmes de circulation est dénoncée, et les petits commerçants estiment que le projet « transformera les centre-villes des environs en ghettos », le commerce local ne pouvant survivre à cette nouvelle offre, qui s'additionne à une sur-représentation dans le secteur des grandes surfaces, en particulier au nord de la Seine-Saint-Denis (Parinor, Paris-Nord II au sud, centre commercial de Claye-Souilly à l'est)Le Parisien du 30 septembre 2007 - Un centre commercial géant au pied des pistes de Roissy .

Changements de nom

Une ferme du Vieux-Pays 862 - L'inventaire de l'Abbaye de Saint-Denis mentionne le lieux sous le nom de Trimlidum. Ancien Régime - Le village s'appelle Tremblay en France ou Tremblay-Saint-Denis. Période Révolutionnaire - Le village est nommé Tremblay-sans-Culottes En 1887 - La commune ajoute lès-Gonesse à la terminologie de Tremblay utilisée après la période révolutionnaire. En 1989 - La ville de Tremblay-lès-Gonesse redevient Tremblay-en-France. On trouve souvent le nom précédent de Tremblay orthographié à tort Tremblay-les-Gonesses. En fait en ancien français le mot lès signifiait « près de », il ne faut donc pas accorder. À la fin des années 1980, un référendum local a été organisé pour que les habitants de Tremblay se prononcent sur le changement de dénomination de la ville. Située dans le pays de France comme d'autres villages par exemple sa célèbre voisine Roissy-en-France, le nouveau nom rappelle que la commune est située dans le pays de France, c'est-à-dire dans le cœur de l'Île-de-France. Outre les jeux de mots faciles sur Tremblay qui lassaient les autochtones, la référence à la ville de Gonesse autrefois justifiée lors de la constitution de l'ancien département de la Seine-et-Oise était devenue impropre (il y avait un autre Tremblay, à l'article près, dans le même département : Le Tremblay-sur-Mauldre aujourd'hui dans les Yvelines). Le nombre actuel de résidents de Tremblay est supérieur à celui de la ville de Gonesse.

Démographie

Sources :

Administration

La commune est membre du Syndicat intercommunal d'études et d'aménagement de la Plaine de France et de l'Aulnoye.

Économie

Au cœur d’un nœud de communication de dimension mondiale, Tremblay-en-France dispose d'un fort potentiel économique. Actuellement plus de 1 600 entreprises et 55 000 emplois irriguent le tissu économique local. L’emprise de la plate-forme aéroportuaire structure l'économie tremblaysienne. L'activité économique de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est composée par une zone de fret située à 90 % sur Tremblay et par la cité d'affaires Roissypôle. 557 des 719 entreprises existantes sont implantées sur le territoire de Tremblay. Au nord de la ville toujours, le Parc d'activités international Paris Nord II regoupe au sein d'un environement de plans d'eaux et d'espaces verts, un centre commercial, un Parc des expositions et un Parc d'Activités de 200 hectares et 577 entreprises. A l'entrée du Vieux-Pays, située à 10 minutes de l'aéroport et longée par l'A104, la Zone d'Activités Commerciale de Tremblay CDG accueille sur 38 hectares 110 entreprises dans des domaines aussi variés que la mécanique, le bâtiment, la plasturgie, le commerce de gros. Actuellement en cours d'étude, le projet d'aménagement de la zone sud de l'aéroport Charles-de-Gaulle confirme la vocation internationale de ce site situé à 25 minutes du centre de Paris tout en lui offrant des perspectives de développement considérables. Le territoire sud aéroportuaire est une étendue vaste de 180 hectares reconnu comme un secteur stratégique : le Contrat de Plan Etat-Région 2007-2013 inscrit le site comme un "territoire de projet de dimension internationale" et le projet de Schéma directeur régional d’Ile-de-France le consacre "territoire de rayonnement économique international". Son aménagement représente une opportunité foncière exceptionnelle dont la vocation est de permettre le rééquilibrage au Nord-Est du développement de l’Ile-de-France, de valoriser les capacités d’accueil en investissements internationaux et de diversifier le tissu économique local. Le projet de territoire développé comporte la réalisation d’une Zone d’activités internationale de près de 110 hectares accueillant des entreprises à haute valeur ajoutée répondant à des objectifs d’innovation, de formation et d’excellence, ainsi qu’une extension majeure du parc d’exposition de Paris Nord Villepinte dont l’ambition est d’en faire le grand parc français de dimension mondiale (environ 350 000 m² couverts à terme), associée à une Cité de l’exposition et de la communication et à un pôle hôtelier et de service. A cela, il faut ajouter la construction prochaine d'Aéroville, un pôle de commerces et de services ultra-moderne qui permettra la création de 3 000 emplois. Au final, à l'horizon 2011, ce sont plus de 12 000 emplois qui sont attendus à Tremblay-en-France.

Transports

L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle a une partie de son territoire dans la commune de Tremblay-en-France. La commune dispose de deux gares du RER B :
-Gare Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV (terminus de la branche B3), au nord ;
-Gare du Vert-Galant (branche B5 Mitry - Claye) située à la limite de la commune voisine de Villepinte et desservant le quartier du Vert-Galant, au sud de la commune. En 1998, la Ville de Tremblay a mis en place le service qui permet aux employés de la plate-forme aéroportuaire d'accéder à leur lieu de travail de jour comme de nuit. Un système de navette à la carte qui bénéficie aux propriétaires d'une carte Orange sans majoration. Au mois de septembre 2006, Tremblay a lancé son propre réseau de bus, entièrement financé par le budget de la commune, afin de pallier l'insuffisance du maillage en seconde couronne. Appelé T'Bus , ce dispositf fonctionne avec neuf bus, décorés aux couleurs de la ville, qui sillonnent le territoire. Ce service a trouvé son public, puisque 4 932 voyageurs l'utilisent journellement en 2007, soit une croissance de 37 % par rapport au lancement du service. L'achat d'un dixième T'bus est envisagée pour améliorer la desserte du Vieux-PaysSource : Quotidien Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis du 2 novembre 2007.. Fortement impliqué dans le développement de l'offre en transports collectifs, le député-maire François Asensi organise en 2003 les Assises du RER B et créé dans la foulée l'Association des Maires de la ligne B du RER. L'élu tremblaysien, rejoint par la majorité de ses collègues, réclame la modernisation de cette ligne, surnommée "la ligne maudite". Une modernisation qui a été votée par la Région Île-de-France en 2006 mais qui se heurte au refus de l'Etat de financer l'opération à 50 % comme il s'y était engagé.

Monuments et lieux de visite

La borne de Mortières L'église Saint-Médard fut édifiée à partir de 1543 mais restaurée plusieurs fois successives. En particulier, la façade et les premières travées ont été reconstruites en 1785 par Jean-Jacques Cellerier. Un Christ en majesté orne la façade principale depuis 1822. L'église vient de faire l'objet d'une restauration complète entre 1987 et 2007. Elle est classée monument historique depuis 1939. La grange dîmière (9, place de la Mairie, au Vieux-Pays) est accolée à l'église du village et fut fortifiée au Moyen Âge. Elle était le siège de la châtellenie du village. Elle fut édifiée au et fut restaurée successivement aux et ; elle possède une belle charpente de chêne d'une hauteur de 18 mètres, ainsi que des contreforts et des meurtrières. La grange fut classée monument historique en 1939. Le puits, à gauche de la grange aux dîmes, remonte au et succède à celle construite par l'Abbé Suger. L'abreuvoir à proximité date de la même époque mais fut restauré par la suite. Des vestiges de fortifications du sont encore visibles autour du Vieux-Pays. Elles auraient été décidées par l'Abbé Suger, puisque l'Abbaye de saint-Denis était propriétaire d'une ferme monastique à Tremblay. La borne de Mortières est située sur la place de la Mairie (Vieux-Pays). Située sur la route de Roissy, au nord du village sur le fief de Mortières, elle fut déplacée lors de la construction de l'aéroport, au début des années 1970. La fleur de lys qui l'ornait a été remplacée, pendant la Révolution, par un bonnet phrygien. C'est, aujourd'hui, une des très rares bornes ainsi ornées qui subsite, témoin de l'engagement des habitants pour les idéaux de la Révolution, également matérialisé par le nom que prit à l'époque le bourg, Tremblay-Sans-Culotte.

Culture

Ouvert en 1983 et complètement modernisé en 2005, le cinéma Jacques Tati, situé dans le quartier du Vert-Galant, propose une programmation variée alliant les films d'auteurs aux films "grand public". Le travail avec le jeune public tient une place importante. Des séances scolaires sont organisées tous les jours et le cinéma Jacques Tati participe aux dispositifs Ecole et Cinéma, Collège au Cinéma et Lycées au Cinéma en partenariat avec l'Education Nationale. Classé Art et Essai, le cinéma organise régulièrement des avant-premières et des rencontres avec des réalisateurs ou des acteurs. Chaque année au mois de mars, le cinéma organise Terra di cinema, festival du film italien qui, durant trois semaines, propose un panaroma des meilleurs films transalpins en présence des réalisateurs et des acteurs. Environ 200 000 spectateurs se pressent tous les ans dans les salles de Jacques Tati, ce qui en fait le second cinéma le plus visité de Seine-Saint-Denis, derrière le multiplex de Rosny. Il est composé de 3 salles : la salle "Jour de fête", la salle "Play Time" et la salle "Parade". Tremblay dispose également du Théâtre Louis Aragon repris en main depuis 2006 par Emmanuelle Jouan dont la mission est de redonner une cohérence artistique à la programmation. «Je suis venue à Tremblay par conviction, c’est une municipalité où la culture est encore considérée comme un rouage essentiel du projet pour la ville, et c’est dans ce sens que j’envisage ma fonction. La programmation sera axée sur des artistes pour qui la rencontre avec le public fait partie de l’œuvre. Mon objectif est avant tout de montrer aux Tremblaysiens que le théâtre n’est pas un lieu fermé, uniquement accessible à une certaine catégorie de personnes, mais un lieu pour créer du lien", explique la directrice de l'établissement. Les soirs de spectacle, le Café des Artistes, attenant au théâtre, ouvre ses portes avant et après la programmation, pour permettre à la soirée de se prolonger autour d'un verre et d'une petite restauration. Les artistes sont souvent fidèles à ce rendez-vous convivial. La Scène Jean-Roger Caussimon, hébergée à l'Odéon, centre culturel inauguré en 2001 sur la place du Bicentennaire de la Révolution, est le lieu privilégié des rencontres musicales à Tremblay. La qualité de la programmation jazz et blues en font une salle de concert de réputation régionale. La scène est d'ailleurs un des fers de lance du festival de jazz Banlieue Bleue qui a lieu chaque année en Seine-Saint-Denis. Toutefois, la scène s'ouvre depuis plusieurs années à d'autres couleurs musicales : les artistes de la nouvelle scène française et les artistes Hip-Hop y ont fait une entrée remarquée. D'autres structures comme le conservatoire de l'Odéon, le centre social Louise Michel, l'espace Mikado et la MJC Caussimon témoignent de l'engaement culturel de la ville et de la volonté de faire partager les savoirs et de construire le lien social à partir d'un échange culturel fort. En février 2008, un équipement destiné aux 18-30 ans ouvrira ses portes dans le centre-ville pour permettre à ses jeunes de concrétiser leurs propres projets artistiques. A noter la transformation en cours de la Bibliothèque Boris Vian en médiathèque dont l'ouverture est prévue au mois décémbre 2008. Tremblay organise et participe à de nombreux événements culturels chaque année. L'un des plus marquants a lieu à la fin juin dans le Parc du Château Bleu : la fête du chapîteau bleu consacrée aux arts du cirque et créée en 2006.

Santé

Culte

Stade du Vert-Galant
-Catholicisme : l'Eglise Marcel-Callo, l'Eglise Sainte-Thérèse, la Paroisse Notre-Dame, l' Eglise Saint-Médard;
-Islam : le centre Henri Wallon;
-Protestantisme : l'Eglise Réformée (Aulnay-sous-Bois), l' Eglise Luthérienne Protestante (Noisy-le-Grand), l'Eglise Evangélique Protestante (Villepinte (Seine-Saint-Denis));
-Bouddhisme : lieu de culte au Bourget;
-Judaïsme : la synagogue à La Courneuve .

Équipements sportifs

Enseignement

Notes et références

Voir aussi

- Circuit Carole
- Tremblay en France Handball ==
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