Langue construite

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Une langue construite ou langue artificielle (étymologiquement « faite par l'art ») est une langue créée par une ou plusieurs personnes dans un temps relativement bref, contrairement aux langues naturelles dont l'élaboration est largement inconsciente. Pourtant, toutes deux sont in fine des créations de l'espèce humaine. Il est donc difficile de cloisonner les langues dans les deux catégories. En particulier :
- contrairement à une représ
Langue construite

Une langue construite ou langue artificielle (étymologiquement « faite par l'art ») est une langue créée par une ou plusieurs personnes dans un temps relativement bref, contrairement aux langues naturelles dont l'élaboration est largement inconsciente. Pourtant, toutes deux sont in fine des créations de l'espèce humaine. Il est donc difficile de cloisonner les langues dans les deux catégories. En particulier :
- contrairement à une représentation fort répandue, toutes les langues naturelles sont dans une certaine mesure des langues mixtes, puisqu'elles ont connu des interférences au cours de leur développement.
- Certaines langues naturelles actuelles ont subi des processus de planification. C'est le cas de l'indonésien, du serbo-croate et du norvégien (bokmål). Ces langues ne sont pourtant pas considérées aujourd'hui comme des langues artificielles : le terme qui leur est appliqué en sociolinguistique est celui de « langue ausbau » (alors que des langues construites visant à l'intercommunicabilité entre des formes dialectales non mutuellement intelligibles, souvent à cause de la distance, sont qualifiées de « langue-toit » : cas de l'arabe littéraire, du français (principalement formé à partir de la langue d'oïl) ou du romanche.
- Même les langues initialement construites, ayant suffisamment de locuteurs, évoluent ensuite à l'instar de toute autre langue (mais pas forcément de façon identique à elle). C'est ce que montre le cas de l'espéranto, , et a dès lors fini par connaître elle aussi des processus de transformation et d'adaptation (Voir Évolutions de l'espéranto). La différence tient donc davantage à un facteur d'échelle :
- Les langues construites ont été créées dans un passé plus ou moins proche par un groupe limité, voire par une seule personne et ce, de façon volontaire;
- Leur processus de création s'étale sur un temps assez bref (quelques années ou décennies au plus);
- Les langues naturelles ont une origine beaucoup plus reculée et se créent plutôt qu'elles ne sont créées à partir d'une langue mère par divers processus généralement non planifiés de transformation et d'adaptation (comme l'évolution phonétique).

Les motivations

On peut distinguer six types de motivations pour la création d'une langue : ;Une langue internationale : La volonté de créer une langue internationale est avant tout un acte politique :
- Le peuple qui réussit à imposer sa langue comme langue internationale, impose également sa culture et son style de vie. Une langue construite permettrait de sauvegarder la diversité des cultures. Cependant, elle contient également une partie de la culture de son constructeur (choix des racines, grammaire choisie, prononciation…), et l'impose donc aussi si les choix de son initiateur n'ont pas été éclairés par une grande connaissance des autres cultures et des autres langues.
- Les langues nationales sont complexes à apprendre, et seule une élite peut parvenir à les maîtriser suffisamment bien pour jouer un rôle international de premier plan. Notons que certaines langues de type lingua franca comme l'indonésien ou le kiswahili sont également faciles à apprendre. Il semble qu'à ce jour seul l'espéranto, avec une communauté estimée à environ deux millions de locuteurs par le Professeur Culbert et à six millions par le Guiness book (mais d'autres estimations peuvent aller de plusieurs centaines de milliers à dix millions), ait réussi à percer malgré la puissance de l'anglais, considéré par la plupart des gens comme la langue internationale de facto. L'espéranto est d'ailleurs la seule langue construite qui soit connue du grand public : son nom est d'ailleurs devenu un nom commun, utilisé le plus souvent dans d'autres domaines, sans faire référence à la langue elle-même et sans la connaître. Ainsi pour le grand public « outil de communication international » et « espéranto » sont quasi-synonymes. Il faut noter la différence entre langue internationale et langue universelle. La langue universelle prétend devenir la langue maternelle de l'ensemble de l'humanité. Même si cette idée semble partir de bons sentiments, elle véhicule intrinsèquement l'idée de nivellement de toutes les cultures humaines, bien que l'on ne puisse pas réduire la culture à la langue. La langue internationale a, elle, un objectif radicalement contraire : celui de devenir une langue auxiliaire destinée aux échanges internationaux, venant en complément des langues nationales qui doivent rester les langues maternelles privilégiées. La question est de savoir si un système de double langue peut perdurer, et de quelle manière. Car une fois ce système mis en place, et la langue internationale généralisée donc, rien n'empêcherait un système politique totalitaire de tenter de faire disparaître certaines langues nationales, voire toute langue autre que l'internationale, si un tel système politique parvient à contrôler la planète entière. Ce danger existe cependant quelle que soit la langue internationale (devenant alors "universelle") utilisée, construite ou non. ;L'application d'un principe théorique : Certaines langues construites, comme le lojban, ont été créées pour illustrer des théories linguistiques. ;Un besoin utilitaire nécessitant une interface de communication. Deux cas de figure se présentent :
- Des situations spécifiques, par exemple la prise en considération d'un handicap et l'adaptation de la communication aux performances du handicapé. De telles langues, comme les langues des signes pour les sourds, suivent une logique différente de celle des langues ordinaires. Certaines ne sont par contre que des translittérations de langues communes (alphabet Braille).
- La communication avec des destinataires non-humains, par exemples des robots en tous genres. Il ne s'agit parfois que de quelques mots ou bruits seulement! ;Une langue de fiction : La création d'une langue (comme celle d'une mythologie ou d'une histoire par exemple) permet de donner une profondeur à une civilisation. Plusieurs auteurs ont ainsi créé des langues pour les héros de leur œuvre (par exemple les langages elfiques de J.R.R. Tolkien). De même, un groupe de musique progressive des années 1970, Magma, ne chantait qu'en kobaïen, langue créée pour l'occasion. ;Le plaisir de la création : Cette motivation peut sembler étonnante lorsque l'on songe au temps que nécessite la création d'une langue. Pourtant, il suffit de lancer une recherche sur Internet avec le mot clef conlang pour voir que le nombre de langues construites sans autre finalité que le plaisir de créer est impressionnant. ;La résolution d'un conflit précis. Lorsque deux camps sont engagés dans une guerre longue, une meilleure compréhension est indispensable, et la création d'une langue locale commune, basée sur les deux cultures en jeu uniquement, permettrait de limiter les influences étrangères (on pense immédiatement au conflit israélo-palestinien, mais il y en a d'autres). À noter que nous ne connaissons pas de réalisation de ce cas.

Un peu d'histoire

Le premier essai vaguement connu de création d'un langage universel nous ramène au . Précurseur dans le domaine de l'expérimentation médicale, Galien construit un système de signes dont il ne reste pour traces que quelques notes historiques. Dix siècles s'écoulent ensuite sans événement notable dans ce domaine jusqu'à ce que l'abbesse Hildegarde von Bingen élabore un système de langue écrite (a-t-elle été parlée ?) par elle seule, Lingua Ignota. ; Dante Alighieri (1265- 1321) poète italien : Entre 1304 et 1307, il rédigea Il Convivio ( « le Banquet » ), où il entrevoit la possibilité d'une langue commune à toute l'Italie. « Il y a une langue qui n'est la propriété de personne, qui est audible dans chaque ville, dans chaque région mais qui n'appartient à aucune ville ou région définie. C'est un nouveau soleil qui brillera là où était l'obscurité. Et... on la critique par fierté personnelle... parce que l'on connaît. ; Francis Bacon (1561-1626) : Savant et philosophe anglais, chancelier d'Angleterre sous Jacques Ier. Adversaire de la scolastique et partisan de la méthode expérimentale dans Instauratio magna, il établit une théorie de l'induction dans Novum Organum (1620) et une nouvelle classification des sciences; il élabora le schéma d'une langue universelle. ; René Descartes (1596-1650) philosophe et savant français : 20 novembre 1629. Lettre à son ami, le Père Mersenne : « Il faudra que l'humanité crée une langue internationale ; sa grammaire sera si simple qu'on pourra l'apprendre en quelques heures ; il y aura une seule déclinaison et une seule conjugaison ; il n'y aura point d'exceptions ni irrégularités et les mots dériveront les uns des autres au moyen d'affixes. » ; Comenius (Jan Amos Komenský, dit) (1592 - 1670) humaniste tchèque : Auteur de Porte ouverte sur les langues (1631), il est un précurseur de la pédagogie moderne. Une langue commune est nécessaire pour le monde. Elle doit être « entièrement nouvelle » et « plus facile que toutes les langues ». ; Montesquieu (Charles de Secondat, baron de ) (1689 - 1755) écrivain français : La communication des peuples est si grande qu'ils ont absolument besoin d'une langue commune. ; Ampère (André-Marie) (1775 - 1836) physicien et mathématicien français : Il a inventé à 18 ans, « une langue universelle au service de la paix et du rapprochement des peuples. » Monument à Zamenhof : « Quand les peuples pourront librement se comprendre, ils cesseront de se détester. » ; Zamenhof (Lejzer Ludwik) (1859 -­ 1917), ophtalmologiste et linguiste polonais : Initiateur (en 1887) de l’espéranto. « Quand les peuples pourront se comprendre, ils cesseront de se détester. » ; Léon Tolstoï (1828 - 1910) écrivain russe : « Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen en consacrant quelque temps à l'étude de l'espéranto sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu'on ne peut pas se refuser à faire cet essai. » Lettre aux Éditions Posnednik du 27/04/1894. ; Gandhi (Mohandas Karamchand), dit le Mahatma, « la Grande Âme » (1869 - 1948) : Philosophe, ascète et homme politique indien. Il fut le principal artisan de l’indépendance de l’Inde, qu’il entreprit d’obtenir de la Grande-Bretagne par la non-violence active. « Je suis pour un même calendrier pour le monde entier, comme je suis pour une même monnaie pour tous les peuples et pour une langue auxiliaire mondiale comme l'espéranto pour tous les peuples. » ; Ferdinand de Saussure, fondateur de la linguistique, « Cours de linguistique générale » : « L’homme qui prétendrait composer une langue immuable, que la postérité devrait accepter comme telle, ressemblerait à la poule qui a couvé un œuf de canard : la langue créée par lui serait exportée bon gré mal gré par le courant qui emporte toutes les langues. » ; Antonio Gramsci, le penseur révolutionnaire italien, caractérise l’espéranto comme un « cadavre qui empeste qui agresse la vie dans son devenir » : « La réussite et la diffusion d’une langue donnée dépend strictement de la complexité et de l’activité sociale du peuple qui la parle. L’espéranto, la langue unique, n’est rien d’autre qu’une superstition, l’illusion de mentalités cosmopolites, humanitaires, démocratiques, qui n’ont pas encore été rendues fertiles, pas encore démystifiées par le criticisme historique. »

La construction d'une langue

Fondamentalement, une langue se construit autour de cinq piliers :
- un système d'écriture,
- un système phonologique,
- un lexique,
- une grammaire (morphologie, syntaxe),
- une culture de référence (voir par exemple Culture et espéranto).

Les types de langues construites

On distingue trois types de langues construites, selon que leur vocabulaire et leur grammaire s'inspirent ou non des langues naturelles : dans le premier cas on parle de langue construite a posteriori, dans le second cas de langue construite a priori. Les cas intermédiaires, plus difficiles à analyser, sont ceux des langues dites mixtes. La tendance d'une langue à se rapprocher des langues naturelles se nomme le naturalisme. La tendance inverse est qualifiée de schématisme. Il va de soi que cette classification n'est qu'un outil commode mais sommaire. Dans un même type, différentes langues construites peuvent présenter un plus ou moins haut degré de naturalisme ou de schématisme. Ainsi, dans la catégorie des langues a posteriori, l'interlingua représente un cas extrême de naturalisme, le novial, l'occidental ou l'ido présentant cette tendance à des degrés moindres. Une langue construite a posteriori peut souvent se reconnaître par l'utilisation qu'elle fait de mots provenant d'une ou plusieurs langues naturelles (ainsi en espéranto, terre = tero, ciel = ĉielo, eau = akvo, feu = fajro), encore que cette utilisation ne soit pas toujours immédiatement transparente (algorithme du lojban…). Sans qu'il soit possible d'en faire une généralité, les langues construites a posteriori sont plutôt majoritaires et ont vocation à servir de langues auxiliaires internationales, pour des raisons évidentes d'aspect pratique d'apprentissage et d'enrichissement du vocabulaire courant (espéranto, afrihili...). Toutes les langues a posteriori n'ont pas pour autant cette prétention et certaines tiennent simplement de l'exercice théorique ou philosophique (brithenig, novlangue…). Selon leurs objectifs, les langues construites a priori sont souvent plus théoriques ou à vocation artistique et fictionnelle. Elles possèdent un vocabulaire qui a son ton propre (klingon, langues inventées par J. R. R. Tolkien...), et utilisent même parfois des chiffres, des symboles (langage Bliss, pasigraphies...), des notes de musique (Solresol). Les langues construites mixtes représentent pour leur part une catégorie plus vague et de multiples raisons peuvent conduire à y classer une langue. On citera tout d'abord le volapük procédant d'un mélange entre d'une part, une grammaire extrêmement schématique aux éléments souvent a priori (pronoms, conjonctions, terminaisons, etc.) et d'autre part des racines naturelles considérablement déformées par les idées et la fantaisie du créateur de la langue. Un cas apparemment très différent est celui du bolak qui associe une grammaire relativement naturaliste à des règles phonétiques arbitraires générant mécaniquement des mots tout aussi arbitraires. Ces deux démarches presque inverses donnent naissance à deux langues présentant finalement plus de points communs qu'il peut y sembler dès l'abord.

Autres catégories

Pour des besoins pratiques et transversalement à la classification présentée ci-dessus, on distingue différentes autres catégories de langues, bâties sur des critères variés. On distingue ainsi des langues flexionnelles (interlingua), isolantes (glosa), logiques (loglan), fictionnelles (klingon), simplifiées (latino sine flexione), philosophiques (projet de Delormel), etc. Les anglophones distinguent :
- Conlang : langue construite (le terme le plus utilisé)
- Artlang : langue artificielle ou artistique, plutôt personnelle
- Auxlang : langue auxiliaire, plus ou moins "mondiale", style espéranto

Exemples de langues construites

La liste qui suit est volontairement limitée à quelques exemples significatifs. Davantage de langues construites sont présentes dans la liste de langues construites (classées en nombre de locuteurs, par but, etc.) ainsi que dans la :catégorie:Langue artificielle.
-anglais basic, 850 mots standards, grammaire réduite et simplifiée
-espéranto, la plus répandue des langues construites
-ido, le descendant de l'espéranto, plus naturaliste que ce dernier
-signuno, espéranto en langue des signes (sourds-muet)
-interlingua, langue latine naturaliste, se lisant aisément mais s'écrivant plus difficilement
-langue universelle de Sudre, appelée souvent solrésol, car ne nécessitant uniquement que les sept notes de la gamme musicale ; la plus ancienne langue construite encore entièrement documentée (1822 .. 1868)
-latino sine flexione, latin simplifié, inventé en 1903 par le célébre mathématicien italien Giuseppe Peano
-lingua sistemfrater (1957), vocabulaire pan-européen, avec une grammaire simplifiée de type asiatique, créée par un Vietnamien. Une des rares langues construites dont l'auteur est originaire d'asie.
-loglan, langue basée sur la logique des prédicats de premier ordre, créée par le linguiste James Cooke Brown
-lojban, dissidence du loglan, basée sur les mêmes principes mais avec un vocabulaire différent
-occidental, langue latine assez simple (devenue ensuite Interlingue)
-toki pona, 118 mots, une grammaire très réduite
-universal glot, langue composite naturaliste européenne par Jean Pirro en 1868; ressemble considéralement au plus jeune occidental mais contient énormément plus d'éléments germaniques
-volapük, langage ayant eu un succès foudroyant à partir de 1879 et quasiment mort 10 ans plus tard
-Baleybelen, seul langue construite ayant pour base des langues du Moyen-Orient.
-la langue des signes peut être considérée comme une langue construite

Exemples de langues construites dans des œuvres de fiction

- les langues des Nains, des Elfes, des Orques, dans l'œuvre de Tolkien, notamment le quenya (langue des Hauts-Elfes) et le sindarin (langue des Elfes Gris), ainsi que le noir parler dont on ne connaît qu'une dizaine de mots
- novlangue (simplification de l'anglais visant à rendre impossible l'expression des idées subversives, puis à limiter les libertés personnelles, dans le roman 1984 de George Orwell)
- klingon (langue des Klingons dans Star Trek, créée par Mark Okrand)
- la langue grand-singe des "grands singes" dans les Tarzan d'Edgar R. Burroughs. Un lexique a été établi par Francis Lacassin dans son Tarzan (10-18).
- (langue de la Syldavie, des aventures de Tintin)
- le Schtroumpf, qui est la langue des Schtroumpfs
- la langue des Utopiens, habitants de l'Utopie de Thomas More

Exemples de langues construites dans des œuvres musicales

- Kobaïen, inventé par Christian Vander pour Magma
- Klokobetz, inventé par Nosfell
- Vonlenska, inventé par Jón Þór Birgisson pour Sigur Rós

Voir aussi

-centre de documentation et d'étude sur la langue internationale
-linguistique
-Langmaker

Bibliographie

- Dictionnaire des langues imaginaires, Paolo Albani et Berlinghiero Buonarroti, ed. Les Belles Lettres, 2001, ISBN 2-251-44170-0 ===
Sujets connexes
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