Le Monde diplomatique

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Le Monde diplomatique est un mensuel français d'information et d'opinion, fondé en mai 1954 par Hubert Beuve-Méry sur l'initiative d'un ancien diplomate d'origine hongroise devenu journaliste, François Honti. Il constituait initialement un supplément au quotidien Le Monde destiné aux « cercles diplomatiques et aux grandes organisations internationales ».
Le Monde diplomatique

Le Monde diplomatique est un mensuel français d'information et d'opinion, fondé en mai 1954 par Hubert Beuve-Méry sur l'initiative d'un ancien diplomate d'origine hongroise devenu journaliste, François Honti. Il constituait initialement un supplément au quotidien Le Monde destiné aux « cercles diplomatiques et aux grandes organisations internationales ».

Données sur la structure et le capital

En 2006, l'édition française tire à 300 000 exemplaires. Autrefois simple supplément du quotidien, le « Diplo » a acquis progressivement son autonomie. Suite à l'accession à la direction du Monde de Jean-Marie Colombani, il en devient une filiale dans laquelle les journalistes ont une part d'environ 25 %, rejoints par les lecteurs constitués en association des Amis du Monde diplomatique. Rédaction et lecteurs détiennent à eux deux 49 % du capital du « Diplo ». L'équipe rédactionnelle est présente dans l’Association Günter Holzmann, du nom d'un généreux donateur qui permit le lancement de cette opération. Ces parts, très supérieures à la minorité de blocage (33, 34 %), confèrent à la rédaction une indépendance éditoriale et au journal une relative indépendance politique vis-à-vis du groupe Le Monde. Par exemple, le directeur de la publication n'est éligible que sur proposition des personnels du journal. Bien que l'indépendance économique du Monde diplomatique vis-à-vis du groupe Le Monde soit limitée, ce dernier n'intervient pas dans la ligne éditoriale du journal. Le « Diplo » est présent au capital des éditions Cybermonde (33 % de l'édition en Espagne) et Le Monde diplomatique éditions arabes. Propriété pour moitié du groupe Le Monde, il conserve son indépendance éditoriale et financière face à d'autres grands groupes de médias (journaux, radios, télévisions) détenus par des conglomérats privés de l'armement (Dassault, Groupe Lagardère) et du BTP (Bouygues). D'autre part, le journal affirme préserver sa ligne éditoriale vis-à-vis des pressions des annonceurs en limitant la part de ses revenus générée par la publicité. De fait, la part de revenu provenant de la publicité est limitée à 5 %Ignacio Ramonet, , Le Monde diplomatique, janvier 2007., chiffre largement inférieur aux autres journaux dont en moyenne la moitié du chiffre d'affaires provient de la publicité. Les meilleurs articles du Monde diplomatique sont réunis dans une revue thématique bimestrielle appelée Manière de voir. Une équipe de neuf journalistes permanents (en 2006) assure la rédaction d'une petite partie des articles, la majorité étant écrite par des intellectuels d'origines variées (principalement des universitaires français et américains, mais aussi espagnols, mexicains ou indiens, comme par exemple par l'écrivain Manuel Vazquez Montalban à l'occasion d'un entretien de 1999 avec le sous-commandant MarcosManuel Vazquez Montalban, , rencontre avec le sous-commandant Marcos, Le Monde diplomatique, août 1999.). Des écrivains y collaborent de manière plus occasionnelle. À partir de 1989, l'impression sur les nouvelles rotatives du Monde à Ivry et le passage au format berlinois ont permis d'introduire la couleur. À l'initiative de Claude Julien, le mensuel a dès lors illustré ses articles de reproductions d'œuvres d'art contemporaines, longtemps choisies par Solange Brand.

Éditions internationales

Le Monde diplomatique paraît à la fin 2006 en 25 langues, dont l'espéranto, à travers 60 éditions internationales dont plus de 30 imprimées (avec un tirage total de 1, 9 million d’exemplaires) et 31 électroniquesPour des données actualisées, voir . Dès les années 1975, deux éditions sont apparues au Portugal et en Grèce, suivies dans les années 1980 par une édition en espagnol et une édition en arabe. À la fin des années 1990, le mouvement se développe : allemand et italien depuis 1995, édition Cône sud en Amérique du Sud, puis grec. Le mouvement s'amplifie avec le russe, le polonais, l'hindi, le coréen, etc. Aux versions imprimées s'ajoutent de nouvelles éditions électroniques (farsi, japonais, catalan, esperanto, etc.). Les éditions étrangères prennent différentes formes : mensuel, supplément mensuel ou hebdomadaire d'un autre titre de presse, trimestriel, etc. À la simple traduction des articles de l'édition française s'ajoutent jusqu'à 20 % d'articles rédigées par l'édition locale. L'édition anglophone est née en 1999 d'un partenariat avec The Guardian Weekly. Les éditions en arabe sont maintenant réalisées à Paris par une filiale partenaire de A Concept Mahfoum. Au nombre de 5 fin 1996 pour 500 000 exemplaires imprimés, le total des éditions étrangères est passé à 6 fin 97, 7 fin 98 (700 000 exemplaires), 10 fin 99, 13 fin 2000 (1 million d'exemplaires), 16 fin 2001, 22 fin 2003, 25 fin 2004 (1, 5 million d'exemplaires), 27 fin 2005, 33 fin 2006Dominique Vidal, « L'internationale du Diplo », Le Monde diplomatique, novembre 2006, p. 27., qui couvrent l'essentiel de l'Europe, de l'Amérique du Sud et du monde arabe.

Ligne éditoriale

Le Monde diplomatique traite une grande variété de sujets d'importance planétaire, et en premier lieu des relations internationales, mais aussi de sujets culturels (articles traitant par exemple de la musique technoSylvain Desmille, , Le Monde diplomatique, février 1999. ou encore de la radio californienne KPFA, emblème de la contre-culture américaineBarbara Epstein, , Le Monde diplomatique, octobre 1999.). C'est un journal de documentation, d'investigation et d'opinion. Jadis tenant d'une ligne éditoriale tiers-mondiste, caractérisée dans les années 1960 par l'intérêt porté aux nouveaux États nés des luttes de décolonisation, le journal se veut critique de tout impérialisme, entre autres américain. Depuis la fin de la guerre froide, le journal s'est rapproché du mouvement alter-mondialisation, se faisant l'un des hérauts de la critique de la mondialisation néo-libérale. Il a ainsi soutenu la lutte des zapatistes, mouvement de guérilla mexicaine proclamé en 1995, le jour même de la mise en vigueur de l'ALENA (Accord de Libre-Echange d'Amérique du Nord), entre autres en publiant des articles du sous-commandant MarcosLe sous-commandant Marcos, , Le Monde diplomatique, août 2000.. L'éditorial célèbre d'Ignacio Ramonet, publié en 1995, a ainsi mis en circulation le terme de « pensée unique » pour critiquer le dogme néolibéralIgnacio Ramonet, , éditorial du Monde diplomatique en 1995.. Ainsi, Ignacio Ramonet pouvait écrire dans un éditorial : : « À cet égard, la Chine constitue un cas d’école et anticipe sur la question qui se posera demain à propos de l’Inde, du Brésil, de la Russie ou de l’Afrique du Sud : comment arracher des milliards de personnes à la détresse du sous-développement sans les plonger dans un modèle productiviste et de consommation « à l’occidentale », néfaste pour la planète et mortel pour l’ensemble de l’humanité ? »Ignacio Ramonet, , Le Monde diplomatique, août 2004. Soucieuse de maintenir son indépendance vis-à-vis de toute organisation politique (partisane, syndicale, associative ou religieuse) jusqu'à la fin des années 1990, la rédaction a pris une part active dans l'émergence, en France, de la nébuleuse altermondialiste. Ainsi, c'est à la suite de la parution d'un éditorial écrit par Ignacio Ramonet en décembre 1997 que fut créée l'association ATTAC, article paru dans Le Monde diplomatique de septembre 2006.. La lutte d'ATTAC contre les paradis fiscaux et le secret bancaire a été partiellement relayé dans le journalJean Ziegler, , Le Monde diplomatique, février 2001.. Le journal est également à l'initiative et membre fondateur de l'Observatoire français des médias, créé à la suite du Forum social mondial de Porto Alegre en 2002. Le Monde diplo critique donc aujourd'hui, par le biais d'articles rigoureux et détaillés, ce que le philosophe Toni Negri appelle « l'Empire » néolibéral, concept qui englobe non seulement les États-Unis ou la Triade (USA, Union Européenne, Japon) mais aussi l'ensemble des institutions internationales (FMI, Banque mondiale, OMC, etc.). Il publie aussi régulièrement des articles critiquant l'oligarchie française ou l'« hyperbourgeoisie » mondialeDenis Duclos, , Le Monde diplomatique, août 1998.. Certains ne se privent pas de souligner le peu d'empressement de la COB (Commission des opérations de bourse) à signaler à la justice les opérations douteuses, ou bien les façons multiples qu'ont certains milliardaires (dont François PinaultOlivier Toscer, , Le Monde diplomatique, décembre 2003.) d'éviter de payer l'impôt sur le revenu. Il se veut aussi un défenseur des libertés individuelles, critiquant la « dérive sécuritaire » suite aux attentats du 11 septembre 2001Ignacio Ramonet, , Le Monde diplomatique, mars 2004.. Le mensuel est aussi engagé dans la lutte contre le révisionnisme historique, aussi bien en ce qui concerne le génocide des Juifs européens que les massacres coloniaux ou liés au colonialisme (massacre du 17 octobre 1961, critique des zoos humains Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire, , Le Monde diplomatique, août 2000. ou de la façon dont la République gère les archivesClaude Liauzu, , Le Monde diplomatique, février 1999., etc.) Le journal se montre néanmoins ouvert au débat, comme le montre cette critique du travail de Pascal Blanchard sur les « zoos humains » par Claude Liauzu au sein même des pages du DiploClaude Liauzu, , Le Monde diplomatique, mai 2007., qui a valu un droit de réponse de la part de Blanchardascal Blanchard, , Le Monde diplomatique, mai 2007..

Débats autour du Monde diplomatique

Critiques de la ligne éditoriale

Accusations de complaisance avec Fidel Castro

Philippe Val, rédacteur en chef de Charlie Hebdo et co-fondateur d'ATTAC, a accusé la rédaction du Monde diplomatique, et Ignacio Ramonet en particulier, d'une amitié avec les dirigeants Fidel Castro et Hugo ChávezDeux de ses éditoriaux ont été critiqués par l'association Acrimed : et . Bernard-Henri Lévy dénonce lui aussi une position qui serait selon lui modérée vis-à-vis du régime communiste de Fidel Castro à Cuba. Le journal n'hésite cependant pas à évoquer les dérives autoritaires du régime castriste : « Au début du mois d’avril 2003, le monde apprenait les peines inacceptables prononcées à La Havane contre des opposants non violents. »Gianni Minà, , Le Monde diplomatique, juin 2003. Au sujet de ces accusations, Ignacio Ramonet dénonce un « anticastrisme primaire » et répond en avril 2002 : :« Sur le plan des libertés , les choses sont loin d'être satisfaisantes, comme Le Monde diplomatique n'a pas manqué de le signaler. Et le dernier rapport d'Amnesty International sur Cuba constate qu'« au moins treize personnes considérées par Amnesty International comme des prisonniers d’opinion se trouvaient derrière les barreaux à la fin de l’année 2000 ». C'est grave mais c'est loin d'être le « goulag » annoncé. Le rapport ne signale ni torture, ni « disparition », ni assassinat. Pas un cas. Alors que dans des « démocraties » toutes proches — Guatemala, Honduras, Haïti, voire au Mexique ou au Brésil — des syndicalistes, des opposants, des journalistes, des prêtres, des maires continuent d'être assassinés... »Ignacio Ramonet, , Le Monde diplomatique, avril 2002.

Sur le traitement du conflit israélo-palestinien

Au sujet du conflit israélo-palestinien, le Monde diplomatique a adopté une ligne très critique à l'égard de la politique de l'État d'Israël. En particulier, le journal reproche à ce dernier de ne pas avoir respecté les différentes résolutions du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale de l'ONU depuis 1947 ainsi que sa politique de peuplement des territoires palestiniens occupés. Cette position est vue par certains comme une accusation à l'égard d'Israël d'être « l'unique responsable des problèmes d'une paix qui tarde à venir ». Le reproche est fait au journal de partager les vues pro-palestiniennes d'un certain nombre de personnalités qui interviennent régulièrement dans ses colonnes, comme le journaliste Michel Warschawski, la cinéaste Simone Bitton, le médecin et ancien président de Médecins sans frontières Rony Brauman, le journaliste Uri Avnery et l'historien post-sioniste Ilan Pappé. Une étude de Samuel Ghiles-Meilhac, parue en 2006, retrace l'histoire du Monde diplo et de ses prises de position, en particulier à l'égard du Moyen-OrientSamuel Ghiles-Meilhac, Le Monde diplomatique et Israël, 1954-2005. Histoire moderne de l’État juif à travers un journal français de référence, Éd. Le Manuscrit, 2006.. Samuel Ghiles-Meilhac rappelle qu’en 1954 le « Journal des cercles consulaires et diplomatiques », mensuel au service des diplomates, était favorable à Israël, de même que le Ministère des Affaires étrangères. Mais tout comme le Ministère des Affaires étrangères après la guerre des Six-Jours, le journal a changé après 1967. Sous la direction de Claude Julien, il est devenu, selon Samuel Ghiles-Meilhac, un journal de la gauche radicale, « se revendiquant engagé et militant, caution intellectuelle de la gauche tiers-mondiste, élément central du mouvement français de solidarité avec les Palestiniens ». D'après Samuel Ghiles-Meilhac, beaucoup de collaborateurs du journal sont engagés dans le soutien de la cause palestinienne : Amnon Kapeliouk, Joseph Algazy, Michel Warchawski, Samir Kassir, Éric Rouleau, Edward Saïd, Étienne Balibar, Alain Gresh, Dominique Vidal et Serge Halimi. Le Monde diplomatique donne également la parole à plusieurs tendances de la gauche israélienne  : Amram Mitzna ou Yossi Beilin du Parti travailliste israélien mais aussi à des intellectuels palestiniens de différentes tendances  : Edward Saïd, Mahmoud Darwich ou Fayçal Husseini.

Au sujet du sionisme

Dans l'hebdomadaire Le Point du 3 octobre 2003, Alain Finkielkraut disait à propos du Monde diplomatique : « Pour Le Monde diplomatique et pour Télérama, tous les sionistes sont des chiens, presque tous les juifs sont des sionistes et donc des chiens, sauf Rony Brauman, ce juif qui sauve l’honneur. », Le Point, 3 octobre 2003. Dans un éditorial publié sur le site du journal, Dominique Vidal précise clairement la position du Monde diplomatique à l'égard du sionisme : « Le Monde diplomatique le droit à l’existence et à la sécurité d’Israël comme une des conditions sine qua non d’une paix juste et durable au Proche-Orient. »Dominique Vidal, , dossier du Monde diplomatique, 21 octobre 2004. Toutefois, en mars 2007, le journal publie un article prenant position en faveur d'un État bi-national. Ce qui en conséquence entraînerait la fin de l'État d'IsraëlLeila Farsakh, , Le Monde Diplomatique, mars 2007..

Polémiques sur l'antisémitisme

Le magazine L'Arche dénonce l'attitude de l'association des Amis du Monde diplomatique pour son soutien au livre d'Alain Ménargues, Le Mur de Sharon, qu'il juge antisémite, L’Arche, n°565, mai 2005.. Le rédacteur en chef de L'Arche, Méir Waïntrater, reprochait le silence de Dominique Vidal depuis la sortie du livre. Dominique Vidal a finalement dénoncé en juillet 2005, dans les colonnes du Monde diplomatique, les passages du livre reprenant des thèmes jugés antisémites par L'Arche, L’Arche, n° 561, janvier 2005.. Il écrit: "Caractéristiques de la propagande antisémite, ces thèses essentialistes – que nous rejetons s’agissant de l’islam comme du christianisme – sont aussi absurdes que dangereuses." (http://www.monde-diplomatique.fr/2005/07/VIDAL/12442). Alain Ménargues dénonce ce qu'il considère comme « la technique classique de l’amalgame et du syllogisme hasardeux, utilisée par L’Arche dans son cas comme pour tous ceux qui critiquent la politique israélienne d’Édgar Morin en passant par Pascal Boniface et Daniel Mermet. Une technique — décrite par l’avocat Guillaume Weil-Raynal dans son livre Une Haine imaginaire (éditions Armand Colin, 2005) — qui consiste à l’utilisation systématique de l’antisémitisme pour interrompre toutes critiques réelles et sérieuses de la politique israélienne. » Il dit s'étonner qu'un mensuel qui se veut ouvert au débat comme le « Diplo » cède à ce qu'il juge etre des "pressions injustifiées". Ces accusations reprises par la rédaction sont telles qu’elles entraînent la démission en bloc du jury du prix littéraire des Amis du Monde diplomatique (placé sous le parrainage des prix Nobel Dario Fo et José Saramago ainsi que du cinéaste Costa Gavras et de l’écrivain José Luis Sampedro) qui avait retenu Le Mur de Sharon parmi les 29 sélectionnés pour son prix 2005, et une crise interne qui est à l’origine d’un changement à la tête de la rédaction.

Polémiques sur la publicité

Des critiques quant à l'apparition d'annonces publicitaires dans le journal émanent parfois d'une partie des lecteurs. Le plus souvent, les reproches concernent des publicités pour des activités dont le journal, par ailleurs, critique le mode de fonctionnement. Par exemple les complémentaires santé, les services bancaires ou les produits pharmaceutiques. Ils estiment que ces annonces pourraient affecter la ligne éditoriale et, en particulier, limiter la liberté d'expression sur les thèmes en question. Notamment, deux campagnes publicitaires ont rencontré un flot important de critiques sur Acrimed.. En novembre et décembre 2003, des annonces publicitaires pour IBM et pour une marque de voiture occupèrent deux pages complètes. Dans les éditions de février et mars 2004 apparurent des annonces de Microsoft, pourfendeur du logiciel libre, alors même que le mensuel avait publié des articles favorables aux logiciels libres et qu'il les utilise pour son site internet. En réponse à ces critiques, l'équipe éditoriale apporte deux réponses :
- elle affirme ne pas contrôler le contenu des annonces, qui est décidé par une régie publicitaire ;
- surtout, elle fait remarquer que le journal ne laisse que le strict minimum comme place à la publicité (tant dans les pages que dans ses finances) et fait son possible pour la diminuer encore. Le journal a également publié des articles critiques sur la publicité.

Désaccords au sein de la rédaction

Fin 2005, des désaccords apparaissent au sein de l'association ATTAC, recoupant ceux au sein du Monde diplomatique. Les divergences entre Bernard Cassen, Jacques Nikonoff, Ignacio Ramonet et Maurice Lemoine d'une part, Dominique Vidal et Alain Gresh d'autre part, amènent ces derniers à démissionner en janvier 2006 de leur poste de directeurs de rédaction du Monde diplomatique, restant membres de la rédaction comme journalistes. Le quotidien Libération estime que « Alain Gresh et Dominique Vidal se situent dans un courant de « gauche internationaliste » qui s'oppose à une mouvance chevènementiste ou « nationale-républicaine », où l'on retrouve, avec des nuances, Bernard Cassen et le nouveau rédacteur en chef, Maurice Lemoine. »Olivier Costemalle, , Libération, 7 janvier 2006. Toujours selon le quotidien, les tensions viennent notamment de divergences sur la question de la laïcité et du voile, la position de Ignacio Ramonet au sujet du régime cubain et de désaccords au sujet des FARC colombiens.

Composition de la rédaction

- Président du directoire et directeur de la publication : Ignacio Ramonet.
- Directeur général : Bernard Cassen.
- Rédacteur en chef : Maurice Lemoine.
- Rédacteurs en chef adjoints : Martine Bulard, Serge Halimi, Anne-Cécile Robert.
- Rédaction : Bernard Cassen, Alain Gresh, Philippe Rivière, Dominique Vidal.
- Conseil de surveillance : Jean-Marie Colombani, Alain Gresh. Le directoire sera renouvelé avec effet au 1 janvier 2008.

Références

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Sujets connexes
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